Confinement : Vivre la « communion spirituelle » ?

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Contributeur : Service diocésain de la communication | Confinement : Vivre la « communion spirituelle » ?

Confrontés à l’absence de rassemblement dominical et donc de célébration eucharistique, en bien des endroits, les fidèles sont invités à vivre une communion dite « de désir ». L’Église connaît depuis longtemps cette pratique de communion spirituelle. Elle est un moyen privilégié de s’unir au Christ dans les situations d’impossibilité de communier corporellement comme la maladie ou le grand-âge, ou encore dans des situations particulières qui empêchent la communion au corps eucharistique du Christ.

Comment discerner la question de la « communion spirituelle » lorsque les fidèles n’ont plus accès à la communion sacramentelle ?

Dans le contexte extraordinaire d’une crise sanitaire qui déroute les habitudes, la proposition de la « communion spirituelle » comme forme de vie eucharistique doit s’accompagner du discernement théologique et spirituel auquel invite sans cesse le Pape François.
La notion même de « communion spirituelle » s’enracine dans une longue histoire des pratiques et des conceptions théologiques, qui ne sont plus vraiment les nôtres. En d’autres termes, il convient de ne pas se contenter de répéter des expressions du passé, mais à l’intérieur de l’héritage que nous a laissé Vatican II relayé et déployé par le magistère récent de l’Église.
La proposition de la « communion spirituelle » doit donc chercher la cohérence avec l’affirmation que la participation à la liturgie est « sommet » et « source » de la vie de l’Église[20]. Et la boussole qui doit guider toujours le discernement à opérer est l’unité fondamentale entre célébration de la messe et communion sacramentelle.

Prière du pape pour faire une « communion spirituelle »

« A tes pieds, O mon Jésus, je me prosterne
et je t’offre le repentir de mon cœur contrit
qui s’abîme dans son néant et dans Ta sainte présence.
Je t’adore dans le Saint-Sacrement de ton amour,
désireux de te recevoir dans la pauvre demeure que t’offre mon cœur.
En attente du bonheur de la communion sacramentelle,
je veux te posséder en esprit.
Viens à moi, O mon Jésus, pour que je vienne à Toi.
Que ton amour enflamme tout mon être,
pour la vie et pour la mort.
Je crois en toi, j’espère en toi, je t’aime.
Ainsi soit-il. »


Acte de communion spirituelle proposé par le diocèse de Vannes

« Seigneur Jésus, je crois fermement que Tu es présent dans le Saint Sacrement de l’Eucharistie. Je T’aime plus que tout et je Te désire de toute mon âme. « Après toi languit ma chair comme une terre assoiffée » (psaume 62)
Je voudrais Te recevoir aujourd’hui avec tout l’amour de la Vierge Marie, avec la joie et la ferveur des saints.
Puisque je suis empêché de Te recevoir sacramentellement, viens au moins spirituellement visiter mon âme.
Que ce jeûne eucharistique auquel je suis contraint me fasse communier à Tes souffrances et surtout, au sentiment d’abandon que Tu as éprouvé sur la Croix lorsque Tu t’es écrié : « Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ».
Que ce jeûne sacramentel me fasse communier aux sentiments de Ta Très Sainte Mère et de Saint Joseph quand ils T’ont perdu au temple de Jérusalem, aux sentiments de Ta Sainte mère quand elle Te reçut, sans vie, au pied de la Croix.
Que ce jeûne eucharistique me fasse communier aux souffrances de Ton Corps mystique, l’Église, partout dans le monde où les persécutions, ou l’absence de prêtres, font obstacle à toute vie sacramentelle.
Que ce jeûne sacramentel me fasse comprendre que l’Eucharistie est un don surabondant de Ton amour et pas un dû en vue de mon confort spirituel.
Que ce jeûne eucharistique soit une réparation pour toutes les fois où je T’ai reçu dans un cœur mal préparé, avec tiédeur, avec indifférence, sans amour et sans action de grâce.
Que ce jeûne sacramentel creuse toujours davantage ma faim de Te recevoir réellement et substantiellement avec Ton corps, Ton sang, Ton âme et Ta divinité lorsque les circonstances me le permettront.
Et d’ici là, Seigneur Jésus, viens nous visiter spirituellement par Ta grâce pour nous fortifier dans nos épreuves.
Maranatha, viens Seigneur Jésus. »


Prière de Saint Jean-Marie Vianney, curé d’Ars 

« Je Vous aime, Ô mon Dieu, et mon seul désir est de Vous aimer jusqu’au dernier soupir de ma vie. Je Vous aime, Ô mon Dieu infiniment aimable, et j’aime mieux mourir en Vous aimant que de vivre un seul instant sans Vous aimer.
Je Vous aime, Ô mon Dieu, et je ne désire le ciel que pour avoir le bonheur de Vous aimer parfaitement.
Je Vous aime, Ô mon Dieu, et n’appréhende l’enfer que parce qu’on n’y aura pas la douce consolation de Vous aimer.
Ô mon Dieu, si ma langue ne peut dire à tout moment que je Vous aime, du moins je veux que mon cœur Vous le répète autant de fois que je respire.
Ah ! Faites-moi la grâce de souffrir en Vous aimant, de Vous aimer en souffrant et d’expirer un jour en Vous aimant et en sentant que je Vous aime.
Et plus j’approche de ma fin, plus je Vous conjure d’accroître mon amour et de le perfectionner. Ainsi soit-il ! »