09 octobre 2026

Saint Denis

Auteur/autrice : Diocese De Nîmes

Eglises ouvertes dans notre diocèse durant le confinement

Si aucune messe avec une assemblée, de quelque taille qu’elle soit ne doit être célébrée jusqu’à nouvel ordre, en raison de l’épidémie de Covid_19, les lieux de culte peuvent cependant demeurer ouvert dans le respect des normes sanitaires imposées.

Voici un petit récapitulatif des églises ouvertes durant le confinement dans le diocèse :

  • Cathédrale de Nîmes : ouverture tous les jours de 11h00 à 12h00 puis le mercredi et le dimanche de 10h00 à 12h00  et de 14h00 à 17h00. Exposition du Saint Sacrement tous les jours et prière de l’Angélus à 12h00.
  • Eglise Saint Paul à Nîmes : ouverture tous les jours de 16h00 à 19h00
    Possibilité de confessions individuelles chaque jour.
  • Dans l’ensemble paroissial du Viganais : les églises habituellement ouvertes le sont dans les mêmes conditions qu’avant le confinement, entre autre l’église saint Pierre du Vigan
  • Eglise de Remoulins : ouverture le vendredi de 9h30 à 12h00 si le marché a lieu et le dimanche de 9h30 à 12h00 (seul le tambour est ouvert avec textes de prière et cierges)
  • Pour l’ensemble paroissial de La Calmette, l’église de La Calmette est ouverte du lundi au vendredi de 10h00 à 12h00 et de 14h00 à 16h00. Le dimanche, elle est ouverte de 10h00 à 10h45.
  • Le sanctuaire Notre Dame de Grâce est ouvert tous les jours de 8h00 à 18h45 (on peut déposer une intention de prière, ou faire allumer un bougie)
  • La Collégiale de Villeneuve lès Avignon est ouverte le vendredi de 17h00 à 18h00, le samedi de 9h30 à 12h00 et dimanche de 9h30 à 10h30 et de 15h00 à 17h00.
  • L’église Sainte Thérèse de Villeneuve est ouverte le samedi de 15h00 à 16h00
  • L’église de Saze est ouverte le samedi de 16h15 à 17h15
  • L’église de Pujaut est ouverte le mardi de 9h30 à 10h30
  • L’église paroissiale de Rochefort est ouverte le mardi entre 11h00 et 12h00.

« A la pandémie du virus, nous voulons répondre avec l’universalité de la prière, de la compassion, de la tendresse. Restons unis. »

Pape François 22 mars 2020

Message de Mgr Robert Wattebled : « Les rameaux et la Croix »

« Plus ou moins facilement rapportées aux expressions les plus profondes et les plus centrales de la foi chrétienne, nos coutumes religieuses peuvent témoigner à leur manière d’une fidélité à l’Eglise dont on se réclame. Elles doivent nous orienter vers les réalités plus essentielles, il serait dommage qu’elles les occultent…. »

« … Il en est ainsi des rameaux. Selon la liturgie, ils sont bénis au début de la célébration qui commémore l’entrée de Jésus à Jérusalem peu de temps avant sa Passion. Après cette célébration, qui ouvre la Semaine sainte, les rameaux sont portés sur les tombes familiales ou attachés aux crucifix à l’intérieur des habitations.

Cette année, il n’y aura pas de procession des Rameaux. D’autres gestes peuvent être suggérés, par exemple en placer à notre porte ou à une fenêtre. Comme déjà depuis plusieurs dimanches, les prêtres célèbreront la messe sans assemblée et les autres fidèles du Christ s’associeront aux offices retransmis par divers médias. Et notre regard pourrait se porter davantage vers la Croix, vers le crucifix qui se trouve au mur de notre salon ou de notre chambre par exemple. Nous arrive-t-il d’y prêter vraiment attention ?

« Ils lèveront les yeux vers Celui qu’ils ont transpercé » : l’évangéliste Jean cite ce verset du prophète Zacharie au terme de son récit de la Passion, après le coup de lance du soldat et avant la mise au tombeau. De même que le serpent de bronze avait été élevé par Moïse dans le désert et que ceux qui levaient les yeux vers lui étaient guéris de la morsure des serpents (Cf. Nombres 21, 8-9), de même il fallait que le Fils de l’homme soit élevé pour qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. (Cf. Jn 3, 14)

Comment donc le regard porté sur le Crucifié peut-il être salutaire ? C’est que l’enchaînement d’intrigues, d’injustices, de mensonges, de lâchetés et de violences qui conduit Jésus à la mort est surmonté, brisé, défait par le débordement de miséricorde dont il fait preuve en ne répondant pas à la violence par la violence, par le ressentiment ou l’appel à la vengeance. Jésus fait de sa mort un acte de liberté et nous révèle l’Amour de son Père. En sa chair est rompue la spirale de la violence qui détruit l’humain et ravage l’humanité. Il insère en notre monde une logique qui n’est pas de ce monde, la logique de l’Amour désarmé qui veut et crée un monde réconcilié. En sa chair crucifiée, il a tué la haine, dit saint Paul (Cf. Eph 2,17). Il est le Visage de la miséricorde du Père.

Ne regardons plus le crucifix avec un regard habitué. Tentons d’imaginer les pensées de celles et ceux qui ont vécu la terrible journée du Vendredi saint, ceux qui ont suivi de loin, ceux qui en ont été partie prenante, badauds, gardes et soldats, disciples, femmes de Jérusalem, femmes au pied de la croix. Comment percevaient-elles, comment percevaient-ils – très confusément sans doute – que par Lui, avec Lui, en Lui, ils et elles allaient se découvrir, réellement et toujours davantage, appelés à aimer comme il les avait aimés, à se donner comme il s’était donné. Sa résurrection et le don de son Esprit nous ouvrent ce chemin sur lequel Marie nous précède. Cela vaut pour tous : « L’Esprit saint offre à tous, d’une façon que Dieu connait, la possibilité d’être associé au mystère pascal » (Concile Vatican II) Aujourd’hui comme hier, et tout spécialement dans les circonstances présentes, il ne manque pas de gestes fraternels humbles et simples, généreux et désintéressés qui nourrissent l’espérance.


« Regarde les bras ouverts du Christ crucifié, écrit le pape François, laisse-toi sauver encore et encore. Ses bras sur la croix sont le signe le plus beau d’un ami qui est capable d’aller jusqu’à l’extrême : Ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu’au bout » (Cf. Exhortation apostolique Il vit, le Christ, n° 123 et n°118)

Le 4 avril 2020
+ Robert WATTEBLED
Evêque de Nîmes

Confinement : Proposition pour la bénédiction des « Rameaux à la maison »

Cette année, l’épidémie de COVID-19 oblige à vivre autrement la Semaine Sainte, à commencer ce dimanche par la bénédiction des Rameaux.

La messe des Rameaux et de la Passion, que nous appelons communément le dimanche des Rameaux est à la fois un rite très populaire dans notre région, et une célébration très importante qui marque l’entrée des chrétiens dans la Semaine sainte, laquelle culmine avec la fête de Pâques.

Venir à l’église et faire bénir ses rameaux, c’est accepter d’accompagner Jésus dans les événements importants de sa vie, que nous célébrons cette semaine, notamment sa mort le vendredi et sa résurrection le samedi soir et le lendemain. Mais comment procéder quand on sait que cette année aucune bénédiction publique, ni distribution, ne seront possibles ?

Voici ce que propose le diocèse de Nîmes aux fidèles :
« Le plus important est de participer à la prière ce dimanche, en restant à la maison… Nous participons à la messe, en direct et en entier, grâce aux médias (TV, radios, réseaux sociaux). Au cours de ces célébrations, nos rameaux seront bénis. Ce n’est pas de la magie. La grâce de Dieu agit parce que nos cœurs sont disponibles pour vivre la Semaine Sainte. »
À défaut de participer à la messe, nous pouvons aussi prier seul ou en famille, en lisant l’évangile de la Passion et en demandant que le Seigneur bénisse les rameaux que nous avons avec nous. « 

Le plus important n’est pas d’abord la bénédiction des rameaux mais notre union au Christ, ainsi que notre présence et notre participation à la prière ce dimanche.

Par ailleurs, le diocèse a aussi proposé que si des rameaux sont bénis… ils ne soient mis à la disposition des fidèles qu’après le confinement et selon les directives qui seront alors données…

Confinement : Vivre la « communion spirituelle » ?

Confrontés à l’absence de rassemblement dominical et donc de célébration eucharistique, en bien des endroits, les fidèles sont invités à vivre une communion dite « de désir ». L’Église connaît depuis longtemps cette pratique de communion spirituelle. Elle est un moyen privilégié de s’unir au Christ dans les situations d’impossibilité de communier corporellement comme la maladie ou le grand-âge, ou encore dans des situations particulières qui empêchent la communion au corps eucharistique du Christ.

Comment discerner la question de la « communion spirituelle » lorsque les fidèles n’ont plus accès à la communion sacramentelle ?

Dans le contexte extraordinaire d’une crise sanitaire qui déroute les habitudes, la proposition de la « communion spirituelle » comme forme de vie eucharistique doit s’accompagner du discernement théologique et spirituel auquel invite sans cesse le Pape François.
La notion même de « communion spirituelle » s’enracine dans une longue histoire des pratiques et des conceptions théologiques, qui ne sont plus vraiment les nôtres. En d’autres termes, il convient de ne pas se contenter de répéter des expressions du passé, mais à l’intérieur de l’héritage que nous a laissé Vatican II relayé et déployé par le magistère récent de l’Église.
La proposition de la « communion spirituelle » doit donc chercher la cohérence avec l’affirmation que la participation à la liturgie est « sommet » et « source » de la vie de l’Église[20]. Et la boussole qui doit guider toujours le discernement à opérer est l’unité fondamentale entre célébration de la messe et communion sacramentelle.

Prière du pape pour faire une « communion spirituelle »

« A tes pieds, O mon Jésus, je me prosterne
et je t’offre le repentir de mon cœur contrit
qui s’abîme dans son néant et dans Ta sainte présence.
Je t’adore dans le Saint-Sacrement de ton amour,
désireux de te recevoir dans la pauvre demeure que t’offre mon cœur.
En attente du bonheur de la communion sacramentelle,
je veux te posséder en esprit.
Viens à moi, O mon Jésus, pour que je vienne à Toi.
Que ton amour enflamme tout mon être,
pour la vie et pour la mort.
Je crois en toi, j’espère en toi, je t’aime.
Ainsi soit-il. »


Acte de communion spirituelle proposé par le diocèse de Vannes

« Seigneur Jésus, je crois fermement que Tu es présent dans le Saint Sacrement de l’Eucharistie. Je T’aime plus que tout et je Te désire de toute mon âme. « Après toi languit ma chair comme une terre assoiffée » (psaume 62)
Je voudrais Te recevoir aujourd’hui avec tout l’amour de la Vierge Marie, avec la joie et la ferveur des saints.
Puisque je suis empêché de Te recevoir sacramentellement, viens au moins spirituellement visiter mon âme.
Que ce jeûne eucharistique auquel je suis contraint me fasse communier à Tes souffrances et surtout, au sentiment d’abandon que Tu as éprouvé sur la Croix lorsque Tu t’es écrié : « Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ».
Que ce jeûne sacramentel me fasse communier aux sentiments de Ta Très Sainte Mère et de Saint Joseph quand ils T’ont perdu au temple de Jérusalem, aux sentiments de Ta Sainte mère quand elle Te reçut, sans vie, au pied de la Croix.
Que ce jeûne eucharistique me fasse communier aux souffrances de Ton Corps mystique, l’Église, partout dans le monde où les persécutions, ou l’absence de prêtres, font obstacle à toute vie sacramentelle.
Que ce jeûne sacramentel me fasse comprendre que l’Eucharistie est un don surabondant de Ton amour et pas un dû en vue de mon confort spirituel.
Que ce jeûne eucharistique soit une réparation pour toutes les fois où je T’ai reçu dans un cœur mal préparé, avec tiédeur, avec indifférence, sans amour et sans action de grâce.
Que ce jeûne sacramentel creuse toujours davantage ma faim de Te recevoir réellement et substantiellement avec Ton corps, Ton sang, Ton âme et Ta divinité lorsque les circonstances me le permettront.
Et d’ici là, Seigneur Jésus, viens nous visiter spirituellement par Ta grâce pour nous fortifier dans nos épreuves.
Maranatha, viens Seigneur Jésus. »


Prière de Saint Jean-Marie Vianney, curé d’Ars 

« Je Vous aime, Ô mon Dieu, et mon seul désir est de Vous aimer jusqu’au dernier soupir de ma vie. Je Vous aime, Ô mon Dieu infiniment aimable, et j’aime mieux mourir en Vous aimant que de vivre un seul instant sans Vous aimer.
Je Vous aime, Ô mon Dieu, et je ne désire le ciel que pour avoir le bonheur de Vous aimer parfaitement.
Je Vous aime, Ô mon Dieu, et n’appréhende l’enfer que parce qu’on n’y aura pas la douce consolation de Vous aimer.
Ô mon Dieu, si ma langue ne peut dire à tout moment que je Vous aime, du moins je veux que mon cœur Vous le répète autant de fois que je respire.
Ah ! Faites-moi la grâce de souffrir en Vous aimant, de Vous aimer en souffrant et d’expirer un jour en Vous aimant et en sentant que je Vous aime.
Et plus j’approche de ma fin, plus je Vous conjure d’accroître mon amour et de le perfectionner. Ainsi soit-il ! »

Service d’écoute pour les catholiques en période de confinement

La Conférence des évêques de France et la Conférence des Religieux et Religieuses de France lancent ensemble un numéro d’écoute durant le temps de confinement, après la demande du Président de la République lors de sa rencontre avec les représentants des cultes le 16 mars dernier.

Dans ce cadre, a été décidé la mise en place d’un numéro « par culte », afin de vivre un « service d’écoute » pour des personnes isolées en ce temps de confinement, atteintes du covid-19 pour certaines, parfois en demandes sacramentelles, mais aussi pour l’écoute de soignants, ou de membres de famille en deuil se posant des questions sur l’organisation d’obsèques.

  • Ce numéro national qui est le 0806 700 772 pour les catholiques est anonyme.

Diffusé dans les hôpitaux et structures publiques de santé par le ministère de l’Intérieur. Les plages horaires vont de 8h à 22h chaque jour, sept jours sur sept.

Concrètement, s’il s’agit de personnes en hôpital, il leur sera indiqué l’aumônerie catholique dont l’hôpital a les coordonnées. S’il s’agit d’une demande relative à la célébration d’obsèques, que la famille doit prendre contact avec la paroisse d’habitation.Les personnes écoutantes ont également la liste des numéros que des diocèses mettent en place actuellement et qui pourront prendre le relais du « premier contact national ».

L’aumônerie catholique des Hôpitaux et cliniques de Nîmes fait partie de ce réseau, proposant déjà au plan local, dans cette période difficile d’épidémie du Covid-19, 7 jours sur 7 et 24h / 24h un temps d’écoute téléphonique afin de soutenir les uns et les autres : Tél. 06 84 09 63 12 ou 06 82 13 09 22.