09 octobre 2026

Saint Denis

Auteur/autrice : Diocese De Nîmes

La défense de l’environnement : une expérience de fraternité interreligieuse

Une centaine de personnes se sont retrouvées le samedi 9 novembre à l’église saint Dominique à l’invitation du Comité Interreligieux Nîmois pour réfléchir ensemble sur le thème « Sauvegarde de la création et solidarité : qu’en disent nos religions ? » La rencontre s’est ouverte par les interventions de représentants des quatre traditions : juive, catholique, musulmane et protestante.
Le professeur Daniel Benfrejd a rappelé que, dans la ligne de la conférence de Paris de 2015 et de la COP 21, il était urgent de repenser la place de l’homme sur terre et de mener une vie authentiquement humaine dans la ligne de la responsabilité telle que l’avait présentée le philosophe Hans Jonas. S’appuyant sur les textes fondamentaux de la Genèse, il s’agit de revenir à l’homme comme créature de Dieu, Adam, étymologiquement l’homo qui tire son origine de l’humus, de la terre. Il insistait ensuite sur l’observation du Sabbat et évoquait la fête juive de Tou Bichvat, fête du renouveau de la Terre en Israël devenue journée juive de l’écologie. Et enfin il rappelait le repos de la terre que recommande (Ex 23, 10-11).
L’imam Mohammed Idriss de la mosquée de Milhaud, en rappelant les enseignements coraniques sur la création et soulignant la place de l’homme et de sa responsabilité face à Dieu et rappelant cinq principes, celui de la solidarité, de l’entraide, de la responsabilité et du développement d’un mode de vie convenable, articulé sur le respect de la religion, de la vie, de la dignité, de l’intellect et de la propriété.
Didier Travier, auteur de l’ouvrage, «Une confiance sans nom» (Ampleos éditions, 2017) présentant le protestantisme comme l’héritier de la modernité s’est attaché à décrire la crise globale engendré par cette modernité, comme « un progrès technique qui était devenu notre maître » (Jacques Ellul), à montrer qu’au cœur de la crise spirituelle était en cause notre comportement manipulateur vis-à-vis de la nature (en référence aux études de Gérard Siegwald de la Faculté protestante de Strasbourg). Son intervention s’est conclue sur la place de l’espérance face à la catastrophe écologique annoncée.
L’intervention exprimant le point de vue catholique s’est attaché à partir de l’encyclique Laudato si’ et de présenter la défense de l’écologie intégrale en dégageant les enjeux de celle-ci, les options à prendre et les actions à mettre en œuvre. Les participants auront apprécié la participation des frères musulmans marqués par le partage du thé à la menthe pour réchauffer les débats et la fraîcheur toute écologique des locaux. Là où la gratuité manque, la fraternité se perd.

Père Bernard Le Léannec

Les évêques réunis à Lourdes du 5 au 10 novembre

L’assemblée plénière d’automne des Évêques de France se tient du 5 au 10 novembre à Lourdes. Pour la première fois, le Conseil permanent a demandé aux évêques d’inviter à participer avec eux, aux deux premiers jours de l’assemblée, deux participants de leur diocèse. Concernant celui de Nîmes, Mgr Robert Wattebled sera accompagné de Denis Ode, diacre permanent en mission au niveau de l’écologie et de l’énergie ; ainsi que Marie Prache, laïc en mission ecclésiale et à ce titre responsable du Service diocésain de la pastorale des jeunes.

> Dossier spécial en ligne ici à compter du 5 novembre
> Histoire de l’assemblée plénière

Plusieurs axes de réflexion jalonneront les cinq jours :

  • Une démarche missionnaire sur trois ans
    Le Conseil permanent a souhaité que les assemblées permettent aux évêques de prendre en charge ensemble un défi missionnaire qui les rassemblerait tous. Ils ont rapidement été convaincus que la transformation écologique était à la fois une mise en cause de nos habitudes de pensée et de vie et une opportunité formidable de faire briller les lumières de la Révélation de Dieu. Elle représente un défi sérieux pour nos sociétés et appelle un beau travail de la part de l’Église.

L’encyclique Laudato SÍ avait permis de le comprendre, si cela n’avait pas encore été le cas. Mais les diocèses et, de façon générale, le peuple chrétien, peinent à entrer pleinement dans les perspectives ouvertes par le Saint-Père. Le label « Église verte » aide beaucoup de réalités ecclésiales à contribuer aux efforts de tous. Il reste tout de même à faire entendre la parole du salut en face des bouleversements qu’exige l’état de notre planète et du cosmos.

  • Intervention du groupe« Promesse d’Église » 
    Le groupe « Promesse d’Église » est un groupe large et éclectique. Une trentaine de réalités variées s’y rassemblent (communautés, mouvements, associations). Leur point commun : l’exercice d’une certaine gouvernance au nom de l’Église. Leur question : comment agissons-nous pour que les abus n’aient plus lieu, en réponse à la lettre du pape d’août 2018 ?
    Comment revoir leur fonctionnement pour ne pas générer de cléricalisme ?
  • Lutte contre la pédophilie
    À sa demande, M. Jean-Marc Sauvé, Président de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (CIASE) interviendra en hémicycle afin de présenter aux évêques un rapport d’étape.
    Puis les évêques prendront connaissance de l’état d’avancement des 4 chantiers initiés en novembre 2018 :
    – Le travail mémoriel
    – La prévention
    – Le geste financier envers les personnes victimes
    – L’accompagnement des clercs coupables

À l’issue, de cette séquence, des forums et des échanges qui suivront en plénière le vendredi matin, les évêques seront appelés à voter leur mise en œuvre le samedi matin.

  • Intervention du groupe «Territoire et paroisse»
    Ce groupe de travail initié par le Comité « Études et Projets » de la CEF viendra faire un point d’étape. Les travaux de ce groupe sont présidés par Mgr Laurent Le Boulc’h, évêque de Coutances et Avranches.
  • La ratio nationalis
    La CEMOLEME viendra informer l’Assemblée plénière et engager l’ensemble des évêques à un travail sur la ratio nationalis.

A noter : Cette Assemblée plénière s’achèvera par la messe télévisée, retransmise en direct sur France 2, le dimanche 10 novembre à 11h00.

9 novembre, rencontre proposée par le Comité interreligieux nîmois

Le Comité Interreligieux Nîmois propose cette conférence intitulée «Sauvegarde de la Création et solidarité. Qu’en dise nos religions ?» le samedi 9 novembre à l’église St Dominique (300 avenue Bir Hakeim – Nîmes) de 14h00 à 17h30. Les intervenants seront Daniel Benfreidj pour la Religion juive, Anouar Kbibech pour le Culte Musulman, Bernard Le Leannec pour l’Eglise Catholique et Didier Travier pour l’Eglise Protestante Unie.

« Il s’agit de mobiliser la force morale de la religion pour la mise en œuvre des objectifs onusiens. «Nous devons travailler ensemble. Aucune source de sagesse ne peut être laissée de côté, tout comme personne ne peut être laissé pour compte !

8 personnes sur 10 dans le monde dit croire en Dieu. Cela représente un immense potentiel pour libérer le pouvoir de l’amour afin de répondre aux souffrances de la terre et de millions de personnes qui n’ont pas accès à de la nourriture, à un logement décent, un travail sûr et digne, ou qui sont touchées par les changements climatiques. » Cardinal Peter Turkson, préfet du Dicastère pour la promotion du développement humain intégral. Conférence sur le rôle des religions dans le développement durable, 3 mars 2019  > tout lire

Mission : « Vivre dans la foi la situation actuelle »

« Nous sommes le Corps du Christ, chacun de nous est membre de ce Corps, chacun reçoit la grâce de l’Esprit pour le bien du corps entier », [et] L’Esprit saint nous donne ce dont nous avons besoin pour témoigner de l’Évangile et en vivre !

C’est bien les paroles de ce chant et cette conviction qui ont présidé au rassemblement diocésain des membres des équipes pastorales et des conseils pastoraux paroissiaux qui vient de se dérouler, samedi 19 octobre, à l’Institut Emmanuel d’Alzon, à Nîmes, sur « Vivre dans la foi la situation actuelle ». Un thème retenu par le conseil du presbyterium (qui concerne aussi le ministère des prêtres) conjugué à trois voix :

– Celle de Mgr Robert Wattebled, évêque de Nîmes ;
– celle du P. François Durand, vicaire général du diocèse de Mende ;
– celle, des participants qui tout au long de la rencontre ont pu réfléchir, partager, s’affermir dans la mission commune.

> parcourir l’album photos
> entretiens vidéo : avec Mgr Robert Wattebled, évêque de Nîmes ; le P. François Durand, vicaire général de Mende et le P. Luc Mellet, membre du conseil épiscopal et curé doyen du doyenné de Nîmes.

Plusieurs paroisses étaient présentes en nombre, venues parfois des confins du département, illustrant ainsi la diversité de nos particularités locales qui sont autant de défis à relever au quotidien par les structures civiles comme religieuses, « car évidemment, ce qui convient aux uns ne convient pas aux autres. » ¹
Pour animer la vie des communautés et proposer la foi aujourd’hui dans le Gard et qui plus est dans le contexte de crise ouverte à l’échelle du monde (La « maison commune »), de l’Europe (Brexit, accueil des migrants), de la société (Bioéthique, GPA) et de l’Eglise (Abus sexuels, chute des vocations, érosion des communautés et de l’apostolat des laïcs, questions éducatives…) ; il faut une certaine souplesse et des capacités d’adaptation. D’autant qu’il ne s’agit pas pour les personnes engagées dans leurs paroisses (services, mouvement, établissement catholique…) de faire fonctionner des structures (ou plus crûment dit, de « faire tourner la boutique »), mais de chercher à honorer des dimensions différentes de la mission.
Comment ? « En nous efforçant d’être totalement disponibles pour écouter ce que dit l’Esprit à notre Eglise diocésaine ; car ce que l’on appelle « le discernement », ce n’est pas seulement peser le pour le contre, ni comme dans une simple association ou entreprise, évaluer les forces et les faiblesses pour pouvoir les gérer… » ¹
Les acteurs paroissiaux sont donc « appelés à une démarche personnelle de croyant pour remonter à la source de leur foi en ravivant les moments fondateurs de leur existence, marqués par la joie de leur attachement au Christ » et dans le même temps « à une démarche ecclésiale pour mieux ajuster les rapports entre eux et tous les membres de l’Eglise pour débusquer les attitudes marquées par la tentation du cléricalisme. » ¹

« L’évangélisation n’est pas qu’une joyeuse campagne de communication.
Elle est aussi un combat spirituel, un temps d’épreuves où on peut prendre des coups ».
Cardinal Jean-Pierre Ricard, visite ad limina de septembre 2012.

Le 19 octobre il ne s’agissait pas de se réunir lestés du quotidien, pour une analyse sociologique, comme il ne s’agit pas non plus, jour après jour, de tenir bon en attendant que cela aille mieux, « parce que la foi ça aide dans ces moments-là » en s’arc-boutant sur d’anciens schémas et stratégies devenus stériles.
Il s’agissait de reconnaître : « Je suis mission – Nous sommes mission – sur un chemin à vivre ensemble dans la joie « concrète » des disciples de Jésus ». Celle de « facilitateurs d’espérance » avançant simplement mais fermement sur leurs deux jambes : « celle de la lucidité (pied ancré dans le sol, les réalités) et celle de l’espérance (pied levé en avant et tourné vers le ciel).» ² 

« Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit parfaite ». (Jn 15,11)

¹ Mgr Robert Wattebled, évêque de Nîmes
² P. François Durand, vicaire général du diocèse de Mende

Betty DELICHERE

Consécration de l’église du monastère orthodoxe de Solan

La cérémonie a eu lieu le dimanche 13 octobre au monastère de Solan, près d’Uzès, une dépendance du monastère de Simonos Petra au Mont Athos, laquelle est dédiée à la Protection de la Mère de Dieu. La communauté, arrivée dans le Gard en 1992, a pu construire, au cours de ces six dernières années une église en pierres de la région, retrouvant le style architectural des XI° et XII° siècle, conforme tant à l’art qu’aux canons byzantins ou romans, de la même époque.

L’œcuménisme à l’heure monastique

  • Ce qu’en disent les Cisterciennes de Cabanoule

Les liens entre le monastère de la Paix-Dieu et celui de Solan se vivent au fil du temps.
Le lien spirituel passe par la prière pour l’Unité, lien ténu et solide qui nous échappe, pourtant explicite dans notre prière au chœur lorsqu’à l’office des Vêpres nous prions le Notre Père dans un désir de communion avec nos frères et sœurs orthodoxes.
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  • Ce qu’en disent les Carmélites d’Uzès

Notre relation avec le monastère orthodoxe de nos sœurs de Solan a commencé au début de l’année 2002, lorsque Mère Hypandia a demandé à présenter ses vœux à la prieure, nouvellement élue de notre communauté. Cette rencontre a été marquante. Nous nous sommes découvertes soeurs très proches, malgré nos différences. Notre appartenance au Christ, notre consécration religieuse, ont été le point d’ancrage de notre communion.
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Sortie au cinéma du film Le Voyage du Pèlerin

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Aujourd’hui, sort au cinéma le film «Le Voyage du Pèlerin»

Au cinéma KINEPOLIS de Nîmes à partir du 6 novembre, ainsi qu’au VOG du Grau du Roi.
Le film sortira essentiellement sur 1 à 2 séances les mercredis, samedis et dimanches et lundi.

Pour avoir plus de détails sur vos séances, rendez-vous sur www.levoyagedupelerin.com

Découvrez la Bande-annonce ici  ainsi que les premières réactions des spectateurs suite à l’avant-première parisienne, cliquez ici