10 octobre 2026

Saint Ghislain

Auteur/autrice : Pierre Gelin

Lumière sur l’occultisme : le documentaire choc de KTO sur les pratiques occultes

Voilà un documentaire qui s’attaque à un sujet trop longtemps éludé : les pratiques occultes. Véritable phénomène de société, l’occultisme atteint désormais toutes les strates de la société, et notamment les jeunes, cruellement en manque de repères. La réalisatrice Cecylia Rançon signe une œuvre nécessaire, en dépit des limites que contient nécessairement un film de 52 minutes. À regarder et à diffuser autour de soi, en paroisse et en aumônerie à l’occasion de soirées-débats, ou tout simplement en famille…

Lumière sur l’occultisme – Une coproduction KTO/ELLIS FILMS 2024 – Réalisée par Cecylia Rançon

Présentation du documentaire par KTO TV

Médiumnité, soins énergétiques, tirage de cartes : les pratiques occultes ont le vent en poupe. Les salons de la voyance, les cabinets de consultation privés ne désemplissent pas et l’on constate un véritable engouement des jeunes sur les réseaux sociaux. Si la baisse de l’influence chrétienne dans la société en est une des causes, elle n’est pas la seule. Pourquoi un tel succès ? Pour quelles raisons l’Église met-elle en garde contre ces pratiques ? Quels sont les pièges de l’occultisme ? Comment s’en sortir ? Pour répondre à ces questions, la réalisatrice Cecylia Rançon donne la parole non seulement à des experts de l’occultisme, comme le prêtre exorciste Dominique Auzenet, l’ancien adepte des sciences ésotériques le père Jean-Christophe Thibaut ou le théologien Pascal Ide, dont les propos nuancés apportent une véritable originalité à ce film, mais aussi à d’anciens adeptes qui ont réussi à s’en sortir. L’attraction pour les ténèbres présente de véritables dangers, mais il existe des contrefeux… allumés à la vraie Lumière.

Avis d’Emmanuel Tourpe, philosophe et homme de médias catholique

Dans un message publié publiquement sur Facebook (voir ici), le philosophe Emmanuel Tourpe dit recommander avec enthousiasme ce documentaire aux témoignages forts et à la leçon magistrale.

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Il note cependant plusieurs réserves, à commencer par une approche qui, contrairement aux travaux d’Antoine Faivre, grand historien français de l’ésotérisme (1934-2021), « mélange un peu tous les genres ». Dans ce documentaire en effet, « énergétisme, new âge, ésotérisme, occultisme, hermétisme, symbolisme.. font farine au même moulin ». Or pour Emmanuel Tourpe, « tout ne relève pas de la même pratique ni des mêmes logiques. Mettre dans un sac unique les coupeurs de feu, les spirites, les sorcières influenceuses sur Tiktok et les pierres énergétiques est simplificateur. »

C’est que le christianisme lui-même a développé au fil des siècles une tradition symboliste qui flirte avec l’ésotérisme, des Pères de l’Eglise comme Origène aux grands théologiens du XXe siècle comme Hans-Urs von Balthasar qui, rappelle le philosophe, « n’a pas hésité à écrire une introduction passionnante à un ouvrage sur les arcanes majeurs du Tarot ». Dans cette tradition, E. Tourpe cite pêle-mêle des théosophes comme Von Baader et Soloviev, des mystiques et théologiens médiévaux comme Hildegarde de Bingen et Albert le Grand, des figures de la pensée chrétienne de la Renaissance, de la modernité ou encore de l’époque contemporaine (Jean Borella).

Alors, où se situe la nuance ? « Cette tradition chrétienne ne doit pas être confondue avec la gnose ou l’occultisme, explique le philosophe. Mais elle ne peut non plus être oubliée : les symboles, la voie étroite de l’initiation, la liaison liturgique avec le cosmos, le lien christologique entre les morts et les vivants – tout cela est parfois oublié et fait le lit du grand bazar actuel des émotions paranormales. Plus la théologie et la pastorale chrétienne se sont intellectualisées ou banalisées, moins la force symbolique et initiatrice du christianisme a pu rayonner – d’autres en ont pris le relais. »

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Autre limite du documentaire : la distinction trop forte entre le spirituel et la psychologie qui, s’ils sont effectivement à distinguer, se rejoignent également en certains lieux qu’il convient d’affronter avec lucidité : « La folie psychotique et la possession démoniaque ne sont pas deux domaines hétérogènes mais un ensemble complexe et hybride de phénomènes de nature différente parfois très enchevêtrés, explique-t-il. Le « préternaturel » qui est engagé dans ces phénomènes n’est ni purement naturel ni purement spirituel. »

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Emmanuel Tourpe invite dès lors à un second documentaire qui serait comme le pendant positif et lumineux du documentaire de Cecylia Rançon. L’enjeu de ce deuxième opus serait de révéler « la profondeur du symbolisme et de l’initiation chrétiennes », qui englobe aussi bien les symboles cosmiques de la liturgie chrétienne et le chemin du catéchuménat qui est une voie étroite d’initiation (donc à connotation ésotérique, en un sens bien compris) que la communion des saints ou encore une écologie théologique et spirituelle, comme le montrent les récits de la Création en Genèse 1 et 2 ou comme le rappelle bien plus tard saint Paul dans son épître aux Romains :

La création attend avec impatience la révélation des fils de Dieu. Car la création a été soumise au pouvoir du néant, non pas de son plein gré, mais à cause de celui qui l’a livrée à ce pouvoir. Pourtant, elle a gardé l’espérance d’être, elle aussi, libérée de l’esclavage de la dégradation, pour connaître la liberté de la gloire donnée aux enfants de Dieu. Nous le savons bien, la création tout entière gémit, elle passe par les douleurs d’un enfantement qui dure encore (Rm 8,18-22)

Et le philosophe de conclure : « Il ne suffit d’opposer un méchant occultisme à la puissance d’une conversion instantanée à la « foi ». Le christianisme n’est ni purement intellectuel (il est aussi fait de symboles) non plus qu’il n’est une offre sur le marché des religions à disposition de qui veut (c’est le risque de l’évangélisme et de tout ramener à un ‘kérygme’ de quelques mots). Plus l’épaisseur liante, cheminante, symbolique – cosmique, eschatologique – du christianisme sera vue, moins il y aura cette course affolée vers les signes de l’au-delà et du lien avec toutes choses. Il y a un ésotérisme chrétien : tout ne se ramène pas à Jean 3,14 ou à de l’immédiatement accessible. La foi est un chemin (étroit) comme l’illustre le labyrinthe initiatique de Chartres. »



Introduction à la lectio divina, par Mgr Nicolas Brouwet

Dans le cadre de la journée diocésaine organisée par le Service diocésain de formation (SEDIF), le 14 septembre 2024, Mgr Nicolas Brouwet, évêque de Nîmes, a proposé une vaste introduction à la lectio divina. Nous vous en proposons l’enregistrement dans son intégralité.

Quelque 230 participants ont participé à la journée organisée par le SEDIF, journée au cours de laquelle fut officiellement lancée la toute nouvelle aventure diocésaine : FIDEO. Après une messe présidée par le père-évêque et un accueil autour d’un café, Mgr Nicolas Brouwet a offert une vaste introduction à la lectio divina (téléchargez ici le plan de la conférence), suivie d’un atelier pratique en petits groupes. La matinée s’est achevée avec la présentation de FIDEO et un apéritif aussi chaleureux que musical, grâce à un petit groupe venu de Calvisson.

En savoir plus sur la formation FIDEO :
renseignements et inscriptions.

L’après-midi, les participants se sont rendus à l’association Le Rocher de Nîmes, en l’église Saint-Dominique. Jean-Claude Holdrinet, responsable diocésain du Pôle solidarité, a dressé un vaste panorama de la solidarité dans l’Église, s’enracinant dans la doctrine sociale de l’Église et se déployant aux niveaux national, diocésain et paroissial. Les participants se sont ensuite répartis en deux ateliers, le premier autour de l’association Le Rocher, qui œuvre dans les cités, le second autour de la Maison Barnabé, à Vauvert, qui accueille les prêtres en brun-out. La journée s’est achevée par une visite à la joyeuse communauté des Clarisses qui, presque toutes réunies, ont parlé de leur vie communautaire et de leur rapport à la Parole de Dieu.

Écoutez l’enseignement complet de Mgr Nicolas Brouwet sur la lectio divina

Remerciements à Gérard Zambon, de Radio Ecclesia, pour cet enregistrement.

 


Pour être tenu informé des actualités de formation dans le diocèse,
abonnez-vous à la lettre virtuelle du SEDIF :
sedif @ eveche30.fr


 

Formation FIDEO : « Musclez votre Foi ! »

Véritable aventure intérieure et amicale, FIDEO est une initiative qui mêle la formation simple et innovante, la rencontre et la convivialité humaine et l’envie de grandir dans l’amour de Dieu. Partez à la rencontre du Seigneur qui se révèle, en parcourant l’intégralité de la Bible en petits cénacles. Musclez votre foi en découvrant tout ce qu’un chrétien devrait savoir sur la Parole et le dessein aimant de Dieu pour l’humanité. Tout cela en 10 rencontres d’1h30 environ, soit une par mois… mais dans les faits : vous vous retrouvez où vous voulez, quand vous voulez et avec qui vous voulez !


Pour en savoir plus sur FIDEO :
écoutez l’émission que consacre Radio Ecclesia à cette aventure biblique


1/ QU’EST-CE QUE FIDEO ?

FIDEO, c’est une traversée de la Bible…
– en 10 rencontres physiques seulement,
– en petits cénacles de 3 à 5 personnes,
– accessible à tous (mais exigeante), débutants et confirmés, et partout dans le Gard, voire au-delà.

FIDEO,
c’est tout ce qu’un chrétien devrait savoir sur un sujet donné !

FIDEO,
c’est le cœur de notre foi à portée d’intelligence !

FIDEO s’inscrit dans la dynamique des disciples-missionnaires, initiée par le diocèse depuis plusieurs années, en la renouvelant en profondeur en fonction des enjeux actuels : bien que diocésaine sur le papier, elle s’inscrit en réalité dans la dynamique locale de chaque paroisse, d’une aumônerie particulière ou tout simplement d’un groupe d’amis…

2/ COMMENT SE DÉROULENT LES RENCONTRES FIDEO ?

L’aventure FIDEO est constituée de 10 rencontres d’2h environ : une par mois en théorie, mais concrètement, vous vous réunissez quand vous voulez, où vous voulez ! Il suffit d’avoir une bonne connexion internet.

La rencontre est divisée en trois temps :
1/ un enseignement vidéo (30mn) ;
2/ étude et partage autour d’un texte… et d’un bon dîner ? (1h25mn) ;
3/ une conclusion vidéo (6-7mn).

Le plus petit + FIDEO : un cadeau pensé tout spécialement pour vous !
Selon les sujets de vos rencontres, nous vous offrons une boîte à outils avec des graphiques, des cartes, des textes ainsi que des jeux pour apprendre en s’amusant… Précieux pour qui veut approfondir, transmettre sa foi ou tout simplement muscler sa culture religieuse !

3/ POURQUOI DES CÉNACLES DE 3 À 5 PERSONNES ?

Il y a plusieurs raisons à ce petit nombre : facilité pour se réunir, pour prendre la parole paisiblement, pour partager son expérience, pour avoir le temps d’un échange constructif, pour être pleinement acteur et actrice de ces rencontres..

Faites de vos cénacles des lieux de vie ! Pour que l’échange soit convivial, pour vivre une rencontre amicale et joyeuse, nous vous recommandons un bon apéro dînatoire, voire un dîner, pendant le temps de partage. L’art de mêler l’utile et l’agréable…

Un coordinateur ou une coordinatrice est nommée pour chaque cénacle : sa mission consiste simplement à faire le lien avec le SEDIF, en envoyant un compte rendu après chaque rencontre, avec les points plus particulièrement évoqués en cénacle et les éventuelles questions en suspens, et en récupérant par la même occasion les liens d’une fois sur l’autre. La réception du compte rendu par le SEDIF entraîne automatiquement l’envoi du lien vers la rencontre suivante. Le SEDIF s’engage en effet à vous accompagner tout au long de l’année, au plus près de vos besoins et de vos interrogations, et au rythme propre à chaque cénacle.

Teaser FIDEO
Teaser FIDEO

4/ COMMENT S’INSCRIRE ET QUEL EST LE TARIF ?

Pour des questions d’organisation et de suivi, les inscriptions se font uniquement par cénacle : inscrivez tous les membres en une seule fois. Un certificat nominatif sera remis à l’issue de l’année aux membres inscrits.

Quant au règlement, il se fait si possible en cénacle (paiement collectif en une fois), sinon individuellement à la condition toutefois que l’inscription collectif, en cénacle, ait déjà été effectuée.

=> Si vous n’avez pas encore de cénacle, rapprochez-vous de votre paroisse (cliquez ici pour trouver votre paroisse) ou contactez-nous : formation.fideo /@/ gmail.com
=> Si vous désirez rejoindre (individuellement) un cénacle existant, c’est-à-dire déjà inscrit, pas de panique : contactez-nous.

Coût : 50 € par personne
Ce coût comprend l’accès aux vidéos pendant un an, le polycopié des rencontres, les précieuses malles à outils, le suivi personnalisé et l’accompagnement de chaque cénacle tout au long de l’année… Un coût mesuré pour un service sur-mesure !

Nul ne doit être empêché de vivre FIDEO !
En cas de besoin ou de difficulté financière, contactez-nous en toute simplicité.


INSCRIPTIONS OUVERTES

Inscriptions par courriel à formation.fideo/@/gmail.com (retirer les « / »)
Envoyer un courriel avec les renseignements suivants (obligatoires) :
– Coordinateur ou coordinatrice : prénom et nom + date de naissance + coordonnées : adresse électronique, téléphone et adresse postale
– Tous les membres : prénom et nom + date de naissance + adresse électronique
– Lieu de réunion du cénacle (commune ou paroisse)

Vous recevrez en réponse un message confirmant la pré-inscription du cénacle, avec un lien pour le paiement en ligne : la création sera définitivement validée après paiement (50 € par personne).



5/ QUELLE PLACE OCCUPENT LES 3 JOURNÉES DIOCÉSAINES AU SEIN DE FIDEO ?

C’est une option pour mettre en lien la Parole de Dieu avec votre vie de prière ! Pour cette première aventure biblique, l’évêque vous invite à le retrouver pour trois journées sur le thème de la prière avec et par la Bible. Ces journées, ouvertes à tous sur inscription (obligatoire), se dérouleront dans trois lieux différents du Gard. Au programme : enseignements, partage, convivialité, pique-nique tiré du sac, découverte de lieux insolites et de réalités méconnues du Gard…

Journée 1 : samedi 14 septembre 2024 de 9h à 17h à Nîmes
Renseignements et inscriptions (obligatoires) : cliquez sur ce lien.

Journée 2 : samedi 8 février 2025 de 9h à 17h à Alès (à confirmer)
Renseignements et inscriptions (obligatoires) : cliquez sur ce lien.

Journée 3 : samedi 24 mai 2025 de 9h à 17h à Villeneuve-lès-Avignon
Renseignements et inscriptions (obligatoires) : cliquez sur ce lien.

ne sont pas obligatoires pour suivre l’aventure FIDEO.

 


Pour tout renseignement complémentaire,
vous pouvez nous écrire à l’adresse suivante :
formation.fideo/@/gmail.com (retirer les « / »)


Connaître et comprendre les 5 piliers de l’islam

Du 14 au 19 juin se déroule le grand pèlerinage à la Mecque, plus connu sous le nom de Hajj. Il s’agit du cinquième pilier de l’islam. À cette occasion, Jean-Paul Rychener, délégué diocésain aux relations avec les musulmans, nous propose de découvrir ces cinq piliers de l’islam et d’en comprendre leur importance pour les musulmans.

Le mois de juin de cette année est un mois important pour la communauté musulmane : du 14 au 19 juin se déroulera le grand pèlerinage, ou Hajj à la Mecque, le cinquième pilier de l’islam. Durant cette période, la communauté musulmane célébrera l’Aïd el-Kebir, ou Aïd el Adha, commémoration du sacrifice d’Abraham. Cette fête est la plus grande fête de l’islam et se déroulera du 16 au 19 juin.

INTRODUCTION

L’islam, littéralement la soumission et la sujétion aux ordres de Dieu, est une religion abrahamique s’appuyant sur le dogme du monothéisme absolu (tawhid).

Cette religion prend sa source dans le Coran, considéré par les musulmans comme le réceptacle de la parole de Dieu, révélée à Mahomet (Muhammad), au VIIe siècle en Arabie, au sud-ouest de l’Asie. Selon l’islam, ces révélations ont été faites par l’archange Gabriel au dernier prophète et messager de Dieu, Mahomet « le loué », à partir de 610–612 jusqu’à sa mort en 632.

Un adepte de l’islam est appelé un musulman ; il a des devoirs cultuels, souvent appelés les « piliers de l’islam » au nombre de cinq : « L’Islam est que tu témoignes qu’il n’est de divinité si ce n’est Dieu et que Muhammad est l’envoyé de Dieu ; que tu accomplisses la prière, verses l’aumône, jeûnes le mois de Ramadan, effectues le pèlerinage vers la maison sacrée si tu en as la possibilité. » (Hadîth de Gabriel)

1/ LA PROFESSION DE FOI OU SHAHADA

« J’atteste qu’Il n’y a de divinité que Dieu
J’atteste que Mohammed est son prophète »

Cette profession de foi est récitée à quatre moments de la vie d’un musulman : lors de son adoption de l’islam, lors de la prière, lors d’une expression de sa foi ou d’un appel à Dieu et enfin, lors de l’accompagnement d’un mourant dans la mort.

2/ LA PRIÈRE RITUELLE OU SALÂT

Sacralisation du temps et de l’espace, précédée par des ablutions rituelles codifiées, elle est récitée cinq fois par jour : à l’aube, à la mi-journée, l’après-midi, au coucher du soleil et la nuit.

3/ L’AUMÔNE LÉGALE OU ZAKAT

Dans le Coran, croire et faire l’aumône sont inséparables (Coran 57, 7)

« Les aumônes sont destinées aux pauvres, aux nécessiteux, à ceux qui sont chargés de la collecter, à ceux dont les cœurs sont à gagner, au rachat des captifs, aux insolvables, à ceux qui se consacrent à la cause d’Allâh et aux voyageurs. » (Coran 9, 60)

La Zakat est l’aumône obligatoire, impôt prélevé pour les plus pauvres et versé à la fin du Ramadan (Zakat al fitr). Le montant de cette aumône légale est fixé chaque année par les instances de l’islam en France.

4/ LE JEÛNE DU RAMADAN

9e mois du calendrier hégirien, le mois de Ramadan commémore la révélation, la « descente » du Coran. Cela se termine avec la « fête de la fin du jeûne » : Eïd el Fitr.

Le Coran précise les modalités de ce jeûne : « Mangez et buvez jusqu’à ce que se distingue pour vous le fil blanc du fil noir, à l’aube. Ensuite, faites jeûne complet jusqu’à la nuit » (Coran 2, 187).

Les malades, voyageurs et femmes enceintes peuvent y déroger, mais doivent compenser les jours manqués avant le ramadan suivant.

5/ LE PÈLERINAGE À LA MECQUE OU OMRA

Obligatoire pour ceux qui « possèdent les moyens » de l’accomplir (Coran 3,94).

L’état de sacralisation est symbolisé par un drap blanc sans couture qui évoque le linceul du « Jour du Jugement » porté par tous les pèlerins.

Il commence au 8e jour de Dhou al-hijja, le 12e mois du calendrier hégirien et dure 5 jours très codifiés ; chaque journée, le pèlerin se doit d’exécuter différents rites.

« Hâjj » ou au féminin « Hâjja » est un titre honorifique donné à un musulman qui a effectué le Hajj, le pèlerinage à La Mecque.

Ce pèlerinage se termine par « l’Aïd el-Adha » ou « Aïd el-Kebir », appelé aussi Tabaski, la plus importante fête musulmane. Cette fête commémore la force de la foi d’Ibrahim (Abraham dans la tradition judéo-chrétienne) à son Dieu, symbolisée par l’épisode où il accepte de sacrifier, sur l’ordre de Dieu, son fils Ismaël (quoique le Coran ne précise pas s’il s’agit d’Isaac ou d’Ismaël). Après qu’Abraham a accepté l’ordre divin, Dieu envoie l’archange Gabriel (Jibr?l) qui, au dernier moment, substitue à l’enfant un mouton qui servit d’offrande sacrificielle.

En souvenir de cette dévotion d’Ibrahim à son Dieu, les familles musulmanes sacrifient un animal, le plus souvent un mouton de six mois, dont la viande est partagée entre la famille, les voisins et amis et les pauvres. Un don équivalent pour les nécessiteux peut se substituer au sacrifice animal.

UN JEU POUR CONCLURE : QUIZ SUR L’ISLAM ?

1. Comment s’appelle le livre sacré des musulmans ?
2. Combien y a-t-il de « piliers de l’islam » ?
3. Comment s’appelle le fils qu’Ibrahim voulait sacrifier ?
4. Selon l’islam, qui a révélé le Coran à Mahomet ?
5. Comment s’appelle la principale fête des musulmans ?
6. Quel titre donne-t-on à celle ou celui qui a effectué le Hajj ?
7. Bible ou Coran, de quel livre est tirée chacune de ces deux citations ?

« Pour cela, Nous avons prescrit aux Enfants d’Israël que quiconque tuerait une personne non coupable d’un meurtre ou d’une corruption sur la terre, c’est comme s’il avait tué tous les hommes. Et quiconque lui fait don de la vie, c’est comme s’il faisait don de la vie à tous les hommes. En effet Nos Messagers sont venus à eux avec les preuves (évidentes). Et puis voilà, qu’en dépit de cela, beaucoup d’entre eux se mirent à commettre des excès sur la Terre. »

« Vous traiterez l’étranger en séjour parmi vous comme un indigène du milieu de vous ; vous l’aimerez comme vous-mêmes, car vous avez été étrangers dans le pays d’Égypte. Je suis l’Éternel, votre Dieu. »

Jean-Paul RYCHENER

Pour en savoir plus :
– Sur la plate-forme éducative Lumni : Islam : les cinq piliers

 



Références pour l’écriture de cet article : le Coran, le Service national pour les relations avec les musulmans (SNRM), La Croix, Wikipédia et Lumni)

Photographie à la Une : Freepick



 

Carême : 40 jours vers la victoire !

Ce mercredi 14 février, jour de la Saint-Valentin, les amoureux seront invités à faire jeûne et pénitence. Comment est-ce possible ? Oui, il est revenu, le Carême, ce temps de conversion, de dépouillement et d’attente nourri par l’espérance de la résurrection. Le SEDIF vous propose quelques outils pour entrer dans l’esprit du Carême.

Le Carême se déroule du mercredi des Cendres, 14 février, jusqu’au Jeudi Saint, 28 mars ; il est suivi du Triduum pascal durant lequel nous célébrons la passion, la mort et la résurrection de Jésus-Christ.

1. POURQUOI 40 JOURS ?

Le Carême dure quarante jours (+ les dimanches) : cette durée s’enracine dans deux réalités bibliques :
1/ le peuple d’Israël passe 40 ans dans le désert, depuis sa sortie d’Égypte jusqu’à son entrée – sous la conduite de Josué – en terre promise ;
2/ Jésus part au désert 40 jours, juste après son baptême, avant de commencer sa vie publique.

De ces réalités bibliques, nous pouvons en déduire que le Carême est un temps au désert, une période de dépouillement, de renoncements et de mortifications, loin de tout confort ; que ces 40 jours sont une préparation intérieure à un renouveau sans précédent, un commencement lumineux. En bref, c’est tout l’homme – corps, âme, esprit – qui est pris dans cette dynamique… Et à la fin, il y a une victoire intégrale !

« Durant le temps du Carême, nous sommes invités à nous donner des moyens concrets, dans la prière, la pénitence et l’aumône pour nous aider à discerner les priorités de notre vie. Le temps du Carême est un temps autre qui incite à une mise à l’écart pour faire silence et être ainsi réceptif à la Parole de Dieu. » (site : CEF)

Toutes ces explications ne vous suffisent pas ?
Regardez la vidéo du frère Paul-Adrien, qui dit un peu la même chose, mais avec plus de peps qu’un simple article sur un site diocésain !

LES 10 COMMANDEMENTS DU CARÊME

2. UNE PROPOSITION : UN PARCOURS BIBLIQUE TOUT EN LECTURES

Pendant ce Carême, nous vous proposons un petit parcours de lectures bibliques, pour vous faire entrer dans ce que les théologiens appellent « l’économie du salut », c’est-à-dire le plan de Dieu pour l’humanité. Les extraits choisis ne sont pas longs, à l’exception de Exode 1-20, qui raconte l’histoire de Moïse, du contexte de sa naissance au don de la Loi (= les 10 commandements ou, plus exactement, les 10 paroles).

Pour chacun de ces extraits, nous vous recommandons une triple lecture, trois jours de suite, si possible avec une Bible riche en notes.

1er jour : lecture simple, attentive, lente.
2e jour : lecture du texte et lecture des notes de Bible.
3e jour : lecture avec prise de notes personnelle : notons les points qui nous interpellent, qui nous émeuvent ou nous questionnent… au moment de conclure, pour chaque texte, souligner dans vos notes LE point que vous aimeriez retenir par-dessus tout.

1/ Genèse 1-4

2/ Genèse 22

3/ Exode 1-20
(les 2e et 3e jours, centrons la lecture et la prise de notes sur les chapitres 14 et 15)

4/ Exode 32

5/ Isaïe 52,13 à Isaïe 55

6/ Baruch 3,9-4,4

7/ Ézéchiel 37-38

8/ Épître aux Romains 5-6

9/ Tentation de Jésus au désert : Matthieu 4,1-11 ou Luc 4,1-13

10/ Évangile de Marc 14-15

Vous l’aurez peut-être remarqué : ce parcours reprend les textes lus lors de la veillée pascale.

Dans le prolongement de ce parcours, vous pouvez également lire :
– les messages du pape François pour le Carême ;
– les messages du pape Benoît XVI pour le Carême ;
– les messages du pape Jean-Paul II pour le Carême ;
– les messages du pape Paul VI pour le Carême.

3. QUELQUES CONSEILS PRATIQUES POUR VOUS ACCOMPAGNER

Un article d’Aleteia sur le sujet : 5 conseils pour ne pas rater son Carême

 


A la Une : image de wirestock sur Freepik


 

Jésus et Michel Onfray face à la science

Michel Onfray vient de publier Théorie de Jésus : biographie d’une idée, essai dans lequel il nie que Jésus a historiquement existé. Cette thèse, qui n’est guère nouvelle, a déjà provoqué nombre de recherches scientifiques contradictoires bien avant… l’existence historique de Michel Onfray. Analyse en quelques sources.

La négation de « l’homme Jésus » n’est pas nouvelle : elle est celle du courant mythiste (Bruno Bauer, Pierre Alfaric, Paul-Louis Couchoud…), né au XVIIIe siècle et largement développé le siècle suivant. Depuis, les recherches scientifiques, historiques, épistémologiques, archéologiques, jusqu’au travail sur la rédaction des manuscrits, ont beaucoup progressé.

L’étonnante contradiction de M. Onfray

Le nouvel ouvrage de Michel Onfray sur Jésus n’apporte que peu d’éléments véritablement nouveaux à sa thèse déjà développée dans Décadence, sinon peut-être de citer quelques sources supplémentaires, voire quelques faits dont nous pouvons discuter le fondement. Dans certains entretiens, il dit que son ouvrage sur Jésus est le fruit de recherches sérieuses qu’il n’avait jamais pris le temps de faire jusqu’à présent : or sa thèse est exactement la même que celle qui précédait… ses recherches sérieuses. On peut légitimer s’interroger sur sa démarche : d’abord, une thèse affirmée sans connaissances du sujet ; ensuite, des arguments dits scientifiques qui viennent tous confirmer – comme de par hasard – sa thèse préalable.

C’est d’autant plus étonnant, pour ne pas dire paradoxal et amusant, que M. Onfray disqualifie a priori toute recherche scientifique menée par un catholique : il n’y a qu’à voir comment il balaye d’un revers de main le travail minutieux du chercheur John P. Meier sur l’historicité de Jésus (cinq volumes de mille pages chacun tout de même !) au seul motif qu’il est un prêtre. M. Onfray dit même dans une interview que personne ne parle de cet état religieux quand J. P. Meier le mentionne dès son introduction, en proposant une réflexion sur ce que cela implique, et son éditeur le mentionne au commencement de sa courte notice biographique.

Alors, faut-il disqualifier Michel Onfray au motif que c’est un athée, qui plus est un athée dont la thèse était affirmée, selon ses dires, avant toute recherche sérieuse ? On serait tenté de lui répondre comme il traite ses opposants, mais ce ne sont pas nos méthodes. M. Onfray est à prendre au sérieux, d’une part parce qu’il s’agit d’un homme intelligent et travailleur, d’autre part parce que sa parole a du poids dans l’espace public, notamment auprès des jeunes.


Une jeune historienne, passionnée (et athée, puisqu’il faut le préciser), dénonce également ce biais de M. Onfray, biais qu’elle estime malhonnête et guère convaincant :

Jésus a-t-il vraiment existé ? Réponse de la science
(28mn)


L’homme qui écrivait plus vite que son ombre

L’un des défauts de Michel Onfray est qu’il va trop vite, avec plus d’une centaine d’ouvrages publiés entre la toute fin des années 1980 et aujourd’hui, soit en moins de 35 ans, y compris sur des sujets qui exigent plusieurs décennies aux chercheurs les plus aguerris.

Ainsi, en 2023, Michel Onfray a publié :
– une histoire philosophique de 400 pages sur l’âme : Anima ;
– un essai de 224 pages sur la marchandisation des corps et des esprits comme nouvelle forme de totalitarisme : Le fétiche et la marchandise ;
– une thèse de 272 pages sur Jésus : Théorie de Jésus : Biographie d’une idée.

Ce sont pas moins de 900 pages sur trois sujets d’une grande complexité qui ont été publiées par notre philosophe-essayiste-historien-journaliste tout terrain, sans parler de ses innombrables chroniques, articles, préfaces, interventions médiatiques, etc.

Les partis pris de Michel Onfray (en deux exemples)

1/ Thèse de Michel Onfray sur Flavius Josèphe
Lorsqu’il évoque Flavius Josèphe, M. Onfray dit s’appuyer sur l’édition des Œuvres complètes publiée par les éditions Bouquins, édition établie par l’historienne juive Mireille Hadas-Lebel et dans laquelle, dit-il, cette dernière conclurait que toutes les mentions de Jésus et des chrétiens sont des ajouts postérieurs, tardifs, du texte original.

Réponse
La question du « Testament flavien » est au cœur de grandes querelles scientifiques depuis… des siècles ! Certains défendent l’authenticité du texte intégral quand d’autres affirment que les passages sur le Christ et les chrétiens sont le fait de moines copistes ; une partie des chercheurs pensent que la vérité se situe probablement entre les deux : il y aurait bien une mention explicite de Jésus (il existe) sans affirmation prononcée de sa messianité (il est Fils de Dieu) – ce qui serait de fait étonnant pour un Juif. Il ne nous appartient pas de trancher cette querelle qui continuera à faire l’objet de débats, de colloques, d’études et de recherches. Notons simplement que Michel Onfray l’a, lui, définitivement résolu, sans nuance : cela ne dit rien sur l’état actuel de la recherche, avec toute la prudence et l’humilité qu’elle suppose, mais dévoile clairement la thèse que M. Onfray souhaite imposer envers et contre tout (tous).

2/ Thèse de Michel Onfray sur Nazareth
Michel Onfray affirme qu’il est impossible de parler de « Jésus de Nazareth », au motif que Nazareth n’existait pas au temps de Jésus. Ce dernier n’est donc qu’une construction conceptuelle et non une personnalité historique.

Réponse
La thèse de M. Onfray repose sur deux arguments :
=> d’une part, si le nom Nazareth apparaît bien à neuf reprises dans le Nouveau Testament (et 19 fois le terme « Nazaréen »), il est bien vrai qu’il n’en est jamais question dans l’Ancien Testament. Conclusion : ce serait une invention des évangélistes.
=> d’autre part, les sources archéologiques ne disent rien ; et quand elles disent quelque chose, c’est qu’elles ont été manipulées, inventées, tronquées par des archéologues chrétiens… Nous retrouvons la fameuse disqualification a priori de chercheurs au seul motif de leur éventuelle foi, sans considération pour la nature et la qualité du travail effectué, disqualification qui n’est jamais le fruit d’une discussion scientifique, ni même le fait des scientifiques eux-mêmes.

Qu’en est-il in fine ? Que savons-nous de Nazareth ? Si l’on se réfère au premier argument, rien ne peut être conclu : que Nazareth ne soit pas mentionné dans l’Ancien Testament peut tout simplement dire que le village n’était pas bien important à l’époque ; Sepphoris est, à l’époque, LA grande ville de Galilée… où Jésus ne passe jamais, privilégiant Nazareth et Capharnaüm. L’argument est caduque, tant pour ceux qui défendent l’existence que l’inexistence de Nazareth au temps de Jésus.

Reste le second argument : que dit la recherche scientifique sur le sujet ? L’archéologue britannique Ken Dark, grand spécialiste de l’archéologie paléochrétienne, qui dirige des fouilles à Nazareth, a publié plusieurs ouvrages sur le sujet, dont le dernier a paru cette année 2023, Archaeology of Jesus Nazareth, dans lequel il dresse un état des lieux des découvertes récentes et critique comme étant absurde la position de ceux qui nient l’existence du village au Ier siècle : on a déjà retrouvé, par exemple, deux maisons qui datent du temps de Jésus.


Interview en vidéo de Ken Dark sur Nazareth au temps de Jésus
(1h28, en anglais)


On pourrait multiplier les exemples à l’infini ! Il y a une absence systématique de prise en compte des sources qui, quand elles ne correspondent pas à la thèse de l’auteur, sont mises au ban d’emblée du fait de leur intentionnalité prétendument impure (évidemment jamais pour des raisons scientifiques). Pour presque chaque thèse mythiste avancée, il existe déjà une somme astronomique d’études scientifiques, de fouilles archéologiques et de recherches historiques qui la réfutent. À chacun de prendre le temps de s’y référer si une interrogation l’habite (oui, se former demande du temps et de l’énergie, nul ne peut en faire l’économie).

Nous nous contenterons quant à nous de vous proposer une courte synthèse, nécessairement incomplète, faite par Daniel Marguerat, professeur à l’université de Lausanne, à l’occasion d’une Journée d’étude organisée à l’université de Toulouse en 2016 sur le thème « Jésus de Nazareth, biographie impossible ? ».


En téléchargement :

Daniel Marguerat, « Traces du Jésus de l’Histoire. L’état des sources documentaires »

Anabases, 28 | 2018, 135-156 (OpenEdition)


Une méconnaissance des genres littéraires

Concluons en nous situant sur un tout autre plan, qui n’exclut pas les précédents, mais s’ajoute à la surprise qui nous anime à la lecture du livre de M. Onfray : c’est le point de vue exégétique. Le philosophe dit avoir lu les quatre évangiles d’affilée, relevant les incohérences d’un texte à l’autre, ne comprenant pas pourquoi tel passage est à interpréter littéralement quand tel autre est à comprendre de manière figurée…

M. Onfray développe parfois une logique (très) étonnante. Ainsi, dans l’évangile, il n’est question que de « bandelettes », jamais de suaire… donc le linge de Turin ne peut être selon lui authentique (il évoque également l’argument du carbone 14, sans considération pour les débats très pointus autour de cette datation : M. Onfray sait déjà, lui, ce que les scientifiques tentent encore de démêler). Ainsi, dans l’évangile, les morts qui grimpent à Jérusalem au moment de la mort du Christ prouvent que rien n’est historique, puisque soit on prend tout littéralement, soit rien. Etc. Etc.

N’importe quel apprenti exégète sait qu’il y a des genres littéraires dans la Bible, que ce procédé fait partie intégrante du processus rédactionnel. Plus personne, sauf quelques fondamentalistes évangéliques, n’interprète par exemple littéralement les onze premiers chapitres de la Genèse. Les évangiles ne font pas exception : une parabole est une parabole, une hyperbole est une hyperbole, une parole est une parole, etc. Chaque récit est à discerner, en fonction de son origine, de son style et de sa fonction.

Au fond, en procédant ainsi, M. Onfray utilise les mêmes méthodes de lecture que les fondamentalistes les plus radicaux – qu’il critique au demeurant. Nous pouvons reconnaître à Michel Onfray d’être un travailleur acharné et un philosophe de la synthèse. Mais à trop vouloir aller vite, il en oublie la rigueur scientifique, aussi bien celle de l’archéologie que celle de la génétique des manuscrits, autant de domaines qui exigent bien souvent de la patience et de la persévérance, voire une vie de travail.

 

Lire aussi :
– Christophe Lemardelé, Réponse à Michel Onfray : « Jésus le Galiléen est une figure historique peu contestable », Marianne, 18 décembre 2023

 


Photographie de Une : Michel Onfray no Fronteiras do Pensamento Santa Catarina 2012 – CC BY-SA 2.0 – Source : Wikipedia