Actus & Agenda

Mission : « Vivre dans la foi la situation actuelle »

Partager sur les réseaux sociaux
Share on Facebook
Facebook
Pin on Pinterest
Pinterest
Tweet about this on Twitter
Twitter
Share on LinkedIn
Linkedin

diocese

Contributeur : Service diocésain de la communication | Mission : « Vivre dans la foi la situation actuelle »

« Nous sommes le Corps du Christ, chacun de nous est membre de ce Corps, chacun reçoit la grâce de l’Esprit pour le bien du corps entier », [et] L’Esprit saint nous donne ce dont nous avons besoin pour témoigner de l’Évangile et en vivre !

C’est bien les paroles de ce chant et cette conviction qui ont présidé au rassemblement diocésain des membres des équipes pastorales et des conseils pastoraux paroissiaux qui vient de se dérouler, samedi 19 octobre, à l’Institut Emmanuel d’Alzon, à Nîmes, sur « Vivre dans la foi la situation actuelle ». Un thème retenu par le conseil du presbyterium (qui concerne aussi le ministère des prêtres) conjugué à trois voix :

– Celle de Mgr Robert Wattebled, évêque de Nîmes ;
– celle du P. François Durand, vicaire général du diocèse de Mende ;
– celle, des participants qui tout au long de la rencontre ont pu réfléchir, partager, s’affermir dans la mission commune.

> parcourir l’album photos
> entretiens vidéo : avec Mgr Robert Wattebled, évêque de Nîmes ; le P. François Durand, vicaire général de Mende et le P. Luc Mellet, membre du conseil épiscopal et curé doyen du doyenné de Nîmes.

Plusieurs paroisses étaient présentes en nombre, venues parfois des confins du département, illustrant ainsi la diversité de nos particularités locales qui sont autant de défis à relever au quotidien par les structures civiles comme religieuses, « car évidemment, ce qui convient aux uns ne convient pas aux autres. » ¹
Pour animer la vie des communautés et proposer la foi aujourd’hui dans le Gard et qui plus est dans le contexte de crise ouverte à l’échelle du monde (La « maison commune »), de l’Europe (Brexit, accueil des migrants), de la société (Bioéthique, GPA) et de l’Eglise (Abus sexuels, chute des vocations, érosion des communautés et de l’apostolat des laïcs, questions éducatives…) ; il faut une certaine souplesse et des capacités d’adaptation. D’autant qu’il ne s’agit pas pour les personnes engagées dans leurs paroisses (services, mouvement, établissement catholique…) de faire fonctionner des structures (ou plus crûment dit, de « faire tourner la boutique »), mais de chercher à honorer des dimensions différentes de la mission.
Comment ? « En nous efforçant d’être totalement disponibles pour écouter ce que dit l’Esprit à notre Eglise diocésaine ; car ce que l’on appelle « le discernement », ce n’est pas seulement peser le pour le contre, ni comme dans une simple association ou entreprise, évaluer les forces et les faiblesses pour pouvoir les gérer… » ¹
Les acteurs paroissiaux sont donc « appelés à une démarche personnelle de croyant pour remonter à la source de leur foi en ravivant les moments fondateurs de leur existence, marqués par la joie de leur attachement au Christ » et dans le même temps « à une démarche ecclésiale pour mieux ajuster les rapports entre eux et tous les membres de l’Eglise pour débusquer les attitudes marquées par la tentation du cléricalisme. » ¹

« L’évangélisation n’est pas qu’une joyeuse campagne de communication.
Elle est aussi un combat spirituel, un temps d’épreuves où on peut prendre des coups ».
Cardinal Jean-Pierre Ricard, visite ad limina de septembre 2012.

Le 19 octobre il ne s’agissait pas de se réunir lestés du quotidien, pour une analyse sociologique, comme il ne s’agit pas non plus, jour après jour, de tenir bon en attendant que cela aille mieux, « parce que la foi ça aide dans ces moments-là » en s’arc-boutant sur d’anciens schémas et stratégies devenus stériles.
Il s’agissait de reconnaître : « Je suis mission – Nous sommes mission – sur un chemin à vivre ensemble dans la joie « concrète » des disciples de Jésus ». Celle de « facilitateurs d’espérance » avançant simplement mais fermement sur leurs deux jambes : « celle de la lucidité (pied ancré dans le sol, les réalités) et celle de l’espérance (pied levé en avant et tourné vers le ciel).» ² 

« Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit parfaite ». (Jn 15,11)

¹ Mgr Robert Wattebled, évêque de Nîmes
² P. François Durand, vicaire général du diocèse de Mende

Betty DELICHERE