10 octobre 2026

Saint Ghislain

Auteur/autrice : Pierre Gelin

Léon XIV : ses 3 conseils pour une formation chrétienne digne de ce nom

Dans un discours adressé à l’occasion de l’inauguration de l’année académique de l’Université pontificale du Latran, le pape a rappelé la mission éducative de l’université en général et souligné l’importance de la quête de la vérité, avant de proposer trois dimensions pour que l’Université soit « un espace qui […] a les yeux et le cœur tournés vers l’avenir », face aux « défis contemporains ». Une fin de discours en forme de programme pour notre avenir commun.

L’urgence de réfléchir à notre foi

Après avoir parcouru brièvement l’histoire de l’Université depuis ses fondations et la spécificité de celle du Latran, souvent surnommée « Université du pape », titre plus honorifique que réel, le pape a rappelé la mission constante de l’Université, hier comme aujourd’hui, à savoir la réflexion et la recherche en fonction des défis posés par chaque époque successive.

« Nous avons aujourd’hui un besoin urgent de réfléchir à la foi afin de pouvoir la décliner dans les contextes culturels et les défis actuels, mais aussi pour lutter contre le risque de vide culturel qui, à notre époque, devient de plus en plus omniprésent, explique-t-il. En particulier, la faculté de théologie est appelée à réfléchir sur le dépôt de la foi et à en faire ressortir la beauté et la crédibilité dans les différents contextes contemporains, afin qu’elle apparaisse comme une proposition pleinement humaine, en mesure de transformer la vie des individus et de la société, de déclencher des changements prophétiques face aux drames et à la pauvreté de notre époque et d’encourager la recherche de Dieu. »

Le pape insiste sur cette dimension, que le diocèse de Nîmes tente de prolonger modestement, à sa mesure, avec des formations exigeantes, sans infantilisation : les parcours FIDEO, notamment FIDEO Credo cette année. Connaître le grand Symbole de sa foi, dans la lignée de tous les saints et chrétiens qui nous ont précédés, c’est en effet la condition même pour que cette foi soit transmise aujourd’hui : nous serons d’autant plus aptes à transmettre cette foi dans le contexte actuel que nous aurons fait nôtre la Révélation de Dieu dans les Écritures, transmise par la longue, belle et grande Tradition de l’Église.

Ce n’est qu’à cette condition que nous devenons des chrétiens adultes, en formant non seulement nos cœurs et nos âmes, mais aussi nos intelligences : Dieu nous a dotés d’une intelligence particulière, ce qui nous distingue des animaux ; s’interroger sur notre foi, tenter de comprendre toujours davantage le mystère de Dieu, voilà notamment ce qui nous rend plus humains ! C’est pourquoi Léon XIV reprend : « Cette mission exige que la foi chrétienne soit communiquée et transmise dans les différents domaines de la vie et de l’action ecclésiale, c’est pourquoi je considère que ce service […] est d’une importance vitale. »

Réciprocité, scientificité et bien commun : trois perspectives d’avenir

Si cette première partie est « classique » dans son approche, Léon XIV s’engage plus personnellement dans le dernier volet de son discours, en proposant plusieurs dimensions clefs pour que l’Université – celle du Latran en particulier, mais nous pourrions l’appliquer à tout organisme de formation – soit résolument en prises avec son temps. « Je voudrais aussi imaginer avec vous l’Université du Latran, explique-t-il, comme un espace qui a les yeux et le cœur tournés vers l’avenir et se lance dans les défis contemporains à travers certaines dimensions particulières que je vais brièvement souligner. »

Ces dimensions sont au nombre de trois.

Tout d’abord : la réciprocité ou fraternité.
Hélas, déplore le pape, « le mot ‘personne’ est souvent utilisé comme synonyme d’individu, et l’attrait de l’individualisme comme clé d’une vie réussie a des implications inquiétantes dans chaque domaine » ; il cite l’autopromotion, la primauté du moi, la difficulté à coopérer, l’érection de préjugés et de barrières les uns envers les autres, l’exercice solitaire du pouvoir, etc. Face à ce « virus de l’individualisme radical », Léon XIV invite à « cultiver la réciprocité, à travers des relations marquées par la gratuité et des expériences qui favorisent la fraternité et la confrontation entre les différentes cultures […] Soyez par conséquent un signe prophétique de communion et de fraternité. »

Deuxième dimension : la scientificité.
Le pape constate une indifférence, voire une méfiance, à l’égard du travail théologique, biblique ou juridique, au profit de « la pratique pastorale », ce qui peut avoir des conséquences graves selon lui : « Le risque est de céder à la tentation de simplifier les questions complexes pour éviter l’effort de réflexion, avec le danger que, même dans l’action pastorale et son langage, on tombe dans la banalité, l’approximation ou la rigidité. » Léon XIV pose une dimension claire, précise, directe, qui vise implicitement plus que les universités, à savoir les diocèses et paroisses du monde : « La recherche scientifique et les efforts qu’elle exige sont nécessaires. Nous avons besoin de laïcs et de prêtres formés et compétents. C’est pourquoi je vous exhorte à ne pas relâcher vos efforts en scientificité, en poursuivant avec passion la recherche de la vérité et en vous confrontant aux autres sciences, à la réalité, aux problèmes et aux tourments de la société. »

Troisième et dernière dimension : le bien commun.
Nous retrouvons là une idée fondamentale de la Doctrine sociale de l’Église, distincte de la notion d’intérêt général qui prévaut (en France du moins) depuis la Révolution française. « Le but du processus éducatif et académique, écrit Léon XIV, doit être de former des personnes qui, dans une logique de gratuité et dans leur passion pour la vérité et la justice, puissent être les bâtisseurs d’un monde nouveau, solidaire et fraternel. »

Voilà une belle orientation – déclinée en trois conseils – pour la dynamique du Service diocésain de la formation dans notre diocèse : FIDEO, les Maisons d’Évangile, les cycles de conférences, la bibliothèque diocésaine, les différentes initiatives présentes et à venir… Nous pourrions ainsi reprendre pleinement à notre compte cette belle formule conclusive du pape, en changeant simplement l’adresse : « Le [SEDIF] peut et doit diffuser cette culture, devenant le signe et l’expression de ce monde nouveau et de la recherche du bien commun. »

Pierre G.
Délégué diocésain à la formation aux arts et aux cultures

 

=> Lire en intégralité : Discours de Léon XIV à l’Université du Latran.

 



Photographie à la Une : Gerd Altmann (source : Pixabay)



 

« Mater Populi Fidelis » : de la juste dévotion à la Vierge Marie

« Mater Populi Fidelis »  (« Mère du Peuple fidèle ») est un document publié par le Dicastère pour la Doctrine de la Foi le 4 novembre dernier. Il répond à des demandes et réflexions sur certains titres mariaux, en particulier ceux liés à la coopération de Marie dans l’œuvre du salut. L’objectif est de clarifier les usages justes de ces titres, en évitant les confusions qui pourraient altérer la compréhension chrétienne de la médiation du Christ.

En résumé – Mater Populi Fidelis est une réflexion doctrinale profonde sur la manière dont l’Église catholique peut nommer et vénérer Marie sans altérer la centralité du Christ. Le document propose de conserver certains titres mariaux, tout en en rejetant ou en nuançant d’autres, afin d’assurer une théologie cohérente, fidèle à la tradition biblique et ecclésiale, et respectueuse de la piété populaire.

Modèle de Marie

Servante du Seigneur

Marie est présentée comme première disciple du Christ : obéissante, ouverte à Dieu, modèle de foi. Elle se définit elle-même, d’abord et avant tout, comme « servante du Seigneur ». Elle est aussi décrite comme un signe de proximité maternelle : les croyants peuvent se tourner vers elle pour recevoir tendresse, consolations, intercession.

Maternité de Marie par rapport aux fidèles

Marie est présentée comme « Mère du Peuple fidèle » : sa maternité ne se limite pas à Jésus, mais elle est spirituellement liée à tous les croyants. Cette maternité doit être comprise dans le cadre du mystère pascal du Christ : sa relation aux croyants fait partie du plan divin.

=> « La dévotion mariale, suscitée par la maternité de Marie, est ici présentée comme un trésor de l’Église. Il ne s’agit pas de corriger, mais bien de valoriser, d’admirer et d’encourager la piété du peuple de Dieu fidèle qui, en Marie, trouve refuge, force, tendresse et espérance… »

La coopération de Marie à l’œuvre du salut

Un constat tout d’abord : la Vierge Marie occupe incontestablement une place à part dans l’Histoire de la Révélation, pour avoir été choisie par Dieu Lui-même pour être la mère du Fils incarné. Mais quelle est dès lors la signification de cette coopération unique au plan du salut ? C’est par cette question que s’ouvre la réflexion de fond : il nous est proposé d’emblée une très belle analyse de la coopération de Marie à l’œuvre de salut.

Fondement biblique et traditionnel

Le document s’appuie largement sur la Bible (Évangiles, Apocalypse) pour expliquer la coopération de Marie. Il cite aussi les Pères de l’Église, la théologie orientale, et les réflexions des papes récents. Il insiste sur la dimension trinitaire dans la coopération de Marie : l’initiative vient du Père, l’union à Christ (le Fils), et l’action de l’Esprit. Paul VI a parfaitement résumé combien Marie est choisie par la Trinité tout entière :

=> « Dans la Vierge, tout se rapporte au Christ et tout dépend de lui : c’est pour lui que Dieu le Père, de toute éternité, l’a choisie comme Mère toute sainte et l’a parée de dons de l’Esprit à nul autre consentis. »

Titres discutés

À la lumière de cette coopération unique de Marie à l’œuvre de rédemption, le document examine ensuite plusieurs titres mariaux, valorise certains, et met en garde contre d’autres.

Corédemptrice
Le texte juge que ce titre pose des risques doctrinaux, car il pourrait minimiser l’unicité de la médiation du Christ.

=> « Compte tenu de la nécessité d’expliquer le rôle subordonné de Marie au Christ dans l’œuvre de la Rédemption, l’utilisation du titre de « co-rédemptrice » pour définir la coopération de Marie est toujours inopportune. Ce titre risque d’obscurcir l’unique médiation salvifique du Christ et peut donc générer une confusion et un déséquilibre dans l’harmonie des vérité de la foi chrétienne. »

Médiatrice / Médiatrice de toutes les grâces
Ce titre est accepté dans une interprétation subordonnée et participative, mais à rejeter s’il est compris comme parallèle ou égal à la médiation du Christ. Car Marie est sauvée comme chacune et chacun de nous : elle n’est pas une espèce de demi-déesse qui serait en dehors du plan du salut !

=> « Marie, la première rachetée, ne peut pas avoir été médiatrice de la grâce qu’elle a reçue elle-même […] en elle aussi le don de la grâce la précède et procède de l’initiative absolument gratuite de la Trinité, en vue des mérites du Christ. Elle, comme nous tous, n’a mérité sa justification par aucune de ses actions. »

Mère des croyants, Mère de la grâce
Des titres plus favorables sont reconnus, à condition qu’ils soient bien compris (intercession, proximité maternelle).

Piété populaire et dimension œcuménique

Le document ne vise pas à réprimer la piété mariale populaire, mais à la guider pour qu’elle reste orthodoxe. Il valorise la dévotion des fidèles, en la considérant comme un trésor de l’Église, mais demande vigilance face à des dévotions ou des revendications dogmatiques excessives.

Le document montre enfin une préoccupation œcuménique : certains titres mariaux, s’ils sont mal formulés, peuvent constituer un obstacle aux dialogues avec d’autres dénominations chrétiennes. Il cherche donc un équilibre : affirmer la place de Marie tout en maintenant l’unicité du Christ dans le salut.

Pierre G.

Délégué diocésain à la formation,aux arts et aux cultures

 

=> Lire en intégralité : « Mater Populi Fidelis » du Dicastère pour la Doctrine de la Foi.

 



Photographie à la Une : Le Couronnement de la Vierge par Enguerrand Quarton
(1454, Musée Pierre-de-Luxembourg à Villeneuve-lès-Avignon).



 

FIDEO Credo : bâtissez votre foi en Dieu Père, Fils et Saint-Esprit !

Véritable aventure intérieure et amicale, FIDEO est une initiative qui mêle la formation simple et innovante, la rencontre et la convivialité humaine et l’envie de grandir dans l’amour de Dieu. Partez à la rencontre de notre Dieu, unique et trinitaire, en petits cénacles. Musclez votre foi en découvrant tout ce qu’un chrétien devrait savoir sur la foi, le Credo, le Père, le Fils, l’Esprit et l’Église… Tout cela en 10 rencontres de 2h environ, soit une par mois… mais dans les faits : vous vous retrouvez où vous voulez, quand vous voulez et avec qui vous voulez !

 

INSCRIPTIONS OUVERTES
JUSQU’AU 15 OCTOBRE

 


1/ QU’EST-CE QUE FIDEO ?

FIDEO, c’est une traversée de la foi en l’unique Dieu trinitaire…
– en 10 rencontres physiques seulement,
– en petits cénacles de 4 à 7 personnes,
– accessible à tous (mais exigeante), débutants et confirmés, et partout dans le Gard, voire au-delà.

FIDEO,
c’est tout ce qu’un chrétien devrait savoir sur un sujet donné !

FIDEO,
c’est le cœur de notre foi à portée d’intelligence !

2/ COMMENT SE DÉROULENT LES RENCONTRES FIDEO ?

L’aventure FIDEO est constituée de 10 rencontres de 2h environ : une par mois en théorie, mais concrètement, vous vous réunissez quand vous voulez, où vous voulez ! Il suffit d’avoir une bonne connexion internet.

La rencontre est divisée en quatre temps :
1/ un enseignement vidéo (25mn)
2/ un premier temps de partage (20mn) ;
2/ lecture et partage autour d’un texte… et d’un bon dîner ? (1h-1h15) ;
3/ une conclusion vidéo (5-6mn).

Le plus petit + FIDEO : un cadeau pensé tout spécialement pour vous !
Selon les sujets de vos rencontres, nous vous offrons une boîte à outils avec des graphiques, des cartes, des textes ainsi que des jeux pour apprendre en s’amusant… Précieux pour qui veut approfondir, transmettre sa foi ou tout simplement muscler sa culture religieuse !

3/ POURQUOI DES CÉNACLES DE 4 À 7 PERSONNES ?

Il y a plusieurs raisons à ce petit nombre : facilité pour se réunir, pour prendre la parole paisiblement, pour partager son expérience, pour avoir le temps d’un échange constructif, pour être pleinement acteur et actrice de ces rencontres..

Qui peut s’inscrire ?

FIDEO, par sa souplesse, est ouvert à tous et toutes ! Ce peut être un groupe au sein d’une paroisse, quelques lycéens ou étudiants avides de connaître Dieu, un groupe d’amis qui a l’habitude de se retrouver mais souhaite se découvrir autrement en mettant Dieu au centre, des catéchistes et responsables de catéchuménat qui souhaitent structurer leurs connaissances, des paroisses missionnaires qui souhaitent renforcer les liens entre les chrétiens engagés et ceux en marge…

Faites de vos cénacles des lieux de vie ! Pour que l’échange soit convivial, pour vivre une rencontre amicale et joyeuse, nous vous recommandons un bon apéro dînatoire, voire un dîner, pendant le temps de partage. Car la formation ne doit pas être un à-côté de nos vies mais s’inscrire dans une dynamique d’ensemble. L’art de mêler l’utile et l’agréable…

Un coordinateur ou une coordinatrice est nommée pour chaque cénacle : sa mission consiste simplement à faire le lien avec le SEDIF, en envoyant un compte rendu après chaque rencontre, avec les points plus particulièrement évoqués en cénacle et les éventuelles questions en suspens, et en récupérant par la même occasion les liens d’une fois sur l’autre. La réception du compte rendu par le SEDIF entraîne automatiquement l’envoi du lien vers la rencontre suivante. Le SEDIF s’engage en effet à vous accompagner tout au long de l’année, au plus près de vos besoins et de vos interrogations, et au rythme propre à chaque cénacle.

4/ COMMENT S’INSCRIRE ET QUEL EST LE TARIF ?

Pour des questions d’organisation et de suivi, les inscriptions se font uniquement par cénacle : inscrivez tous les membres en une seule fois. Un certificat nominatif sera remis à l’issue de l’année aux membres inscrits.

=> Si vous n’avez pas encore de cénacle, rapprochez-vous de votre paroisse (cliquez ici pour trouver votre paroisse) ou contactez-nous : formation.fideo /@/ gmail.com
=> Si vous désirez rejoindre (individuellement) un cénacle existant, c’est-à-dire déjà inscrit, pas de panique : contactez-nous.

Coût : 50 € par personne
Ce coût comprend l’accès aux vidéos pendant un an, le polycopié des rencontres, les précieuses malles à outils, le suivi personnalisé et l’accompagnement de chaque cénacle tout au long de l’année… Un coût mesuré pour un service sur-mesure !

Si possible, la participation aux frais est versée en une seule fois pour tout le cénacle (organisez-vous en amont). Dans le cas d’un versement individualisé de la participation, pour des raisons évidentes de suivi, la validation du cénacle n’aurait lieu qu’après la validation de tous les membres pré-inscrits (Attention : ce choix individuel, qui repose sur la rigueur de chacune et chacun, entraîne généralement des retards dans la mise en route).

Nul ne doit être empêché de vivre FIDEO !
En cas de besoin ou de difficulté financière, contactez-nous en toute simplicité.


INSCRIPTIONS OUVERTES
JUSQU’AU 15 OCTOBRE

Inscriptions par courriel à formation.fideo/@/gmail.com (retirer les « / »)
Envoyer un courriel avec les renseignements suivants (obligatoires) :
– Tous les membres : prénom et nom + date de naissance + adresse électronique
– Nom de la coordinatrice ou du coordinateur  : idem + adresse postale + numéro de téléphone
– Nom de l’ensemble paroissial (ou de la commune du cénacle)

Vous recevrez en réponse un message confirmant la pré-inscription du cénacle, avec un lien pour le paiement en ligne : la création sera définitivement validée après paiement de tous les membres du cénacle.



5/ QUELLE PLACE OCCUPENT LES 3 JOURNÉES DIOCÉSAINES AU SEIN DE FIDEO ?

C’est une option pour mettre en lien la compréhension du mystère trinitaire avec le discernement dans l’Esprit ! Pour cette aventure théologique, l’évêque vous invite à le retrouver pour trois journées sur le thème du discernement de l’Esprit, troisième personne de la Trinité, à l’œuvre dans nos vies. Ces journées, ouvertes à celles et ceux qui suivent FIDEO (obligatoire), se dérouleront dans trois lieux différents du Gard. Au programme : enseignements, partage, convivialité, pique-nique tiré du sac, découverte de lieux insolites et de réalités méconnues du Gard…

Journée 1 : samedi 4 octobre 2025 de 9h à 17h à Nîmes
Renseignements et inscriptions (obligatoires) : cliquez ici.

Journée 2 : samedi 7 février 2026 de 9h à 16h à Pont-Saint-Esprit
Renseignements et inscriptions (obligatoires) : cliquez ici.

Journée 3 : samedi 30 mai 2026 de 9h à 17h à Uzès
Renseignements et inscriptions (obligatoires) : page à venir

ne sont pas obligatoires pour suivre l’aventure FIDEO.

 


Pour tout renseignement complémentaire,
vous pouvez nous écrire à l’adresse suivante :
formation.fideo/@/gmail.com (retirer les « / »)


Le jubilé biblique, mémorial de la création et de la rédemption

En cette année jubilaire, Catherine Poujol, déléguée diocésaine au Service national des relations avec le judaïsme, propose de revenir sur le sens originel – c’est-à-dire biblique – du « jubilé ». Ce texte est extrait d’une conférence qu’elle a donnée pour l’ensemble paroissial d’Aigues-Mortes… et qu’elle est prête à reproduire dans toutes les paroisses intéressées (contactez le SEDIF si c’est le cas !). 

Le mot « jubilé » provient du mot hébreu « YOBEL » qui signifie le Bélier. Il fait référence au son de la corne de bélier qui retentit pour annoncer les grandes fêtes juives. Il sonnait pour annoncer notamment les années jubilaires tous les 50 ans. La tradition initiale provient de l’épisode où Abraham accepte de sacrifier son fils Isaac car comme dans toutes les religions antiques, le sacrifice humain était pratiqué. Le Seigneur à cette occasion arrête le geste du père et montre un bélier bien suffisant pour prouver sa foi. Le Seigneur n’acceptera que des sacrifices d’animaux à partir de cet épisode. La corne de bélier qui se dit « shoffar » sonne à certaines grandes fêtes : Roch Hachana (Nouvel an juif) et Yom kippour, jour du Grand pardon, remise des fautes de l’année pour tous.

La tradition du yobel est inscrite au chapitre 25 du livre du Lévitique. Le Seigneur exige que l’on laisse une année sabbatique « après sept semaines d’années c’est-à-dire 7 fois 7 ans, soit 49 ans ». La cinquantième année sera un eannée sainte et son début est marqué par la sonnerie du shoffar car il va se passer, comme au Sinaï, un événement exceptionnel : Le Seigneur va reprendre ce qu’il a donné, le Seigneur va rappeler au peuple les termes de l’Alliance que le peuple a peut-être oubliés. Et le programme divin que j’ai appelé un « contrat social » est rappelé.

Le Seigneur exige un shabbat de 12 mois et les prescriptions du livre du Lévitique sont très précises :

Un shabbat pour la terre

Pas de récolte cette année-là et le peuple est invité à se nourrir des récoltes précédentes. La terre en sera régénérée comme au début de la création mais aussi se remettre en situation comme lorsque le peuple a pris possession de la Terre Promise. Le Seigneur les a bien nourris pendant 40 ans au désert de la manne. Ayez confiance !

Chacun à cette occasion devait retrouver sa propriété foncière. Concrètement cela signifiait rétablir « l’égalité « car lorsqu’ils étaient entrés en Canaan ils avaient tous reçu la même part. La terre avait été divisée entre les tribus et, à l’intérieur des tribus, entre les différentes familles, de sorte que chaque famille avait un morceau de terre. Il pouvait arriver que selon l’évolution de l’économie, quelqu’un perde tout et qu’un autre accumule les biens. Le Jubilé c’était remettre tout à zéro : chacun reprenait son bien d’origine.

Un shabbat pour l’homme

Toujours selon ces prescriptions du Lévitique, l’année jubilaire octroyait en même temps la libération des esclaves hébreux : « Si ton frère tombe dans la pauvreté, s’il se vend à toi, tu ne lui imposeras pas un travail d’esclave. Il sera pour toi un travailleur salarié et travaillera avec toi jusqu’à l’année jubilaire. Alors, il te quittera, lui et ses enfants et il retournera dans sa tribu. Il réintègrera la propriété de ses pères. En effet, ceux que j’ai fait sortir du pays d’Egypte sont mes serviteurs et ils ne seront pas vendus comme on vend des esclaves ».

Il s’agit donc d’un message d’espérance et de justice sociale. Le son du shoffar annonçait ainsi la possibilité donnée à chacun de se construire ou de se reconstruire une existence digne avec un minimum de terre. Chacun devait avoir sa part de subsistance. Et si au fil des ans, quelqu’un s’enrichissait ou s’appauvrissait le Jubilé permettait de mettre les pendules à zéro. Ainsi le Seigneur demande l’égalité effective de toutes les diverses couches de la société.
Le but n’est pas la protection de la population mais de l’humanisme.

Un shabbat pour Dieu

La sanctification du temps : le grand sabbat qu’est le jubilé réitère l’œuvre de création : libération du peuple et don du pays.

Le génie de la Loi est d’inscrire au cœur de la vie économique le rappel d’un ordre social idéal voulu par le Seigneur.

On n’échappe pas au jubilé car il est inscrit dans le temps ; un temps circonscrit : sept jours, sept mois, sept ans : année sabbatique, 7 x 7 ans = année jubilaire. L’horizon de l’homme biblique est marqué par le rappel en vérité de sa raison d’être sur ce sol pour mettre en œuvre une utopie et en profiter pour revenir à la promesse, à l’Alliance de Dieu avec l’Homme. Si on arrête de travailler, on peut revenir à l’essentiel : la prière, l’étude, prendre du temps pour le Seigneur.

Pour nous chrétiens, nous retrouvons cette même temporalité lorsque Jésus annonce les temps messianiques à Pierre qui lui demande combien de fois il doit pardonner (Mathieu 18-21).

« Alors Pierre s’avança en disant : Seigneur combien de fois mon frère pourrait-il pêcher contre moi ? Et devrais lui pardonner ? Irais-je jusqu’à 7 fois ? Jésus lui dit : Je ne dis pas 7 fois mais jusqu’à 70 fois 7 fois »

Ce qui signifie que les temps messianiques étant advenus et l’utopie réalisée, le pardon des fautes doit se faire partout et toujours car les temps messianiques sont une année jubilaire éternelle.

Je reprends pour finir la comparaison entre les deux Yeshoua (Dieu seul sauve): Si le premier Yeshoua (Josué) ouvre la porte du Jubilé temporel pour les fils d’Israël en entrant sur la terre de la promesse, c’est un autre Yeshoua (Jésus) qui ouvre à tous les peuples les portes du Jubilé d’éternité où le projet divin, son contrat social sera enfin mis à exécution.

Catherine Poujol
Déléguée diocésaine au Service national des relations avec le judaïsme

 



 

Propositions pour vivre le Carême 2025

En plus des belles et diverses initiatives mises en place dans vos paroisses, le SEDIF vous propose quelques outils pour vivre en profondeur un Carême fécond ; ce temps liturgique aura lieu du mercredi des Cendres, 5 mars, au dimanche de Pâques, 20 avril. Que le Seigneur bénisse votre chemin vers sa Résurrection, à travers l’attente et le désert, la Passion et la Croix.

 

COMPRENDRE CE QU’EST LE CARÊME EN VIDÉO

Avec les jeunes de l’aumônerie de Villeneuve-lès-Avignon

Bravo et merci à eux et à leur équipe d’animation pour cette belle vidéo explicative, pour leur créativité, pour leur joie communicative !

*

Et pour compléter, dans des styles très divers…

Quelques vidéos destinées à tous, jeunes, novices et confirmés, pour comprendre ce qu’est le Carême…

 

 


NOUVEAUTÉ DANS LE GARD : DES CONFÉRENCES DE CARÊME

Le Service diocésain de formation organise deux conférences de Carême, les vendredis 14 mars et 11 avril à 20h, à la Maison diocésaine de Nîmes. Cette nouveauté tend à être généralisée l’an prochain, avec des rendez-vous plus réguliers et en différents lieux du diocèse.

14 mars : « Évangéliser par les traditions populaires », par Mgr Nicolas Brouwet

Le vendredi 14 mars, le SEDIF organise sa première conférence de Carême sur le thème : « Évangéliser par les traditions populaires ». Notre évêque, Mgr Nicolas Brouwet, reprendra la conférence qu’il a donnée en Corse en décembre dernier et qui a été enrichie depuis par les nombreux échanges qu’il a eus avec d’autres intervenants lors du colloque sur la piété populaire que le pape François était venu clôturer.

Renseignements : en savoir plus.

11 avril : « L’espérance ne déçoit pas », par le P. Jean-Claude Rodriguez

Le vendredi 11 avril, le SEDIF organise une seconde conférence de Carême sur le thème : « L’espérance ne déçoit pas ». Le P. Jean-Claude Rodriguez, vicaire général du diocèse, proposera une méditation sur l’espérance en cette année jubilaire que le pape François a voulu consacrer à la deuxième vertu.

Renseignements : en savoir plus.

ET AUSSI – 1er avril à Alès et 2 avril à Nîmes : « Le Linceul de Turin au défi de la science », par Laurent Touchagues

Véritable défi pour notre époque scientifique, le Suaire de Turin n’en finit plus de faire couler beaucoup d’encre : laboratoires, chercheurs et jusqu’à la NASA, tous veulent en percer le mystère. À l’invitation du CREC, Laurent Touchagues, président du Centre international des études sur le linceul de Turin (CIELT), retracera pour nous l’histoire de ce tissu hors normes et nous dévoilera les dernières recherches et découvertes scientifiques de ce linge à nul autre pareil. Une conférence de Carême ouverte aux jeunes, aux catéchumènes et aux néophytes : une sortie paroissiale en perspective ?

Renseignements : le 1er avril à Alès et le 2 avril à Nîmes.

 


VIVRE LE CARÊME EN LIGNE : 5 PROPOSITIONS

Il existe beaucoup de sites proposant de nombreuses ressources, comme Hozana qui collige près d’une cinquantaine de propositions… Il existe aussi des propositions amusantes, comme celle de ce prêtre qui propose de remplacer son Smartphone par le crucifix pendant une journée (voir ici) !

Ou encore des propositions axées sur une thématique contemporaine, telle celle du diocèse de Namur, en Belgique, qui propose un guide pour grandir dans la foi et l’écologie intégrale : voir la proposition ici et télécharger le guide là.

Le SEDIF a sélectionné pour vous cinq propositions, avec une spiritualité et une thématique différentes : les Carmes vous proposent de vous mettre à l’école de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus quand les Assomptionnistes se concentrent sur la Parole ; si les Jésuites vous invitent à mettre de l’ordre dans votre vie, la fraternité Saint-Vincent-Ferrier vous entraîne franchement dans le combat spirituel, tandis que les Dominicains privilégient la vie dans l’Esprit de Dieu.

Il y en a ainsi pour tous les goûts… Bon chemin !

Avec les Dominicains : « le Souffle du Puissant me fait vivre »

Chaque jour pendant le Carême, du 3 mars au 20 avril 2025, les Dominicains nous proposent de :

  • méditer la Parole de Dieu avec des sœurs, des frères dominicains et des jeunes professionnels,
  • prier les vêpres avec les sœurs moniales de Beaufort,
  • glaner une inspiration pour la prière quotidienne.

Pendant 40 jours, ils nous offrent de :

  • approfondir tous les samedis, dans une vidéo, la présence du souffle dans la Bible, avec le frère Olivier Catel, de l’École biblique de Jérusalem,
  • confier vos intentions de prière,
  • nous rencontrer en présentiel ou en visio-conférence pour partager la Parole de Dieu avec des laïcs dominicains,
  • poser une question à une sœur ou un frère dominicain.

Inscriptions : Carême dans la ville
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éléchargez l’appli : Google Play et App Store

 

Avec les Assomptionnistes : « Ta parole est la lumière de mes pas »

Chaque jour, du mercredi des Cendres à la nuit de Pâques, un podcast vous invite à découvrir et méditer le texte de l’évangile de chaque jour, lu à la messe. Ce rendez-vous quotidien offre une clé de compréhension pour approfondir votre lien à la parole de Dieu et nourrir votre cheminement spirituel.

Découvrir et s’inscrire : Prions en Église
Téléchargez l’appli : Google Play et App Store

 

Avec les Jésuites : « Mettre de l’ordre dans sa vie »

Dans les vies d’aujourd’hui, parfois vécues à 1 000 à l’heure, qui ne s’est pas déjà demandé comment trouver l’équilibre, ou comment trouver un nouvel élan ? Qui n’a pas perdu de vue le sens de ses actions ?

Prie en Chemin vous propose pour le Carême de ralentir et de prendre le temps d’écouter la Parole de Dieu. Une Parole, qui nourrit, qui libère, qui désencombre. Voilà la raison d’être du parcours « Mettre de l’ordre dans sa vie, à la lumière des Écritures ».

Découvrir et s’inscrire : Prie en chemin

 

Avec les Carmes : « Thérèse de Lisieux et le mystère pascal »

Sainte Thérèse de Lisieux n’était pas seulement de l’Enfant Jésus, elle était aussi de la Sainte Face. La face du Crucifié ! On sait que les dix-huit derniers mois de sa vie sur la terre ont été un temps de grandes souffrances où se conjuguèrent la tuberculose et l’épreuve de la foi. Mais bien avant cela, à une époque heureuse de sa vie, en février 1895, Thérèse écrivait à la fin de son admirable poésie Vivre d’Amour (PN 17), à la strophe 15, les vers suivants : Mourir d’Amour, voilà mon espérance / Quand je verrai se briser mes liens / Mon Dieu sera ma Grande Récompense /  […] / Voilà mon Ciel …. voilà ma destinée : Vivre d’Amour !!!…..

Avec Thérèse et les textes liturgiques de ce Carême 2025, dans l’esprit de l’année jubilaire nous invitant à ­devenir pèlerin d’espérance, nous essaierons de nous préparer à célébrer la fête majeure de notre foi : le mystère pascal.

Après une introduction à la retraite envoyée le mercredi 5 mars, vous recevrez chaque ­vendredi un courriel hebdomadaire. Vous pourrez télécharger le contenu de la semaine en format?: Word ou PDF (version PC ou mobile). Dans ce courriel, vous trouverez?:

  • une méditation à partir de l’Évangile et des textes de la sainte ;
  • des pistes de mise en pratique ;
  • un podcast de la méditation ;
  • le calendrier de Carême pour prier au quotidien. (Vous pouvez suivre ce calendrier chaque matin sur notre
    page Hozana, Instagram, Facebook, et X (twitter) « Carmes de Paris ».)

Découvrir et s’inscrire : Retraite en ligne du Carmel

 

Avec la fraternité Saint-Vincent-Ferrier : « Le combat spirituel »

Chaque jour du carême, en vous inscrivant, vous recevrez directement dans votre boîte mail :

?Une vidéo de 10 min
Un enseignement clair, précis et catholique sur le combat spirituel, dispensé par les frères de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier. Chaque vidéo vous aidera à mieux comprendre l’enjeu, les ennemis et les armes du combat spirituel.

? Un texte de méditation
En lien avec la vidéo du jour, vous recevrez un texte de méditation par Padre Pio, saint Thomas d’Aquin, le saint curé d’Ars, et bien d’autres…

? Un défi pratique
En cinq minutes, vous aurez un défi pratique à accomplir. Il vous préparera à la fête de Pâques et vous fera (ré)découvrir la joie d’une vie spirituelle fervente.

Découvrir et s’inscrire : Carême 40

 



 



 

Charte pour l’accompagnement spirituel : l’Église en France lance un vaste chantier…

Lors de leur dernière Assemblée plénière à Lourdes, le 9 novembre 2024, la Conférence des évêques de France a publié un modèle de Charte pour l’accompagnement spirituel, pouvant être adaptée et complétée dans les diocèses ou instituts. Les évêques se sont par ailleurs engagés à publier pour leur diocèse, au cours de l’année 2025, une charte pour l’accompagnement spirituel à partir de ce document adopté en Assemblée plénière.

L’évêque de Nîmes, Mgr Nicolas Brouwet, a décidé d’initier une grande réflexion sur l’accompagnement spirituel dans le diocèse, qui ne vise pas seulement la rédaction d’une charte mais également et surtout la mise en place d’une formation rigoureuse et adaptée aux exigences de notre temps. Cette réflexion, confiée à une petite équipe de collaborateurs, devrait être suivie de propositions dans le courant de l’année 2025.

Affaire à suivre…

 

En téléchargement :
Charte pour l’accompagnement spirituel
(modèle-type de la CEF)

 

 



Image à la Une : Freepik