10 octobre 2026

Saint Ghislain

Auteur/autrice : Diocese De Nîmes

Gard : un communiqué interreligieux en faveur de la fraternité humaine (4 février 2021)

Le 15 décembre 2020, lors de la 75ème session de son assemblée générale, l’organisation des Nations Unies a officialisé la date du 4 février comme Journée Internationale de la Fraternité. (Il s’agit de la résolution de la 75ème session des Nations unies – Point 15 de l’ordre du jour – Culture de paix).

L’ONU souligne les efforts du Pape François et du grand imam de la mosquée Al Azhar du Caire, le Cheikh Al-Tayeb, dans la promotion du dialogue entre les religions et les cultures, marqués par la signature le 4 février 2019 du document sur « la fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune » à Abu Dhabi.

L’ONU indique que l’adoption du 4 février de chaque année comme « Journée internationale de la Fraternité humaine » s’inscrit dans « le cadre des politiques et résolutions de l’organisation internationale appelant au rapprochement des cultures, à la promotion d’une culture de la paix, au rejet de la violence et de la haine et à la croyance en la précieuse contribution du dialogue entre les différentes cultures ».
Les religions, relève l’ONU, « sensibilisent aux valeurs communes de tous les êtres humains et créent un environnement propice à la paix et à la compréhension entre tous et à tous les niveaux, local, national, régional et mondial ».

Dans cet esprit de connaissance mutuelle, de respect de la foi de chacun, de liberté de conscience et de solidarité, des hommes et des femmes de bonne volonté du Gard se sont rencontrés à plusieurs reprises et attendent la possibilité de se rencontrer à nouveau, afin d’affirmer que nous sommes toutes et tous membres de la grande famille humaine.

Jean-Paul Rychener, diacre permanent, délégué diocésain à la relation avec les musulmans.
Driss El Moudni, Président de conseil départemental de culte musulman
Abdoul-Djabar Fahim, Président de l’Association des Musulmans de l’Est Nîmois (AMEN) basée à Saint-Gervasy et qui regroupe les villages de Marguerittes, Cabrières, Saint-Gervasy, Bezouce et Lédenon.
Yassine Taleb, secrétaire de la mosquée de Pont St Esprit

Pour marquer cette journée, seul, en famille ou en communauté, selon les possibilités de chacun, nous pouvons reprendre la « Prière au créateur » du Pape François, à la fin de sa lettre encyclique :
Seigneur et Père de l’humanité, toi qui as créé tous les êtres humains avec la même dignité,
insuffle en nos cœurs un esprit fraternel.
Inspire-nous un rêve de rencontre, de dialogue, de justice et de paix.
Aide-nous à créer des sociétés plus saines et un monde plus digne, sans faim, sans pauvreté, sans violence, sans guerres.
Que notre cœur s’ouvre à tous les peuples et nations de la terre, pour reconnaître le bien et la beauté que tu as semés en chacun pour forger des liens d’unité, des projets communs, des espérances partagées.  Amen !


Comment est née l’initiative ? 

Suite à la parution du document sur la fraternité humaine co-signé par le Pape François et l’Imam Al Tayeb, avec le Groupe Interreligieux du Gard Rhodanien (GIGR) nous avons organisé, en novembre 2019, une rencontre aux Angles pour présenter ce document. 120 personnes étaient présentes.
Depuis d’autres publications ont été diffusées venant de milieux différents, en particulier musulman :
La « Charte de La Mecque », en mai 2019, document souhaitant établir les valeurs de la coexistence entre les adeptes des religions.
La Fraternité pour la connaissance et la coopération en juillet 2019, 22 intellectuels et responsables musulmans saluent le Document sur la fraternité humaine de février 2019.
Le 17 septembre 2019, à l’issue de la Conférence internationale de Paris, trois instances de haut niveau représentant Juifs, chrétiens et musulmans signent un mémorandum d’entente et d’amitié, visant à lutter contre l’extrémisme et le terrorisme, promouvoir la liberté de conscience et de religion.
La Charte de la « Nouvelle Alliance de la Vertu » signé à Abu Dhabi, le 10 décembre 2019
Enfin, en octobre 2020, le Pape François émet l’encyclique Fratelli Tutti.
Tous ces documents montrent une évolution positive dans la relation inter-religion.

En référence au document d’Abu Dhabide février 2019, l’assemblée générale des Nations Unies lors de son assemblée générale le 15 décembre 2020, officialise le 4 février comme journée internationale de la fraternité.
Découvrant cette information, j’ai proposé à mes contacts d’essayer de marquer cette journée, malgré les mesures contraignantes que nous traversons. Ceux-ci m’ont apporté leur soutien et ont validé le communiqué que nous avons proposé aux médias locaux dans l’espoir qu’ils parlent de cet événement.
Une première étape avant que nous n’ayons la possibilité de nous rassembler de nouveau pour présenter et partager sur ces documents qui n’ont pas reçu la publicité qu’ils méritent.

Jean-Paul Rychener,
Diacre permanent, délégué diocésain à la relation avec les musulmans

Vidéo du pape pour le mois de février 2021 : Prions pour les femmes…

Femmes. Souffrance. Violence. Trop souvent, ces trois mots sont associés dans l’actualité. Comme si cela ne suffisait pas, la pandémie a provoqué une augmentation des abus. Comment réparer ces préjudices ? En commençant par répondre à la demande d’aide des femmes victimes de violence. Comme l’affirme le Pape François : « Si nous voulons un monde meilleur, qui soit une maison de paix et non une cour de guerre, nous devons tous faire beaucoup plus pour la dignité de chaque femme ».

Prions pour les femmes victimes de violence, afin qu’elles soient protégées par la société et que leurs souffrances soient prises en compte et écoutées.

 

 

2 février : Journée de la vie consacrée

Initiative de Jean-Paul II en 1997, la journée de la vie consacrée a lieu chaque année le 2 février. Une journée placée en premier lieu sous le signe de l’action de grâce « parce qu’il est beau et juste de remercier le Seigneur pour le grand don de la vie consacrée, qui enrichit et réjouit l’Eglise par la multiplicité des charismes et le dévouement de tant de vies totalement données au Seigneur et aux frères ».
L’objectif de cette journée est aussi de mieux connaître et apprécier la vie consacrée. « En contemplant le don de la vie consacrée, l’Eglise contemple sa vocation la plus profonde, celle de n’appartenir qu’à son Seigneur, soulignait Jean-Paul II. La vie consacrée a pour mission prioritaire de garder vivante dans l’Eglise la forme historique de vie assumée par le Fils de Dieu quand il est venu sur cette terre ».
Cette journée est enfin une invitation pour toutes les personnes consacrées « à célébrer ensemble et solennellement les merveilles que le Seigneur a accomplies en elles. Pour cela elles sont conviées à réfléchir sur le don reçu, à découvrir, dans un regard de foi toujours plus pur, le rayonnement de la beauté divine diffusé par l’Esprit dans leur forme de vie, à prendre conscience de leur mission incomparable dans l’Eglise pour la vie du monde »
>> Découvrir la vie consacrée dans le diocèse de Nîmes

Pourquoi cette journée se déroule-t-elle le 2 février ?

présentation du Seigneur au TempleLa journée de la vie consacrée est célébrée en la Fête de la présentation du Seigneur célébrée dès le 4ème siècle à Jérusalem. La présentation de Jésus au temple, consacré selon la prescription rituelle de l’époque au Seigneur comme tout garçon premier né, annonce le don de Jésus par amour de Dieu et des hommes et l’offrande suprême de la Croix. Cette journée a donc une importance particulière pour toute personne consacrée, qui, inspirée par le don bouleversant du Christ, aspire à son tour à donner sa vie et à tout abandonner pour marcher à sa suite.

La Chandeleur commémore la Présentation de Jésus au temple

cierges LourdesLe 2 févier, 40 jours après Noel, nous fêtons aussi la Chandeleur (fête des chandelles). Cette fête chrétienne qui correspond à la Présentation du Christ au Temple.

Fête gourmande pour les uns, jour de processions autour de la lumière pour les autres, le 2 février, la Chandeleur est tout cela et bien plus !

 

avec eglise.catholique.fr

Déclaration solennelle «Lutter ensemble contre l’antisémitisme et l’antijudaïsme sera la pierre de touche de toute fraternité réelle» (01/02/2021)

Le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France (CEF) a reçu, lundi 1er février 2021, pour un temps de travail suivi de la remise solennelle de la déclaration « Lutter ensemble contre l’antisémitisme et l’antijudaïsme sera la pierre de touche de toute fraternité réelle », le Grand Rabbin de France, Monsieur Haïm Korsia (Consistoire central de France) et le Président du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), Monsieur Francis Kalifat.

Cette déclaration a été signée par la Présidence de la CEF ainsi que par Mgr Didier Berthet, évêque de Saint-Dié et Président du Conseil pour l’unité des chrétiens et les relations avec le judaïsme, accompagné de Mgr Thibault Verny, évêque auxiliaire de Paris, membre du Conseil pour l’unité des chrétiens et les relations avec le judaïsme.

Dans cette déclaration, les évêques redisent « aujourd’hui combien la lutte contre l’antisémitisme doit être l’affaire de tous et ils affirment leur volonté de travailler avec tous ceux et toutes celles qui sont engagés dans cette lutte. ».

> lire la déclaration solennelle

> lire le discours de Mgr Eric de Moulins Beaufort, président de la CEF

> lire le discours de M. Francis Kalifat, président du CRIF (sur le site du CRIF)

 

source eglise.catholique.fr et crif.org

La pastorale des jeunes propose une visioconférence « Faire face aux épreuves de la vie » mercredi 3 février

Une visioconférence proposée aux adultes engagés en pastorale des jeunes, aux étudiants et jeunes professionnels en partenariat avec le Service de Pastorale des Jeunes du diocèse de NIMES et l’aumônerie CGE de l’Ecole des Mines d’ALES. La visioconférence se déroulera le mercredi 3 février à 19h00.
> Cliquez ici pour vous inscrire

  • La pandémie du coronavirus a fait émerger des questions fondamentales dans l’esprit et le cœur de beaucoup d’entre nous : émotions et expériences déstabilisantes voire mortifères, fragilités et limites à apprendre à accueillir et à assumer, peur de l’avenir et quête difficile du sens de la vie…
    Comment faire face à cela et se structurer pour répondre aux défis de la vie ?
  • Toutefois, si le temps de l’épreuve fait parfois chanceler nos certitudes et manières de vivre, il est aussi l’occasion, l’Heure favorable pour découvrir ou retrouver l’Essentiel, pour se structurer et densifier tout l’être afin de devenir pleinement soi dans l’ouverture à l’Autre (Dieu) et aux autres.
    Quelles clefs et outils sont à notre disposition pour grandir dans l’unité corps-âme-esprit et transformer les défis en occasion de croissance ?
  • A travers quelques diapos, des témoignages et un dialogue le plus ouvert possible avec vous, nous vous proposerons des éléments de réponse à ces interrogations.

Le Dr Gérard CHAPUT est un ancien médecin militaire, spécialiste des situations de stress et des situations psycho-traumatiques. Il est à l’origine du concept de densification de l’être et président-fondateur de l’association « Les Sentinelles de la nation ».

Le Père William Marie MERCHAT, prêtre du diocèse de Nîmes, est engagé depuis longtemps dans la pastorale de jeunes et aumônier de l’Ecole des Mines d’ALES. Il est aussi délégué diocésain pour l’Œuvre d’Orient.

L’Ave Maria de Nîmes

Le premier acte de piété que font les pèlerins gardois lors d’un pèlerinage à Lourdes est de se rassembler devant la grotte et de chanter à pleins à pleins poumons, en guise de salut marial, ce que nous appelons comme un bien personnel notre « Ave Maria » ou « L’ Ave Maria de Nîmes ». Ce chant est traditionnel ; personne ne saurait y manquer.

Mais d’où vient ce chant populaire qui enthousiasme les pèlerins gardois et remplit leur cœur d’une joie reconnaissante ? Depuis quand est-il intégré dans la liste de nos cantiques traditionnels ? Et qui en est l’auteur bienfaisant ? Aussi surprenant qu’il en paraisse : un de nos évêques, Mgr Félix Béguinot, nouvellement nommé évêque de Nîmes en 1896.

Originaire de la région de Sancerre, près de Bourges, le petit Félix Béguinot, 9 ans, a une jolie voix de soprano. Comme il aime chanter et adore la musique, il demande à ses parents d’entrer à la maîtrise de la cathédrale de Bourges qu’un chanoine vient de fonder. Nous sommes en 1845.

Désireux d’être prêtre, Félix entre au petit, puis au grand séminaire. En 1860, il est ordonné prêtre par le nouvel archevêque de Bourges, qui n’est autre que Mgr Menjaud, un gardois originaire de Chusclan, Félix Béguinot est successivement nommé vicaire, curé de campagne, curé de N-D de Bourges, vicaire général et finalement évêque de Nîmes. Sacré le 24 août 1896 à la cathédrale de Bourges, il choisit d’arriver à Nîmes le 8 septembre suivant pour la fête de la nativité de Marie.

Ayant depuis l’enfance une grande dévotion envers la Mère de Dieu, il annonce aux gardois qu’il désire, lors de son premier pèlerinage diocésain à Lourdes, consacrer son ministère à la Vierge Marie et publie plusieurs communiqués invitant prêtres et fidèles à participer nombreux à cette consécration. A cette occasion, il a une idée toute simple, mais de génie : composer un cantique à la Vierge pour marquer sa démarche.

Il se met au travail. Une dizaine de jours lui suffisent pour que sorte de son cœur ce cantique populaire dont il écrit lui-même les paroles et la musique que le brillant organiste de la cathédrale de Nîmes, Honoré Bellivier, arrangeait et orchestrait. Cet Ave Maria était beau, joyeux, facile, entraînant. Un petit chef d’œuvre populaire était né !

Arrivés à Lourdes le matin du 28 juillet 1897, les 5 400 gardois, rassemblés l’après midi avec leur évêque dans la basilique ND du Rosaire, attendaient avec impatience le moment de chanter pour la première fois leur Ave Maria.

Après le Magnificat, Mgr Béguinot à genoux devant l’autel récitait l’acte de consécration de son épiscopat à Marie, puis debout, entonnait le cantique nîmois. Aussitôt, avec un enthousiasme délirant proche de faire trembler la voute du Rosaire, les gardois chantaient le cantique épiscopal qu’ils venaient d’adopter et qu’ils ne s’arrêteraient plus de le chanter. Les pèlerins présents étaient émerveillés !

Spontanément, bien qu’à l’époque la chose n’était pas admise, un tonnerre d’applaudissement envahit la basilique. Gagnant la chaire, l’évêque improvisait alors une brillante anaphore reprenant les mots du cantique : ce peuple est à toi !

Vierge Marie, par le martyre de St Baudile, semence des chrétiens, ce peuple venait à toi ; avec Félix, le premier évêque du diocèse, ce peuple se donnait à toi ; à travers les siècles, ce peuple restait avec toi ; par les martyrs de la révolution, ce peuple témoignait de toi ; aujourd’hui, ce peuple est toujours à toi !
« La vierge bénira ce peuple fidèle : Nîmes est la cité de Marie, le diocèse lui est consacré et les nîmois ne retourneront pas dans leurs foyers les mains vides. Ce pèlerinage marquera dans les annales de l’Eglise de Nîmes… »
C’est ainsi que depuis le 28 juillet 1897, l’Ave Maria de Nîmes marque désormais tous les pèlerinages gardois à Lourdes. Puisse cette belle tradition demeurer
toujours.

P. René Guignot


Ave Maria !
Ces chants unanimes, qui montent vers toi,
Ave Maria !
C’est l’acte de foi du peuple de Nîmes,
Ave Maria ; ce peuple est à toi
De nos riches plaines, et de nos Cévennes,
Tous nous accourons, Ave Maria,
Sur la Roche noire, où brille ta gloire,
Prosterner nos fronts.
Du fond des vallées les plus reculées,
Jusqu’en ce séjour, Ave Maria,
Les fils à leur mère, portent leur prière,
Offrent leur amour.
Puissante Madone, guéris et pardonne,
Console et soutiens ! Ave Maria,
Ces enfants qui prient, qui pleurent et qui crient,
Mère, sont les tiens.
Nîmes renouvelle, son antique zèle,
Et sa piété, Ave Maria,
Nourris en nos âmes, les divines flammes
De la Charité.