10 octobre 2026

Saint Ghislain

Auteur/autrice : Diocese De Nîmes

Première journée des rencontres de la vie consacrée à Pont Saint Esprit

Le 1er Février 26 participants se sont retrouvés à la communauté des Béatitudes de Pont Saint Esprit : frères des écoles chrétiennes et frères des campagnes, Sœurs de l’Immaculée, un prêtre de la Sainte Famille, une veuve consacrée, des filles de St François de Sales, des sœurs de Chusclan, une ermite, des frères et sœurs des Béatitudes autour du père Pierre Lombard qui a fait un bel enseignement sur le jubilé de l’espérance. Nous avons eu la messe puis le repas et un temps de partage de nouvelles des communautés du diocèse avant un temps d’adoration qui a clôturé cette rencontre fraternelle.

Conférence du Père Philippe Berrached dans le cadre de la Semaine de Prière pour l’Unité des Chrétiens

À l’occasion du jubilé des 1700 ans du Concile de Nicée (325), les Assomptionnistes vous proposent deux conférences ouvertes à tous. Ces rencontres nous permettront de mieux comprendre que le but du dialogue œcuménique n’est pas de nous « diriger » vers l’unité, mais de « partir » de l’unité. En effet, cette dernière, en tant que caractéristique essentielle du mystère de l’Église, ne peut jamais être abolie.

  •  Le 24 janvier à 18h au 28 rue Séguier, chapelle des Oblates de l’Assomption.
    « Chez le Père d’Alzon, ‘la mission d’Orient’ est née entre intuition personnelle et choix de Dieu ». par le père Philippe BERRACHED, assomptionniste.

Les conférences seront suivies d’un temps de prière.

Contact et information : P. Noël Le Bousse, assomptionniste. Tél. 07 50 68 72 42

Semaine de prière pour l’unité des chrétiens 2025

La Semaine de Prière pour l’Unité des Chrétiens se déroulera du samedi 18 au samedi 25 janvier 2025.

Cette année marque le 1700e anniversaire du premier concile œcuménique, qui se tint à Nicée, près de Constantinople, en 325. Cette commémoration nous offre une occasion unique de réfléchir à la foi commune des chrétiens et de la célébrer, telle qu’elle est exprimée dans le Credo formulé lors de ce concile ; une foi qui, encore aujourd’hui, reste vivante et porte des fruits. La Semaine de prière pour l’unité des chrétiens 2025 est une invitation à puiser dans cet héritage commun et à pénétrer plus profondément dans la foi qui unit tous les chrétiens.

Dans notre diocèse…

NIMES

  • Samedi 18 janvier à 14h00 : Rencontre des jeunes des aumôneries protestantes et catholiques à la maison diocésaine – en savoir plus

  • Samedi 18 janvier à 17h30 : Prière œcuménique au monastère des Clarisses – en savoir plus

17 janvier à 18 h – 19 h 30, 28 rue Séguier chez les Sœurs Oblates de l’Assomption.
« L’Orthodoxie, ce « catholicisme » qui n’est pas passé par Rome ».
Conférence par le Père Mihai Iulian DANCA , assomptionniste, roumain, vicaire provincial. La conférence sera suivie d’un temps de prière.
En nous proposant un exposé général sur le monde de l’Orthodoxie, la conférence du père Iulian Danca nous aidera à comprendre que le but du dialogue œcuménique n’est pas de nous « diriger » vers l’Unité, mais de « partir » de l’unité, puisque cette dernière, en tant que trait distinctif du mystère de l’Eglise, ne peut jamais être abolie.

24 janvier à 18 h – 19 h 30, 28 rue Séguier
« La Mission d’Orient, est née chez le Père d’Alzon, fondateur des assomptionnistes à Nîmes, entre intuition personnelle et choix de Dieu ».
Conférence par le père Philippe Berrached, assomptionniste.
Une intuition d’un fondateur d’ordre qui se concrétise par l’envoi de religieux « en mission ». Débuts de la Mission d’Orient. La conférence sera suivie d’un temps de prière.

28 rue Séguier, les 17 et 24 janvier. Conférence et Prière.
Contact : P. Noël Le Bousse, assomptionniste. Tél. 07 50 68 72 42


ALES

  • Célébration œcuménique mardi 21 janvier à 18h30 à l’église Saint Joseph d’Alès

BAGNOLS SUR CEZE

  • Célébration de prière pour l’Unité des Chrétien à la chapelle St Jean XXIII de l’Ancise mercredi 22 janvier à 18h30

BARJAC

  • Célébration de prière pour l’Unité des Chrétiens dimanche 19 janvier à 10h30 à la salle Notre Dame de Barjac

CAVILLARGUES

  • Célébration de prière pour l’Unité des Chrétiens à l’église de Cavillargues mardi 21 janvier à 18h30

LE VIGAN

  • Célébration œcuménique avec les différentes églises du secteur viganais, le jeudi 30 janvier à 18h00 en l’église St Pierre du Vigan pendant la semaine de prière pour l’unité des Chrétiens.

PONT SAINT ESPRIT

  • Temps œcuménique à l’église Saint-Saturnin de Pont-Saint-Esprit avec la communauté protestante dans le cadre de la semaine de l’Unité des chrétiens.
    Jeudi 23 janvier à 18h00

SAINT MAMERT

  • Temps de convivialité catholiques/protestants, mardi 04 février à 18h00 au temple de Saint Mamert

SAINT MAURICE DE CAZEVIEILLE

  • Prière pour l’Unité des Chrétiens vendredi 24 janvier à 18h00 à l’église de Saint Maurice de Cazevieille

SAUZET

  • Table ronde œcuménique sur le thème de l’Église vendredi 31 janvier de 18h00 à 20h00 au Foyer de Sauzet avec: Jean- François BREYNE, pasteur et Monseigneur Nicolas BROUWET, évêque de Nîmes

 

Dans la famille diocésaine : Décès de Mgr René Guignot

Monseigneur René GUIGNOT s’est endormi dans la paix du Seigneur ce mardi 14 janvier.

Né à St Gilles du Gard le 19 décembre 1930 (descendant du Pape Clément IV qui fut marié puis veuf avant d’être ordonné), il fut ordonné prêtre le 10 avril 1954 dans la chapelle de l’évêché de Nîmes en raison d’une intervention chirurgicale qu’il subit le lendemain.

Il entra donc dans le ministère actif après sa convalescence le 1er juillet 1956 comme Directeur de l’Ecole presbytérale d’Alès.

Le 22 mars 1959, il fut nommé sous-directeur de la catéchèse.

Le premier septembre 1968, il est nommé Curé-archiprêtre du Vigan. Il y restera jusqu’en 1979.

En 1976, il est fait Chanoine titulaire « durante munere ». Puis, en 1979, Vicaire épiscopal de la « zone Plaine et Garrigues » et Responsable du Service diocésain des Vocations et des Séminaristes.

Le 26 juin 1983, il devint Responsable du Service du Diaconat. Quelques années plus tard, en 1988, Directeur diocésain des Pèlerinages.

Il est nommé curé de Bagnols-Sur-Cèze le 24 juin 1990.

Le 1er septembre 1995, il est Délégué épiscopal à la Vie religieuse et Rédacteur-en-Chef du journal diocésain « Eglise de Nîmes ».

Il devint Archiviste diocésain en 1996… où il produit un travail considérable pour l’informatisation des archives diocésaines de catholicité.

En 2002, il est nommé « Aumônier du clergé » et il est fait chanoine titulaire le 16 mars 2004. Il devint Prévôt du Chapitre cathédral le 28 février 2007.

Il prend une retraite (bien méritée) le 1er septembre 2010… Il rend encore service notamment dans l’Ensemble paroissial de La Calmette.

Nous connaissons tous son goût pour l’histoire… A ce titre nous lui devons plusieurs ouvrages sur les Evêques de Nîmes (ouvrages, qui n’ont jamais été édités) :

  • Mgr Béguinot
  • Mgr Cart
  • Mgr de Balore
  • Mgr Fléchier
  • Mgr Dumouchel (Evêque consittutionnel)
  • Mgr Maret

D’autres ouvrages sur :

  • Le Pape Clément IV (son ancêtre)
  • Le Bx Bertrand de Garrigues
  • Le Bx Réginald (né à St Gilles)

D’autres recherches ou études :

  • Le Célibat sacerdotal
  • Le Concile de Nimes
  • L’historique de la fête du 21 novembre (vécu par les prêtres de Nîmes)
  • La sépulture des Evêques de Nîmes.

En nous inspirant de la nouvelle traduction du Missel Romain, nous pouvons dire que Mgr René Guignot a été « estimé digne de se tenir devant Dieu pour le servir »… Dans l’espérance de la Résurrection, nous prions le Seigneur qu’il lui ouvre toute grand les portes de sa maison et qu’il entende une fois encore l’Appel : « bon et fidèle serviteur, entre dans la joie de ton maître ».

Les funérailles de Mgr Guignot seront célébrées le MARDI 21 JANVIER 2025 à 15h en la Cathédrale de Nîmes.

« Tu es mon berger, Ô Seigneur, rien ne saurait manquer où tu me conduis. »

Messe d’action de grâce pour l’anniversaire des 60 ans du diaconat permanent en France et 40 ans dans notre diocèse

21 diacres et leurs épouses étaient présents ce dimanche 12 janvier à la cathédrale de Nîmes pour fêter cet événement !
Dans le Gard, 26 diacres permanents sont au service à travers diverses missions dans les paroisses.

Mgr Nicolas Brouwet a rappelé lors de son homélie la spécificité du ministère du Diacre permanent, serviteur de la Parole et de la liturgie :

« Jésus porte l’humanité qui aspire à trouver le repos dans la Terre promise. Une humanité prise aux conditions de la mort. Jésus permet à l’humanité de sortir des eaux de la mort. Il inaugure une humanité nouvelle, qui apprend à accueillir l’Esprit St [… ]
Le diaconat permanent est un ministère de service, du Christ qui relève. Les diacres permanents et leurs épouses portent le signe et le témoignage d’une Eglise servante dans l’humble disponibilité du serviteur […] »
Extrait de l’homélie de Mgr Nicolas Brouwet

Témoignage d’Anne et Etienne Dahler

Homélie de Mgr Nicolas Brouwet pour l’Epiphanie et l’Ouverture du Jubilé 2025

Voici l’homélie de Mgr Nicolas Brouwet prononcée le dimanche 05 janvier à la la cathédrale de Nîmes à l’occasion de la fête de l’Epiphanie et de l’ouverture du Jubilé 2025

« Voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? »

Nous célébrons aujourd’hui l’Epiphanie. La « manifestation » du Sauveur à tous les peuples de la terre. Parce que Jésus est venu pour que tous les hommes soient sauvés. « Ce mystère, c’est que toutes les nations sont associées au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus par l’annonce de l’Evangile. » (Eph., 2eme lecture). Personne n’est exclu du salut. Tout homme a vocation à connaître le Christ et à confesser qu’il est Seigneur.

1 . Ces mages représentent toute l’humanité appelé au salut. Ils sont la figure de l’homme qui cherche, qui se met en chemin pour trouver. Qui cherche du sens, qui cherche la vérité, qui cherche quoi faire de sa vie. Le cœur qui cherche. Comme il est important de se souvenir que beaucoup de gens cherchent et que, parmi les catéchumènes, beaucoup arrivent au baptême après une longue recherche intérieure. Un peu comme ces mages venus d’Orient qui se sont mis en route et ont fait un long chemin. Pourquoi ? Parce qu’une étoile s’est levée : comme une petite lumière qui les a éclairés, qu’ils ne connaissaient pas, sur laquelle ils ne mettaient aucun nom mais qui les a mis en route, attirés.

  • Je dis cela parce que : ne pensons pas trop vite que les gens qui nous entourent sont bloqués dans leur incroyance, dans leur indifférence à Dieu. Il y a beaucoup de gens qui sont comme ces mages : en recherche. Et si la seule lumière c’est le Christ, nous pouvons être les pauvres signes qui conduisent à lui, qui montrent le chemin. N’ayons pas peur de montrer la lumière.
  • Le Pape François écrit dans son encyclique sur le Sacré-Cœur : « Le Christ te demande, sans négliger la prudence et le respect, de ne pas avoir honte de reconnaître ton amitié pour lui. Il te demande d’oser dire aux autres qu’il est bon pour toi de l’avoir rencontré.» (Dilexit Nos, 211). Voilà ce qui peut guider les mages d’aujourd’hui vers le Sauveur.

2 . Il n’empêche que ces mages de l’Evangile sont des savants et ils scrutent les astres. Pourquoi ? En fait les astres, par leur cycle régulier qui donne à l’homme son calendrier, suggéraient qu’ils étaient capables d’imposer au monde terrestre des rythmes sacrés bien plus déterminants que les évènements du monde, que les décisions des hommes ou les hasards de l’histoire. ll semblait, aux hommes de l’Orient ancien, qu’il y avait, dans le mouvement cyclique des astres, une influence des puissances surnaturelles, sur nos destinées individuelles et collectives.

En les scrutant, en les observant avec attention, en leur rendant un culte, on pouvait anticiper leur influence sur notre vie d’ici-bas et peut-être aussi composer avec ces puissances, en tous cas s’assurer leur faveur. C’est pour cela que les planètes portent justement le nom des divinités : Mercure, Vénus, Mars, Jupiter, Saturne…C’est pourquoi aussi cette science de l’observation des planètes étaient aussi mêlée à des pratiques idolâtriques : à la magie, à la divination.

Qu’est-ce que les mages ont vu dans le ciel ? Une hypothèse a été émise au 17° siècle par l’astronome Johannes Kepler disant que les mages ont été mis en route en voyant dans le ciel, entre les années -7 et -6 de notre ère, année de la naissance véritable du Christ, une conjonction des planètes Jupiter et Saturne dans le signe zodiacal du Poissons. A cela se serait ajouté des oracles qui circulaient annonçant que de Judée viendrait le dominateur du monde.

Les mages arrivent donc à Jérusalem guidés par un phénomène astral. Mais, pour aller plus loin, jusqu’à Bethléem, jusqu’au roi qu’ils recherchent, ils ont besoin de lire les Ecritures qui disent : « Et toi, Bethléem …de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël. » La grandeur, la beauté de la Création nous parlent de Dieu ; comme tous les signes de Dieu dans notre vie. Mais il y a un moment où il faut l’écouter dans sa Parole, lire les Ecritures, parce que c’est là qu’il révèle son Nom, son Etre, son véritable visage, qui il est en vérité.

C’est l’expérience que font les mages. Ils cherchent le roi des Juifs et, guidés par l’étoile puis par les Ecritures, ils découvrent Jésus, Fils de Dieu, dans la fragilité d’un enfant. Ils se prosternent devant lui et lui offrent leurs dons

Voilà leur quête qui aboutit. Mais c’est un renversement. Parce que, ce qu’ils ont cherché avec ardeur dans le ciel et le cycle des astres, ils le trouvent en fait sur la terre, dans la contemplation de ce nouveau-né. Voilà l’humanité libérée de la fatalité du destin, des croyances selon lesquelles notre vie est déjà écrite ou conduite par les astres. Voilà l’humanité rendue à sa liberté, celle des enfants de Dieu. L’humanité qui comprend qu’elle est aimée de Dieu, mais d’un amour de pauvre, d’un amour qui mendie, d’un amour qui rend libre. Nous sommes rendus capables de tracer notre propre chemin, non dans la peur des divinités astrales qui nous gouverneraient mais en répondant « amour pour amour » (Ste Marguerite-Marie) au Dieu vivant qui nous appelle à lui.

C’est pour cela que St Paul écrit aux Colossiens encore marqués par l’angoisse des puissances célestes : « Dieu a dépouillé les Puissances de l’univers ; il les a publiquement données en spectacle et les a traînées dans le cortège triomphal du Christ. » Col 2, 15

C’est pourquoi la consultation des astres, à notre époque, est un véritable retour en arrière, une régression religieuse. C’est ce qu’écrit le CEC 2116 : « Toutes les formes de divination sont à rejeter…La consultation des horoscopes, l’astrologie, la chiromancie (lire dans les lignes de la main), l’interprétation des présages et des sorts, les phénomènes de voyance, le recours aux médiums recèlent une volonté de puissance sur le temps, sur l’histoire et finalement sur les hommes en même temps qu’un désir de se concilier les puissances cachées. Elles sont en contradiction avec l’honneur et le respect, mêlé de crainte aimante, que nous devons à Dieu seul. »

La véritable étoile, la vraie lumière est révélée à ces mages comme à toute l’humanité païenne : c’est le Christ Seigneur, le Verbe de Dieu qui a pris notre condition humaine, qui est venu partager notre humanité pour nous conduire vers le Père. Non pas en nous guidant d’en-haut, si je puis dire, mais en partant d’en-bas, de notre humanité, de notre condition terrestre, pour nous montrer le chemin, un chemin de disciple.

Il est intéressant que l’Evangile note, à la fin du passage, que les mages repartirent « par un autre chemin. » Ce ne sera plus celui de l’astre céleste mais l’humble chemin de la suite de Jésus dans le quotidien, dans le concret de nos vies. Les mages sont renvoyés à leur vie quotidienne, à leurs activités, mais avec une autre lumière dans le cœur : celle qu’ils ont rencontrée à Bethléem et qui les habite maintenant. C’est leur espérance.

Pélerins d’espérance : c’est justement le thème du Jubilé qui s’ouvre cette année et que le Pape a inauguré dimanche dernier en ouvrant la porte sainte de la cathédrale du Latran à partir de cette expression de St Paul dans la lettre aux Romains : « L’espérance ne déçoit pas ». Rm 5, 5. Pèlerins, nous le sommes comme chacun de ces mages qui ont pris la route. L’espérance chrétienne, qui nous fait avancer, nous mettre en route, ce n’est pas un rêve, de vaines spéculations, un optimisme à bon marché ou une confiance a priori dans le progrès, l’évolution ou la révolution, ou dans notre bonne étoile. L’espérance n’est pas la projection de nos désirs pour l’avenir mais la Résurrection du Seigneur. Notre conviction de départ, c’est que le Christ est ressuscité des morts, qu’il est monté aux cieux avec son humanité, et qu’il a donc introduit notre humanité dans la gloire du Père : nous avons accès au ciel, nous sommes appelés à la vie éternelle, à la vie en plénitude avec Dieu.

L’espérance est donc l’attente de la Résurrection, de la vie éternelle, de contempler la gloire de Dieu, de voir Dieu face à face. L’espérance, c’est l’attente du salut qui nous est donné déjà par le baptême et que nous goûterons en plénitude quand nous serons au ciel. Non pas malgré notre condition humaine, mais avec elle, en nous mettant à la suite de Jésus qui nous a montré le chemin dans sa vie terrestre, en partageant notre existence de la crèche jusqu’à la croix. C’est pourquoi nous avons décoré cette croix : signe de l’Incarnation du Seigneur, signe de sa victoire sur la mort, signe que le ciel nous est ouvert : « Quand je serai élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes. » (Jn 12, 32). La croix restera à l’entrée de cette cathédrale tout au long de l’année pour nous souvenir que l’espérance est dans nos cœurs ; elle nous fait lever les yeux vers le ciel et nous fait nous engager aussi sur cette terre pour qu’elle ait déjà le goût du ciel.

Mgr Nicolas Brouwet