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Jubilé du P. Jean Saint Pierre : « Coupo Santo ! » pour ses 60 ans de sacerdoce

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Contributeur : Service diocésain de la communication | Jubilé du P. Jean Saint Pierre : « Coupo Santo ! » pour ses 60 ans de sacerdoce

En ce samedi 29 juin, fête de St Pierre et St Paul, le Père Jean Saint Pierre, entouré des paroissiens des ensembles paroissiaux de Vauvert et Vergèze, célèbre ses 60 ans de sacerdoce. C’est en effet le 29 juin 1959 qu’il était ordonné en la cathédrale de Nîmes par Monseigneur Girbeau.

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Monseigneur l’évêque préside la messe, entouré de « nos prêtres », le Père Sébastien Verdier et le Père Paul Frédéric Sawadogo, de prêtres amis : le Père Pierre Lombard, ancien curé de Vauvert, ainsi que les Pères André Canin, Georges Chiesa, Jacques Castagnier (qui a connu le Père Saint Pierre au séminaire) et Jean-Luc Gebelin. M. le maire de Vauvert est également présent pour honorer le Père Saint Pierre.

Les grands-parents, d’origine lozérienne étaient venus s’installer à Aigues-Vives à la fin du XIXème siècle… Personnage jovial, haut en couleurs, le Père Saint Pierre naît le 29 mai 1932 dans le foyer de d’Urbain et Marceline, sa maman décédée deux ans avant son ordination. Le petit Jean fréquente l’école communale avec son frère aîné René.

De 1945 à 1949, il fréquente le lycée Dhuoda, puis entre au petit séminaire de Beaucaire   de 1949 à 1951. Lui qui comme beaucoup de méridionaux est attaché à nos traditions et « aime les taureaux » confie : « Je me souviens que j’entendais la trompette des courses de taureaux et que je ne pouvais pas sortir ! »

Jean intègre le grand séminaire de Nîmes de 1951 à 1954. Le service militaire le conduit en Allemagne, puis au Maroc. Il retourne au Grand séminaire de 1956 à 1959, année où il est ordonné. Il devient vicaire à Tamaris, puis à Bessèges pendant deux ans.

Pendant une quinzaine d’années à Bagnols, il intervient dans différents secteurs : aumônier de lycée, service auprès des handicapés de l’I.M.P. Les Violettes et les Hamelines. Il dessert les paroisses de Sabran, Orsan, Chusclan, Saint Etienne des Sorts. Il s’occupe du M.R.J.C. (Mouvement rural de la jeunesse chrétienne, est correspondant du S.C.E.J.I (secrétariat catholique de l’enfance et de la jeunesse inadaptée) pour la Provence et le Languedoc.

De 1964 à 1979, il est aumônier à l’hôpital Pasteur de Bagnols, ensuite à l’hôpital psychiatrique d’Uzès , tout en étant curé  de Collias, Saint-Maximin, Souillac, Sagriès, Saint-Siffret.

Nommé curé de Barjac en 1998, il y vit pendant une dizaine d’années, y nouant de profondes amitiés. Preuve en est : les paroissiens de Barjac présents pour son jubilé, dont le président du club taurin ! Quittant avec regret les Cévennes pour s’installer à Vauvert il dit : « C’est une consolation pour moi de venir près d’Aigues Vives et de Beauvoisin où j’ai ma famille ; » Et quand on lui demande alors ce qu’il fera parmi nous il répond : « Je serai prêtre-assistant, je célébrerai le culte, les obsèques, je m’occuperai des retraités et peut-être des partages bibliques ». 

Très enraciné dans sa Foi chrétienne, le père Saint Pierre revendique aussi sa culture méridionale. Il aime parler la « Lengo nostro » et est souvent sollicité pour célébrer des messes dans la langue de Mistral. Dans les années 80, Monseigneur Cadillac lui demande d’aller bénir les chevaux lors de la Féria de Pentecôte. Pendant de nombreuses années, il célèbre l’eucharistie et assure la bénédiction des chevaux pour les fêtes de la Madeleine à Tarascon, à Alès, à Fourques et chez nous à Aimargues, lors de la messe des gardians au début du printemps. Ainsi, il lui arrive de célébrer jusqu’à 27 messes en « Lengo nostro » par an !

Personnage très à l’aise dans « le relationnel », bien ancré dans la société, homme simple, convivial, le dimanche après-midi, il aime aller « jouer aux boules », ou assister à une course de taureaux. Il va toujours au boulodrome et aime bavarder avec les joueurs. Prolixe en anecdotes, il ne laisse personne indifférent.Voilà une vie bien remplie, une vie donnée aux autres. Dimanche dernier, lorsqu’à la fin de la messe le Père Sébastien Verdier lui tend le micro en lui demandant ce qu’il souhaite dire, le P. Saint Pierre répond : « Je remercie le Bon Dieu. »

Après les congratulations à la fin de la messe tout le monde se retrouve dans le jardin de l’ancien restaurant Posquière pour un apéritif dînatoire. C’est le temps des nombreux cadeaux offerts au Père Saint- Pierre qui malgré la verve qu’on lui connaît se montre très ému. « La Coupo santo » résonne et l’on se sépare : « Merci, Père Saint-Pierre pour tout ce que vous nous avez apporté. »

Geneviève Pujalté