09 octobre 2026

Saint Denis

Auteur/autrice : Diocese De Nîmes

« Querida Amazonia » : les quatre « rêves » du Pape François

Publiée le 12 février dans un style vif et poétique et en vente ce 20 février, la dernière exhortation apostolique du Pape François : Querida Amazonia (« Chère Amazonie ») est un incroyable cri d’amour à une région malmenée.
En moins de 100 pages, le Saint-Père alerte sur le drame de cette région et de ses peuples, en développant quatre « rêves » : social, culturel, écologique et ecclésial.
Ceux qui espéraient l’ouverture du sacerdoce aux hommes mariés seront déçus : le pape ne reprend pas la proposition votée par le synode à Rome en octobre dernier. Sans trancher le débat.
Prenant en exemple les peuples indigènes, il invite « toutes les personnes de bonne volonté » à vivre « la sobriété heureuse », cinq ans après Laudato si’.
Aux chrétiens, notamment aux laïcs, il lance un nouveau défi : faire de l’Amazone un véritable laboratoire pastoral.

> en savoir plus sur l’exhortation apostolique avec Vatican news

Reportage sur le premier concert « Denier »

Une équipe de la chaine ViàOccitanie est venue réaliser un reportage sur le premier des concerts «Denier» donné dimanche 9 février à l’église Saintes Perpétue et Félicité de Nîmes.

Une homélie en slam pour booster le denier du culte

Du slam comme homélie, c’est l’idée originale du diocèse du Gard pour booster la collecte du denier du culte. Cet appel au don annuel est en perte de vitesse depuis plusieurs années.

Ce dimanche 9 février, le vicaire Jean-Claude Rodriguez, prêtre depuis 1987, donnait son premier concert devant une centaine de pratiquants à l’église Saint-Perpétue de Nîmes. D’autres dates suivront. Tout au long de l’année, le prêtre et son équipe musicale partiront en tournée dans le Gard pour présenter son spectacle Eden, Acte 1.

Au total, dix représentations sont programmées au rythme d’une paroisse par mois. Le final aura lieu en novembre à l’abbatiale de Saint-Gilles

Source : ViàOccitanie

Pour nos prêtres, pour la vie et la mission de notre Eglise, DONNONS AU DENIER

La campagne 2020 du Denier débute ce dimanche 9 février. Son slogan, « L’Eglise c’est NOUS, JE donne au denier » fait référence à la première Lettre de Saint Paul aux Corinthiens : « Or, vous êtes corps du Christ et, chacun pour votre part, vous êtes membres de ce corps. » Il est également en résonance avec les deux lettres pastorales de Mgr Robert Wattebled, évêque de Nîmes, invitant « A cause de Jésus et pour la multitude » à être davantage unis et solidaires les uns des autres.

70% des catholiques pratiquants ne participent pas au denier
Participer au Denier est un geste d’appartenance et de gratitude : appartenance à l’Eglise chargée de vivre et d’annoncer l’évangile dans le monde ; gratitude pour le don de la foi « hier, maintenant et toujours » et tout ce que Jésus accomplit dans la vie de ceux qui croient en Lui.
Pourtant, selon une étude publiée dans le journal La Croix en décembre 2018, il y aurait 70% des catholiques qui vont régulièrement à la messe qui ne donnent pas au denier, ne soutenant pas ainsi la vie de leurs prêtres et la mission de leur Eglise.
Pourquoi ?
Parmi les raisons possibles faisant que des catholiques pratiquants ne donnent pas au denier, il peut y avoir :
• une préférence pour la quête pouvant traduire une méconnaissance sur la manière dont l’Eglise se finance et sur ses différentes ressources (vidéo) ;
• Le bénévolat. Que serait la vie de notre Eglise sans les
bénévoles ! Du coup certains d’entre nous qui donnent sans
compte de leur énergie, de leur temps et parfois même de leur argent, se disent peut-être « pourquoi donner encore, je le fais déjà ? ».
C’est ignorer dans ce cas qu’en matière de denier ce n’est pas le montant de la somme que nous donnons, mais le geste d’appartenance que nous faisons chaque année, aussi modeste soit-il ;
• Une visibilité estompée du curé qui n’habite plus là ;
• La conséquence d’un événement qui a été mal vécu avec
le curé, la paroisse, à l’occasion par exemple des funérailles d’un proche ;
• Une visibilité abîmée de la figure du prêtre dans le
contexte des abus sexuels qui occulte la multitude de ceux
qui donnent leur vie et servent avec droiture et fidélité, le Christ, son Eglise, nous et nos familles ;
• Pour les mêmes raisons d’affaires de pédophilie, ce peut être la perte de confiance dans l’Institution qui occulte que l’Eglise c’est d’abord « Nous », le Corps du Christ. Une Eglise blessée, fragilisée, appelée à se convertir sans cesse, certes, mais forte, génération après génération, de la résilience de la foi.
• L’erreur de croire depuis la dernière assemblée des  évêques à Lourdes (nov. 2019) que le Denier pourrait être utilisé dans le cadre d’un forfait unique qui serait versé par l’Eglise aux victimes d’agression sexuelle. Le statut des associations diocésaines ne le permettent pas.

>> Donner en ligne c’est possible, cliquez ici
>> Comment l’Eglise se finance et à quoi sert le Denier ? cliquez ici

« la contribution au denier va bien au-delà du simple geste financier. C’est un acte de foi et d’espérance. C’est aussi un acte de justice qui permet d’assurer la rémunération des prêtres depuis 1905. » Mgr Robert Wattebled, évêque de Nîmes, Uzès et Alès

Bruno et Alain, diacres permanents


Dimanche 26 janvier, 3° dimanche du Temps ordinaire de l’année A, premier Dimanche de la Parole institué par le Pape François, Mgr Robert Wattebled a ordonné diacres permanents Alain Artaud et Bruno Lorthiois
> vers l’album photos de la cérémonie

Homélie de Mgr Robert Wattebled

« Jésus vint habiter à Capharnaüm, ville située au bord de la mer de Galilée. » Capharnaüm : le nom de cette localité est passé chez nous dans le langage courant et familier pour qualifier un lieu, une pièce qui renferme beaucoup d’objets en désordre. Dans la Bible les territoires de Zabulon et de Nephtali ne sont pas loin d’évoquer aussi une certaine instabilité, un certain désordre. Ce sont des lieux de passage et d’échange où se côtoient et se mêlent des populations d’origines diverses, notamment au plan religieux, des juifs et des non juifs.
C’est donc là, à Capharnaüm, que selon l’évangile de saint Mathieu, Jésus vient habiter. C’est là qu’il inaugure sa prédication : « Convertissez-vous car le royaume des cieux est tout proche ». Ce n’est pas un message de condamnation, ce n’est pas non plus un message de félicitations. C’est un message d’encouragement mais ce n’est pas un message de flatterie. Personne n’est stigmatisé, mis à l’index, écarté. Personne non plus n’est dispensé de recevoir l’appel. « Convertissez-vous car le royaume des cieux est tout proche » : Ce n’est pas un programme d’action permettant de dirimer les tensions et les conflits qui devaient exister à Capharnaüm comme ailleurs. Et pourtant c’est une parole qui pousse à agir.
Jésus ne propose pas de programme mais il éclaire tout d’une parole décisive. C’est une bonne nouvelle, une bonne nouvelle inouïe : Celui que nous désignons du nom de Dieu ne nous est pas étranger, Dieu nous est proche, il vient guérir, il vient sauver, il vient renouveler, recréer… Parole décisive, bonne nouvelle inouïe et du même coup parole tranchante : Réorientez donc votre existence, convertissez-vous car on ne peut pas à la fois se laisser approcher par le Seigneur et vouloir demeurer complice de ce qui blesse ou détruit l’humain.
A Capharnaüm la parole de Jésus a dû être perçue par certains comme vraiment authentique, terriblement juste, porteuse d’avenir aussi à tel point que plusieurs ont répondu à un appel particulier et se sont mis à le suivre.
En ce troisième dimanche du Temps ordinaire, dont le pape François a voulu faire le dimanche de la Parole, laissons-nous donc impressionner par la force et la simplicité de la prédication de Jésus à Capharnaüm : parole qui éclaire toute réalité, qui suscite confiance et espérance, mais aussi parole qui empêche de nous satisfaire de notre tiédeur et de notre médiocrité.
Si elles veulent s’inspirer de la prédication de Jésus à Capharnaüm, nos communautés chrétiennes n’ont pas aujourd’hui à chercher bien loin les lieux et les circonstances où elles sont appelées à accueillir la parole du Seigneur et à en témoigner. Il n’est pas nécessaire de recourir à des analyses approfondies pour prendre conscience que nous vivons dans une société où se côtoient, se mêlent, se confrontent des courants de pensées et des styles d’engagement extrêmement divers.
C’est dans ce monde – ce monde que Dieu aime – que nos communautés sont appelées à accueillir l’Evangile et à en témoigner. C’est dans ce monde qu’elles sont appelées à transmettre la lumière de la parole de Jésus : « Convertissez-vous car le royaume des cieux est tout proche ».
C’est ainsi que l’Eglise veut apporter ce qu’elle croit pouvoir apporter aux recherches et aux débats contemporains, en conjuguant réflexion rationnelle et approche croyante. Le pape Benoît XVI l’affirmait il y a un peu plus de dix ans : « Ce n’est qu’ensemble que la raison et la foi sauveront l’homme. »
C’est ainsi que l’Eglise cherche à apporter ce qu’elle croit pouvoir apporter dans le domaine de la bioéthique.
C’est ainsi que l’Eglise s’efforce d’exercer sa mission éducative à l’égard des enfants et des jeunes. Elle le fait par l’éveil à la foi des tout-petits et la catéchèse des enfants. Elle le fait par les aumôneries scolaires et les mouvements éducatifs. Elle le fait par les établissements catholiques d’enseignement là où ils sont implantés.
C’est ainsi encore que nos communautés chrétiennes se sentent concernées par toutes les questions soulevées aujourd’hui à propos du développement et de la ruralité, du respect de la nature et de la sauvegarde de la planète, dans la perspective d’écologie intégrale dont parle le pape François dans Laudato si.
Frères et sœurs, aujourd’hui nous nous réjouissons parce que deux diacres sont donnés à notre Eglise diocésaine. Oui, c’est un motif d’action de grâce. C’est aussi un appel et une responsabilité. Les diacres doivent pouvoir nous aider à devenir davantage une Eglise ouverte à tout ce qui nous entoure, une Eglise attentive aux questions de notre temps, une Eglise qui résiste à la tentation de se replier sur elle-même et sur ses questions internes, une Eglise soucieuse d’apporter ce qu’elle croit devoir apporter aux débats contemporains. Les diacres doivent pouvoir nous aider à devenir une Eglise ouverte à tout ce qui l’entoure parce qu’elle prend racine dans la présence du Christ qui nous précède toujours en Galilée, parce qu’elle s’appuie sur sa parole, parce qu’elle se fonde dans sa prière pour que le monde ait la vie en abondance et que son Esprit nous fasse entrer dans la pleine communion avec le Père. Amen.

75e anniversaire de la Libération des camps

Déclaration de la présidence du Conseil des conférences épiscopales européennes (CCEE) et du Président de la Commission des conférences épiscopales de l’Union européenne (Comece) à l’occasion du 75e anniversaire de la Libération du camp d’extermination nazi allemand Auschwitz-Birkenau.

75 ans ont déjà passé depuis la libération du camp de concentration allemand d’Auschwitz-Birkenau (27/01/1945), et ce lieu inspire toujours la terreur.

> lire la suite du communiqué qui rappelle que le pape François, lors de sa visite à l’ancien camp de concentration d’Auschwitz-Birkenau (29/07/2016), a suivi les traces de ses deux prédécesseurs. Il n’a pas fait de discours, mais sa présence silencieuse était très éloquente. Dans le livre commémoratif, il a écrit : « Seigneur, aie pitié de ton peuple. Seigneur, nous demandons pardon pour tant de cruauté ». Il a conclu sa visite par une prière au Monument au Martyre des Nations.

Et qu’il y a quelques jours, le pape François a lancé un appel : « Que l’anniversaire de l’indicible cruauté que l’humanité a connue il y a soixante-quinze ans soit un appel à s’arrêter, à se taire et à se souvenir. Nous en avons besoin pour ne pas devenir indifférents » (Addresse à une délégation du « Centre Simon Wiesenthal », 20 janvier 2020).

  1. Il y a