11 octobre 2026

Saint Firmin, évêque (propre de Nîmes)

Auteur/autrice : Pierre Gelin

Si Dieu nous connaît avant notre naissance, sommes-nous prédestinés ?

Dans le paragraphe concernant « le dessein universel de salut du Père éternel », nous souhaiterions avoir un éclaircissement sur l’interprétation de la phrase suivante : « Tous ceux qu’il a choisis, le Père, avant tous les siècles, les a distingués et prédestinés à reproduire l’image de son Fils qui devient ainsi l’aîné d’une multitude de frères » (Rm 8,29) : nous supposons que DIEU nous a connus bien avant notre naissance et destiné à être guidés par l’Esprit Saint pour « adopter le comportement de l’homme nouveau, créé saint et juste dans la vérité à l’image de Dieu » (Eph 4,22-24). Cette interprétation semble-t-elle cohérente ?

Voilà une question qui nous place au cœur d’un sujet qui a fait couler beaucoup d’encre au fil des siècles, des querelles émergeant au fil des siècles, des gnostiques à Jean Calvin, de Pélage (adversaire de S. Augustin) aux jansénistes.

Disons pour simplifier que votre interprétation est juste, à condition de bien s’entendre sur le terme « prédestinés ». S. Paul, dans le verset que vous citez, veut effectivement montrer que le projet de Dieu sur l’humanité existe depuis toujours : Dieu veut faire de nous des fils dans le Fils, c’est-à-dire nous rendre semblables au Christ. En ce sens, faire écho au verset des Éphésiens, comme vous le faites, est parfaitement cohérent.

Résumons : Dieu ne nous crée pas « au hasard », il nous veut pour nous-mêmes, nous appelle à vivre comme le Christ et nous donne son Esprit Saint pour nous transformer intérieurement ; cette transformation consiste à retrouver l’image de Dieu abîmée par le péché.

En ce sens, on peut parler d’une prédestination du genre humain en son ensemble. Mais qu’en est-il individuellement ? L’Église catholique est très claire dans son enseignement, à la lecture des Écritures : d’une part, Dieu prend l’initiative, il connaît chacun, appelle chacun et donne sa grâce ; d’autre part, l’homme reste libre, pouvant accueillir ou refuser cette grâce. Dès lors qu’une de ces deux dimensions est minimisée, il y a un problème ! Et ce n’est pas peut dire que cela nous arrive constamment, y compris dans nos propres discours…

Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que Dieu nous connaît « avant tous les siècles » non pas comme un destin mécanique déjà écrit, mais comme un Père qui, depuis toujours, désire notre communion avec lui. Redisons-le : Dieu nous a connus et aimés avant notre naissance ; il nous appelle à devenir, par la grâce de l’Esprit Saint, des hommes et des femmes renouvelés à l’image du Christ, tout en respectant toujours notre liberté.

En plus d’Éphésiens 4, que vous mentionnez, nous retrouvons cette idée dans quantité de textes des Écritures :

  • Jérémie 1,5 : Avant même de te façonner dans le sein de ta mère, je te connaissais ; avant que tu viennes au jour, je t’ai consacré ;
  • Éphésiens 1,4-5 : Il nous a choisis, dans le Christ, avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints, immaculés devant lui, dans l’amour. Il nous a prédestinés à être, pour lui, des fils adoptifs par Jésus, le Christ ;
  • 1 Timothée 2,4 : car il veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la pleine connaissance de la vérité ;
  • 2 Pierre 1,4 : De la sorte nous sont accordés les dons promis, si précieux et si grands, pour que, par eux, vous deveniez participants de la nature divine, et que vous échappiez à la dégradation produite dans le monde par la convoitise ;
  • Etc.

La finalité n’est donc pas seulement morale (« bien se comporter »), mais profondément spirituelle : devenir peu à peu configurés au Christ par la grâce.

Pierre G. (SEDIF)

Lire aussi, sur le même sujet :
=> Comment comprendre l’antériorité en Dieu de notre existence ?

 



CLIQUEZ ICI POUR REVENIR À LA FAQ FIDEO CREDO



 

Dans notre prière à qui devons-nous nous adresser : au Père, au Fils ou au S. Esprit ?

Dans notre prière, à qui devons-nous nous adresser: Père, Fils ou S. Esprit ? En fonction de nos demandes ? Ou plutôt, lorsqu’on se met face à Dieu, dans l’oraison, ne sont-ils pas présents ensemble, Père, Fils, Esprit Saint ? On peut s’adresser au Fils, or Dieu est là présent tout entier.

La réponse est simple, et déjà contenue avec bon sens dans votre question : faites comme vous le sentez ! Dans tous les cas, la Trinité tout entière, qui est l’Amour unique et indivisible, sera impliquée. Il n’y a pas d’obligation à s’adresser au Trois en même temps (ex : le Notre Père) ni à une Personne en particulier (ex : « Ô mon Dieu, Trinité que j’adore », de sainte Élisabeth de la Trinité). Dans la liturgie, il est d’ailleurs souvent dit : « au Père, par le Fils, dans l’Esprit », sans parler du « Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit » qui conclut tous les psaumes et bien des célébrations…

Si nous distinguons les Personnes, selon notre vocation, nos motions intérieures, nos besoins spirituels, notre état du moment, Dieu, Lui, réunifie en Lui toute chose.

Une fois cette réponse posée, il existe des traditions de prière plus ou moins établies : avec le Père, nous retrouvons le sens de la filiation et de la destination finale ; avec le Fils, nous avons un modèle de vie, on exprime une relation personnelle, on peut demander pardon, etc. ; avec l’Esprit, nous demandons le discernement, l’inspiration, les dons de charité, de force, de patience, de paix, etc.

Au fond, la théologie chrétienne ne cesse de rappeler que prier l’une des Personnes, c’est toujours prier Dieu tout entier, car les Trois sont inséparables dans leur être : ils ne sont pas des parties de Dieu, mais chacune est pleinement et entièrement Dieu. En théologie, vous l’entendrez peut-être dans l’un ou l’autre enseignement (je ne me souviens plus si l’un des intervenants emploie ce terme), on parle de « circumincession » ou « périchorèse », c’est-à-dire : les Personnes divines habitent l’une dans l’autre, sans séparation ni confusion.

Pierre G. (SEDIF)

 



CLIQUEZ ICI POUR REVENIR À LA FAQ FIDEO CREDO



 

Le doute méthodique condamne-t-il la foi du charbonnier ?

Le doute méthodique a interpellé le groupe, doute qui n’est plus péjoratif, nécessité du doute qui permet de se rapprocher de Dieu dans l’humilité… Est-ce que l’importance du doute condamne la foi du charbonnier ?

La foi du charbonnier a deux versants : d’une part, elle peut désigner une confiance pure et sincère, ce qui est éminemment conforme à la parole du Christ de venir à lui comme un enfant (de Dieu) ; d’autre part, elle peut pointer un manque d’esprit critique, voire une crédulité excessive.

L’enjeu est donc, pour chacune et chacun, de discerner en lui-même ce que cette « foi du charbonnier » ce qu’elle a de bon, de beau, de vrai, de bien, et ce qu’elle a encore à purifier, à émonder, à faire croître. Sans quoi, le risque est de se mettre à croire en tout et n’importe quoi, dès lors qu’il y a un signe, une émotion, etc. S’interroger sur le sens des événements et de notre vie n’est-il pas ce qui nous distingue (aussi) de l’animal ? En cela, le doute méthodique est fécond : il permet de se replacer continuellement à la lumière des Écritures et de la Tradition de l’Église, qui toutes deux proviennent de l’unique source qui est le Verbe de Dieu fait homme.

La foi du charbonnier est finalement comme celle des savants : elle est un chemin vers l’Amour de Dieu, et non une pierre statique déposée au bord de la route. Il suffit de lire les évangiles pour s’en convaincre : le Christ invite chacune et chacun à la conversion intérieure, aussi bien les petits (la femme adultère, la Samaritaine, la Syro-phénicienne…) que les puissants (Nicodème, Zachée, le centurion…).

Pierre G. (SEDIF)

 



CLIQUEZ ICI POUR REVENIR À LA FAQ FIDEO CREDO



 

Si le péché est le fait de ne pas croire en Dieu, suffit de croire pour être purifié ?

Nous avons compris que le péché est le fait de ne pas croire en Dieu ou d’être détourné de Dieu. Alors suffit-il de re-croire en Dieu, d’être « recommençant » pour être purifié ?

Il y a beaucoup de choses à discuter dans ces deux phrases… Tout d’abord, le terme « croire ». Qu’entendez-vous par-là ? Est-ce le fait de confesser le Christ ? Dans ce cas, vous ne trouverez pas de meilleurs croyants dans les évangiles que… les démons. Eux croient, eux savent, et ils ne manquent pas une occasion de le faire savoir ! Je vous renvoie à l’excellent essai La foi des démons de Fabrice Hadjadj, qui développe bien, et avec humour, cette problématique.

A contrario, et c’est paradoxal, la seule personne que Jésus appelle « Satan » est… Pierre ! Oui, le premier boss de l’Église catholique, celui-là même qui avait fait l’une des plus belles déclarations de foi en le confessant Christ, le Fils du Dieu vivant (Mt 16,16) ! Jésus lui dit pourtant, sept versets (seulement) plus loin : Passe derrière moi, Satan ! (Mt 16,23). Vlan !

Tout est là, dans les évangiles, pour qui prend le temps de les scruter et de les méditer : l’enjeu n’est pas tant de proclamer sa foi, avec sa tête et ses mots, que de se mettre derrière Jésus, c’est-à-dire de Le suivre, de se faire disciple – comme le Christ lui-même s’est fait obéissant. Les démons sont ceux qui ne se font jamais disciples : ils ont l’obéissance en horreur. S. François de Sales dit qu’ils peuvent prendre tous les masques de vertu, y compris l’humilité, mais qu’ils ne peuvent jamais revêtir celui de l’obéissance concrète, l’obéissance réelle, mise en pratique.

Je pense que vous saurez maintenant répondre à votre question : non, le fait de croire et de professer sa foi ne suffit pas pour être purifié. Saint Jacques, dans son épître (Jc 2,14-26), le dit clairement, et je vous laisse avec ses mots, que je prends plaisir à citer longuement, dans la traduction liturgique :

Mes frères, si quelqu’un prétend avoir la foi, sans la mettre en œuvre, à quoi cela sert-il ? Sa foi peut-elle le sauver ? Supposons qu’un frère ou une sœur n’ait pas de quoi s’habiller, ni de quoi manger tous les jours ; si l’un de vous leur dit : « Allez en paix ! Mettez-vous au chaud, et mangez à votre faim ! » sans leur donner le nécessaire pour vivre, à quoi cela sert-il ? Ainsi donc, la foi, si elle n’est pas mise en œuvre, est bel et bien morte.

En revanche, on va dire : « Toi, tu as la foi ; moi, j’ai les œuvres. Montre-moi donc ta foi sans les œuvres ; moi, c’est par mes œuvres que je te montrerai la foi. Toi, tu crois qu’il y a un seul Dieu. Fort bien ! Mais les démons, eux aussi, le croient et ils tremblent.

Homme superficiel, veux-tu reconnaître que la foi sans les œuvres ne sert à rien ? N’est-ce pas par ses œuvres qu’Abraham notre père est devenu juste, lorsqu’il a présenté son fils Isaac sur l’autel du sacrifice ? Tu vois bien que la foi agissait avec ses œuvres et, par les œuvres, la foi devint parfaite. Ainsi fut accomplie la parole de l’Écriture : Abraham eut foi en Dieu ; aussi, il lui fut accordé d’être juste, et il reçut le nom d’ami de Dieu. » Vous voyez bien : l’homme devient juste par les œuvres, et non seulement par la foi.

Il en fut de même pour Rahab, la prostituée : n’est-elle pas, elle aussi, devenue juste par ses œuvres, en accueillant les envoyés de Josué et en les faisant repartir par un autre chemin ? Ainsi, comme le corps privé de souffle est mort, de même la foi sans les œuvres est morte.

Je pourrais vous écrire tout un tas de développement sur le péché, le retour vers Dieu, les vertus théologales (foi et charité notamment), le pardon, la purification, la justice et la miséricorde… Mais méditer sur ce texte de Jacques, pendant plusieurs jours si besoin (le temps de Carême s’y prête), vous offrira déjà de beaux éclairages.

Et l’an prochain, avec FIDEO Sacrements, nous entrerons dans le concret de la vie chrétienne : l’approche ne sera plus théologique, mais liturgique, sacramentelle et spirituelle, afin d’incarner tout ce qui a été acquis pendant deux ans. La suite, donc, l’an prochain !

Pierre G. (SEDIF)

Pour aller plus loin, sur le même sujet :
=> Comment sait-on que le purgatoire existe car rien n’est marqué dans l’évangile ?
=> La purification de nos âmes est-elle compatible avec notre nature humaine ?

 



CLIQUEZ ICI POUR REVENIR À LA FAQ FIDEO CREDO



 

Le texte de la CTI n’est-il pas un peu trop moralisateur et intellectuel ?

Quelques-uns trouvent le texte un peu moralisateur et intellectuel…

Il l’est effectivement ! Il s’agit d’un texte de la Commission théologique internationale, qui a pour vocation de débattre théologiquement, donc intellectuellement, des grandes questions de la foi. Il s’adresse ainsi à des théologiens, et non à tous les chrétiens.

Alors, me direz-vous, pourquoi vous en proposer un extrait ? Dans les parcours FIDEO, nous voulons vous faire « goûter » différentes approches de la foi, en vous proposant des textes très différents, tantôt plus sensibles, tantôt plus cérébraux. Car il y a bien des manières de parler de Dieu : certains sont plus enclins à apprécier le style mystique de Teilhard ou l’approche spirituelle d’un Maurice Zundel, quand d’autres préfèreront l’approche catéchétique des papes ou les réflexions théologiques de la CTI. L’idéal serait que chaque participant découvre un ou plusieurs styles qui lui correspondent. Et il se trouve (véridique !) que deux cénacles nous ont dit du texte de la CTI qu’il était leur préféré… Il y a bien des demeures dans la Maison du Père ! Vous avez tout à fait le droit de ne pas aimer tel ou tel texte ; notre enjeu est que chacun s’y retrouve au terme du parcours.

*

Le texte a par ailleurs une forte dimension « morale », puisqu’elle porte sur le jugement de nos actes. N’oublions pas que la morale est d’abord et avant tout une merveille de boussole intérieure, quand elle est placée sous la lumière de Dieu. Mais lu indépendamment de tout le reste, c’est-à-dire de notre relation à Dieu, de notre vie de foi, de notre action dans la société, etc., il est certain que ce texte peut vite devenir « moralisateur » ! Il faut donc se garder de l’absolutiser, de le regarder comme un tout en soi, comme si ces deux pages étaient une vérité totale !

Ces réflexions ne portent que sur un aspect de la foi chrétienne… Sinon, on fait un peu comme le démon qui reprend trois citations bibliques, les sort de leur contexte et en fait trois tentations pour le Christ ! On peut toujours grossir à la loupe un élément, comme la purification… Mieux vaut étudier chaque partie (= chaque phrase du Credo) en ayant toujours en tête la totalité (= le Credo, et bien plus que le Credo : la Bible, la liturgie, la vie intérieure, l’engagement charitable, etc.).

 

Pierre G. (SEDIF)

 



CLIQUEZ ICI POUR REVENIR À LA FAQ FIDEO CREDO



 

La communion des saints : un lien spirituel qui expliquerait les phénomènes extraordinaires et la réincarnation ?

J’aurais besoin d’un peu plus d’informations concernant la communion des saints. Il s’agit simplement de liens spirituels entre les baptisés ? Pour, par exemple, prier pour les âmes du purgatoire ou est-ce plus large ? Je cherche à donner des éléments de compréhension à mes amis qui parlent de phénomènes qui ont été étudiés sérieusement et leur font penser que la réincarnation est une réalité. Je me demande si la communion des saints ne pourrait pas être une réponse.

La communion des saints est bien plus que de simples « liens spirituels » entre les baptisés. Dans le Nouveau Testament, saint Paul décrit l’Église comme le Corps du Christ (1 Co 12 ; Rm 12 ; Ep 4). Le Christ en est la tête, et chaque baptisé en est un membre vivant. Ce n’est pas seulement une belle image : c’est une réalité spirituelle. Parce que nous sommes unis au Christ, nous sommes réellement unis les uns aux autres. Je vous invite à relire le chapitre 12 de l’épître aux Corinthiens, particulièrement éclairant sur ce point : Si un seul membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance ; si un membre est à l’honneur, tous partagent sa joie (1 Co 12,26). Nos prières, nos actes de charité, nos sacrifices, notre fidélité portent donc du fruit bien au-delà de nous-mêmes.

Et ce Corps ne connaît pas de « rupture de contrat » au moment de la mort ! L’Église distingue l’Église pèlerine (sur la terre), l’Église en voie de purification (les âmes du purgatoire) et l’Église glorifiée (les saints au ciel), mais il s’agit toujours du même Corps du Christ (CEC 946-962). Voilà pourquoi nous prions pour les défunts, pourquoi nous demandons l’intercession des saints et pourquoi nous croyons que leur prière nous soutient. Ce n’est pas un réseau social céleste : c’est une véritable circulation de la grâce dans l’unique Corps du Christ.

Alors venons-en à votre question la plus délicate : la communion des saints peut-elle éclairer certains phénomènes troublants, que d’aucuns interprètent comme signes d’une possible réincarnation ? Peut-être en partie. Je ne suis guère un spécialiste en la matière. Disons que l’Église n’ignore pas que certains faits sont troublants. Elle reconnaît que des phénomènes spirituels existent, mais elle demande toujours un discernement rigoureux, dans une continuité avec saint Jean : Bien-aimés, ne vous fiez pas à n’importe quelle inspiration, mais examinez les esprits pour voir s’ils sont de Dieu, car beaucoup de faux prophètes se sont répandus dans le monde (1 Jn 4,1). Il ne faut ni tout expliquer par le surnaturel, ni tout balayer d’un revers de main.

La foi catholique exclut la réincarnation (CEC 1013), en s’appuyant notamment sur cette affirmation de la Lettre aux Hébreux : Le sort des hommes est de mourir une seule fois et puis d’être jugés (He 9,27) ; mais elle affirme que des liens réels subsistent entre les vivants et les défunts dans la communion des saints. Cette solidarité mystérieuse, fondée sur le Christ ressuscité, est déjà d’une richesse extraordinaire. En somme, Dieu a prévu un lien entre les générations… mais certainement pas un système de réincarnation en abonnement illimité !

Pierre G. (SEDIF)

Lire aussi, sur le même sujet :
=> À quoi sert une prière pour les morts : adoucir le Purgatoire, ou le raccourcir ?

 



CLIQUEZ ICI POUR REVENIR À LA FAQ FIDEO CREDO