23 juin 2026

Sainte Audrey

Auteur/autrice : Diocese De Nîmes

La Nuit des Veilleurs

Tous les ans, l’ACAT (Action des Chrétiens pour l’abolition de la torture) organise la Nuit des Veilleurs à l’occasion du 26 juin, journée internationale de soutien aux victimes de torture. Partout dans le monde, les chrétiens sont appelés à veiller en soutien à 10 victimes de la torture. Lors d’événements organisés près de chez eux, ou seuls en tout autre lieu, ils accompagnent les actions de plaidoyer et les relaient jusqu’au cœur de Dieu, dans une nuit où la prière se fait cri. Un cri mobilisateur.

Dans notre diocèse : le dimanche 30 juin, de 15 h 30 à 16 h 30 aura lieu le temps de prières “Nuit des veilleurs ” avec la communauté orthodoxe de Solan à ST Laurent la Vernède.

Cet événement est beau, fort. C’est un soutien inestimable pour les victimes pour lesquelles nous nous mobilisons. L’ACAT serait très heureuse qu’apparaissent dans chaque diocèse de nouveaux veilleurs et de nouvelles veillées pour ce 26 juin.  C’est pourquoi nous serions très heureux que vous puissiez diffuser largement cet appel dans votre diocèse, sur tous les supports que vous souhaitez !   

Voir sur le nouveau site dédié : toutes les infos pour trouver une veillée près de chez vous ou en créer, ainsi qu’une mine de ressources.

D’avance, mille merci ! Et venez veiller avec nous !

Les «Jeudis de Nîmes» à l’église St Paul

Dans le cadre des « Jeudis de Nîmes » organisés par la ville de Nîmes du 4 juillet au 29 août, la cathédrale et l’église St Paul ouvrent leurs portes pour des visites ou des concerts tandis que la librairie Biblica proposera des rencontres / conférences. (programme modifié le 15 août).

Jeudi 15 août

  • Les concerts d’orgue à l’église Saint Paul
    A l’église Saint Paul, les Amis de l’Orgue Cavaillé-Coll organisent chaque été une animation musicale dans le cadre des « Jeudis de Nîmes » avec le soutien de la Ville de Nîmes. Cet été le magnifique instrument d’Aristide Cavaillé-Coll, classé monument historique, sera particulièrement mis en valeur par plusieurs organistes tous les jeudis à 21h. localiser
    Ce jeudi : 23ème Festival de Chants Lyriques et Sacrés avec Nancy Andelfinger, hautbois, Jean-Luc Richardoz, violon et Georges Gabarel orgue.

Invités à « la Nuit des églises » 2019

Depuis 2011, la Nuit des églises permet à de nombreux clochers d’ouvrir leurs portes le temps d’une nuit. Culte et culture se rejoignent alors pour offrir aux visiteurs habituels ou occasionnels des instants mémorables.

Pourquoi une Nuit des églises ?


Chaque été, toutes les églises de France sont invitées à ouvrir largement leurs portes durant la nuit. Une image forte est ainsi donnée. La lumière qui guide dans la nuit, la vision d’une église éclairée de l’intérieur, portes grandes ouvertes pour accueillir tous ceux qui souhaitent entrer et qui ne l’osent pas en temps habituel. Consciente de l’importance de ce symbole, et de la constante recherche de spiritualité et de racines de notre société contemporaine, l’Église en France a pris l’initiative de cette Nuit des églises.

Faire découvrir le sens du lieu, le sens de ce que l’on y célèbre, la possibilité de vivre un moment de contemplation grâce à l’art manifesté dans toutes ses dimensions et de convivialité grâce à l’accueil spécialement préparé par les paroissiens, c’est là la vocation de cet événement. La Nuit des églises permet aux communautés locales de s’adresser à tous en vivant de sa mission d’accueil. Ouvrir la porte de l’église, c’est accueillir celui qui passe, c’est aller à la rencontre de celui qui entre. C’est une soirée où il y a autant à recevoir qu’à donner, que vous soyez organisateur ou visiteur.

Dans le département du Gard :
> Eglise Notre Dame des Enfants à Nîmes (vendredi 28 juin à 20h30) ANNULE EN RAISON DE L’ALERTE ROUGE CANICULE
> Sanctuaire Notre Dame de Grâce à Rochefort du Gard (dimanche 30 juin) en savoir plus
> Eglise de Saint Césaire (lundi 1er juillet à 20h30 avec Philippe Cornier (guitare)
> Notre Dame des Sablons à Aigues-Mortes (vendredi 5 juillet à 21h00) en savoir plus
> Eglise Saint Pierre à Robiac (samedi 6 juillet à 20h00) en savoir plus

Oser franchir le seuil
Les témoignages sont nombreux de cette porte que l’on franchit et des merveilles que l’on découvre grâce à ce simple pas en avant. C’est même un double franchissement : non seulement en entrant, mais aussi en sortant. En entrant, c’est désirer découvrir non seulement un lieu, mais aussi ceux qui le fréquentent, c’est se rendre disponible à cette rencontre et accepter de se laisser toucher par toutes les merveilles qui s’y trouvent, aidé par la mise en lumière artistique de ce lieu habité. En sortant, c’est remporter un peu avec soi de la beauté qu’on y a trouvée, et y laisser un peu de son esprit et de son coeur.

Chrétiens, passants, curieux, membres de la communauté, élus locaux, artistes, tous sont invités à franchir le seuil de la rencontre, du dialogue, du partage et de la découverte.ite dédié à l’événement

Pèlerinage diocésain à Lourdes

Le pèlerinage diocésain se déroule à Lourdes du samedi 6 au mercredi 10 juillet en présence de Monseigneur Robert Wattebled, évêque de Nîmes, sous le thème « Heureux vous les pauvres » . La délégation diocésaine compte cette année 100 malades, 294 hospitaliers et 47 pèlerins.

> vers le site des pèlerinages du diocèse de Nîmes
> vers le site de l’Hospitalité Saint Jean-Paul II
> vers le site des sanctuaires de Lourdes

Quand le Christ prononce ces paroles, il n’exalte pas la détresse matérielle, la misère et le malheur sous toute ses formes… Il nous invite à le suivre pour parvenir au vrai bonheur, celui qui est au-delà des satisfactions terrestres et qui passe parfois par la croix…
A Lourdes, cette année, nous fêtons une année Bernadette : la voyante de Lourdes en effet est née et a été baptisée il y a 175 ans et elle est morte à Nevers le 16 avril 1879, il y a tout juste 140 ans. Et l’Eglise nous propose de vivre cette année avec ces béatitudes, rapportées par St Luc dans son évangile : elles nous remettent bien dans le sillage de Bernadette : « Je ne vous promets pas de vous rendre heureuse en ce monde mais dans l’autre. » dit la Vierge à la Grotte. Il ne s’agit pas du monde d’après la mort, de l’éternité, mais dès à présent de ce monde trop ignoré, le monde de l’amour…

En 1858, la famille de Bernadette était tombée dans l’extrême pauvreté : elle habitait le cachot et Bernadette allait à la grotte ramasser un peu de bois pour se chauffer… C’est dans notre pauvreté que Dieu nous visite et il nous invite à suivre un chemin de Pâques, à mourir à la vie ancienne pour nous ouvrir à la vraie vie, au vrai bonheur. Bernadette n’a jamais voulu s’enrichir, ni enrichie sa famille… Elle s’est laissé guider par Marie et elle a découvert la vraie pauvreté, le vrai bonheur dans la famille des sœurs de l’hospice de Nevers.
Même dans sa grande pauvreté, Bernadette avait une double richesse : l’amour et la prière en famille, plus tard en communauté ; et ce bonheur, elle a voulu le partager avec les pauvres : « J’aime beaucoup les pauvres, j’aime soigner les malades : je resterai chez les sœurs de Nevers. » Nous nous interrogeons sur ce lien paradoxal entre pauvreté et bonheur… C’est une annonce de l’évangile : la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres… Marie a tout reçu et elle a tout donné : elle inverse la malédiction de la pauvreté en en faisant le lieu où Dieu se donne ; lui, le serviteur, capable de s’humilier, s’est reconnu dans l’humilité de sa servante…

Lorsque le Christ dit heureux les pauvres, il ne nous invite pas à la misère, mais à retrouver le chemin de de la vraie pauvreté qui conduit au bonheur et qui conduit à servir les pauvres, comme Bernadette, à lutter contre toute forme de pauvreté…

Lourdes est un chemin de l’Evangile à travers même la misère, le mal et la boue. Lourdes est le chemin d’un bonheur au goût de source, qu’il s’agit de partager. Lourdes est un chemin de communion à la vie même de Jésus, qui s’est fait pauvre pour nous enrichir de sa pauvreté. Lourdes est un chemin de service pour les malades, pour lutter contre toute pauvreté…
Un pèlerin ne peut pas revenir chez lui comme il était parti : cela suppose qu’il se laisse peu à peu dépouiller, désencombrer, appauvrir pour s’ouvrir pour s’ouvrir aux richesses de Dieu… Sur ce chemin de Bernadette, nous allons découvrir un peu plus et un peu mieux ce chemin de pauvreté et de bonheur ; et cela nous aidera à servir un peu plus et un peu mieux les pauvres, à lutter contre toute forme de pauvreté…

        Bon pèlerinage à tous !

                            P. André Chapus, accompagnateur spirituel du pèlerinage.


Source : pele30.fr

Jubilé du P. Jean Saint Pierre : « Coupo Santo ! » pour ses 60 ans de sacerdoce

En ce samedi 29 juin, fête de St Pierre et St Paul, le Père Jean Saint Pierre, entouré des paroissiens des ensembles paroissiaux de Vauvert et Vergèze, célèbre ses 60 ans de sacerdoce. C’est en effet le 29 juin 1959 qu’il était ordonné en la cathédrale de Nîmes par Monseigneur Girbeau.

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Monseigneur l’évêque préside la messe, entouré de « nos prêtres », le Père Sébastien Verdier et le Père Paul Frédéric Sawadogo, de prêtres amis : le Père Pierre Lombard, ancien curé de Vauvert, ainsi que les Pères André Canin, Georges Chiesa, Jacques Castagnier (qui a connu le Père Saint Pierre au séminaire) et Jean-Luc Gebelin. M. le maire de Vauvert est également présent pour honorer le Père Saint Pierre.

Les grands-parents, d’origine lozérienne étaient venus s’installer à Aigues-Vives à la fin du XIXème siècle… Personnage jovial, haut en couleurs, le Père Saint Pierre naît le 29 mai 1932 dans le foyer de d’Urbain et Marceline, sa maman décédée deux ans avant son ordination. Le petit Jean fréquente l’école communale avec son frère aîné René.

De 1945 à 1949, il fréquente le lycée Dhuoda, puis entre au petit séminaire de Beaucaire   de 1949 à 1951. Lui qui comme beaucoup de méridionaux est attaché à nos traditions et « aime les taureaux » confie : « Je me souviens que j’entendais la trompette des courses de taureaux et que je ne pouvais pas sortir ! »

Jean intègre le grand séminaire de Nîmes de 1951 à 1954. Le service militaire le conduit en Allemagne, puis au Maroc. Il retourne au Grand séminaire de 1956 à 1959, année où il est ordonné. Il devient vicaire à Tamaris, puis à Bessèges pendant deux ans.

Pendant une quinzaine d’années à Bagnols, il intervient dans différents secteurs : aumônier de lycée, service auprès des handicapés de l’I.M.P. Les Violettes et les Hamelines. Il dessert les paroisses de Sabran, Orsan, Chusclan, Saint Etienne des Sorts. Il s’occupe du M.R.J.C. (Mouvement rural de la jeunesse chrétienne, est correspondant du S.C.E.J.I (secrétariat catholique de l’enfance et de la jeunesse inadaptée) pour la Provence et le Languedoc.

De 1964 à 1979, il est aumônier à l’hôpital Pasteur de Bagnols, ensuite à l’hôpital psychiatrique d’Uzès , tout en étant curé  de Collias, Saint-Maximin, Souillac, Sagriès, Saint-Siffret.

Nommé curé de Barjac en 1998, il y vit pendant une dizaine d’années, y nouant de profondes amitiés. Preuve en est : les paroissiens de Barjac présents pour son jubilé, dont le président du club taurin ! Quittant avec regret les Cévennes pour s’installer à Vauvert il dit : « C’est une consolation pour moi de venir près d’Aigues Vives et de Beauvoisin où j’ai ma famille ; » Et quand on lui demande alors ce qu’il fera parmi nous il répond : « Je serai prêtre-assistant, je célébrerai le culte, les obsèques, je m’occuperai des retraités et peut-être des partages bibliques ». 

Très enraciné dans sa Foi chrétienne, le père Saint Pierre revendique aussi sa culture méridionale. Il aime parler la « Lengo nostro » et est souvent sollicité pour célébrer des messes dans la langue de Mistral. Dans les années 80, Monseigneur Cadillac lui demande d’aller bénir les chevaux lors de la Féria de Pentecôte. Pendant de nombreuses années, il célèbre l’eucharistie et assure la bénédiction des chevaux pour les fêtes de la Madeleine à Tarascon, à Alès, à Fourques et chez nous à Aimargues, lors de la messe des gardians au début du printemps. Ainsi, il lui arrive de célébrer jusqu’à 27 messes en « Lengo nostro » par an !

Personnage très à l’aise dans « le relationnel », bien ancré dans la société, homme simple, convivial, le dimanche après-midi, il aime aller « jouer aux boules », ou assister à une course de taureaux. Il va toujours au boulodrome et aime bavarder avec les joueurs. Prolixe en anecdotes, il ne laisse personne indifférent.Voilà une vie bien remplie, une vie donnée aux autres. Dimanche dernier, lorsqu’à la fin de la messe le Père Sébastien Verdier lui tend le micro en lui demandant ce qu’il souhaite dire, le P. Saint Pierre répond : « Je remercie le Bon Dieu. »

Après les congratulations à la fin de la messe tout le monde se retrouve dans le jardin de l’ancien restaurant Posquière pour un apéritif dînatoire. C’est le temps des nombreux cadeaux offerts au Père Saint- Pierre qui malgré la verve qu’on lui connaît se montre très ému. « La Coupo santo » résonne et l’on se sépare : « Merci, Père Saint-Pierre pour tout ce que vous nous avez apporté. »

Geneviève Pujalté