11 octobre 2026

Saint Firmin, évêque (propre de Nîmes)

Auteur/autrice : Pierre Gelin

Que signifie être créé à l’image et à la ressemblance de Dieu ?

On a répondu à la question : « Comment comprenez-vous ici l’affirmation selon laquelle l’homme est créé à l’image et à la ressemblance de Dieu ? Quelles en sont les conséquences ? » Nous sommes intéressés pour que vous puissiez nous donner votre version pour aller plus loin.

L’affirmation selon laquelle l’homme est créé « à l’image et à la ressemblance de Dieu » signifie, d’après le texte de la CTI, qu’il est capable de relation avec Dieu : il est « capable de connaître Dieu et de l’aimer librement ». Cette ressemblance repose sur « la spiritualité de l’âme humaine », créée directement par Dieu, ce qui fait de chaque homme « le fruit d’un acte concret de l’amour créateur de Dieu ». Cela implique aussi une dignité et une mission : l’homme est établi « comme seigneur » pour « gouverner toutes les autres créatures ».

Enfin, cette image se traduit par une proximité avec Dieu, puisque l’homme est « placé au paradis » et « constitué dans la proximité et l’amitié avec Dieu ». Mais le texte précise la conséquence du péché : en détruisant cette amitié, il entraîne la « perte du paradis »… et tout ce que cela implique.

Pierre G. (SEDIF)

 



CLIQUEZ ICI POUR REVENIR À LA FAQ FIDEO CREDO



 

Comment définir la « solennité du Christ » ?

Solennité du Christ : est-ce possible d’avoir une définition plus approfondie ?

Si vous faites référence à la « solennité du Christ roi de l’univers », mentionnée par le P. Nicolas Germain dans son enseignement (cf. Polycopié, p. 43), le terme « solennité » renvoie tout simplement à une fête liturgique très importante dans le calendrier de l’Église catholique : c’est même le rang le plus élevé des célébrations, marqué par une liturgie plus riche et un caractère festif. Bref, le top du top !

Ces solennités sont essentiellement réservées à Dieu (Noël, Pâques, Ascension, Pentecôte, Sainte Trinité, Fête-Dieu, Sacré-Cœur de Jésus, etc.), quelques-unes à la Vierge Marie (Mère de Dieu, Annonciation, Assomption et Immaculée Conception), voire à quelques saints : Joseph, Pierre et Paul, Jean-Baptiste… et Toussaint !

Pour conclure : la solennité du Christ roi de l’univers est une fête instituée par Pie XI en 1925 pour souligner la royauté spirituelle du Christ.

Pierre G. (SEDIF)

 



CLIQUEZ ICI POUR REVENIR À LA FAQ FIDEO CREDO



 

Pourquoi les formulations de S. Irénée n’ont-elles pas été conservées dans le Credo ?

Plusieurs formules jugées intéressantes/parlantes chez saint Irénée n’ont pas été reprises telles quelles dans le Credo (exemples : « pour détruire la mort », « communion de Dieu et de l’homme »). Sait-on pourquoi ces formulations n’ont pas été conservées dans le Credo de Nicée-Constantinople ?

Il y a beaucoup de formulations différentes, selon les Pères de l’Église. Toutes ces formulations, celles de saint Irénée comme les milliers d’autres qui ont coexisté à la même époque, n’ont pas été reprises telles quelles.

Pourquoi ? Parce que la formulation des conciles est le fruit de compromis, de discussions entre les Pères conciliaires. C’est le principe même de la collégialité de s’arrêter aux phrases qui dont consensus. Et l’enjeu est surtout de répondre aux hérésies qui corrompent la Révélation : donc les formulations finales visent essentiellement à répondre à ces erreurs.

Au fond, c’est un peu comme toute entreprise humaine : chacun peut avoir sa formulation ; mais dès lors qu’on décide d’une déclaration commune, il faut chercher la formule qui peut faire l’unanimité.

Pierre G. (SEDIF)

 



CLIQUEZ ICI POUR REVENIR À LA FAQ FIDEO CREDO



 

Pourquoi faut-il que le Fils parte pour que l’Esprit vienne ?

Jésus dit dans l’évangile selon saint Jean : « Il vaut mieux pour vous que je m’en aille, car si je ne m’en vais pas, le Défenseur ne viendra pas à vous ; mais si je pars, je vous l’enverrai. » Pourquoi fallait-il que le Fils parte pour que l’Esprit Saint vienne alors qu’Il est à l’œuvre dès la Création ?

Je ne suis pas certain de savoir d’où vient cette question, n’ayant pu retrouver l’endroit exact de cette citation dans l’intervention de notre père-évêque. Mais l’interrogation est suffisamment claire pour y répondre simplement.

Oui, l’Esprit Saint agit depuis toujours, depuis la Création… « Il a parlé par les prophètes. » Donc ce n’est pas qu’il n’était pas là jusqu’à présent ! Alors pourquoi Jésus-Christ dit-il qu’il doit partir pour pouvoir l’envoyer ?

La réponse est assez évidente si l’on regarde notre propre vie : ne vivons-nous pas intimement de l’Esprit Saint, en nous, par notre baptême et notre confirmation ? Voilà une grâce qui est intimement liée au don du Fils.

Reprenons : pendant sa vie terrestre, Jésus est présent extérieurement : on le voit, on l’entend, on le touche… L’Esprit Saint est déjà à l’œuvre, mais toute l’attention des disciples est concentrée sur le fait de suivre le Christ. Après sa mort et sa résurrection, il envoie l’Esprit pour être présent intérieurement, dans le cœur des croyants. Qu’est-ce qui change ? En se mettant « en retrait », du moins physiquement, le Christ permet une autre forme de présence. L’Esprit Saint agissait déjà, mais dorénavant, il est donné d’une manière nouvelle, plus intime et universelle (c’est vrai aussi pour le Christ, entre nous).

Pierre G. (SEDIF)

Lire aussi, sur le même sujet :
=> Peut-on dire que l’Esprit succède au Christ à sa mort ?
=> L’Esprit Saint dirige-t-il Jésus ?

 



CLIQUEZ ICI POUR REVENIR À LA FAQ FIDEO CREDO



 

Comment le Verbe peut-il participer à la création puisqu’il « n’apparaît » que dans le Nouveau Testament ?

Comment le Verbe peut-il participer à la création puisqu’il « n’apparaît » que dans le Nouveau Testament ?

L’évangile de Jean nous dit précisément le contraire, dès son prologue… Je vous invite à relire ce passage, qui explique exactement que le Verbe est auprès de Dieu depuis toujours, qu’Il est Dieu, qu’Il s’est fait chair, etc. C’est précisément la force de l’Incarnation du Verbe de Dieu de nous révéler toutes choses en plénitude : il n’apparaît pour nous qu’avec l’incarnation, scellant ainsi sa nouvelle alliance (Nouveau Testament), mais il était là, incréé, de tous temps.

Vous avez tout en quelques versets que je reproduis ci-dessous in extenso.

Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu. C’est par lui que tout est venu à l’existence, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui. En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ; la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée. Il y eut un homme envoyé par Dieu ; son nom était Jean. Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui. Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière. Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde. Il était dans le monde, et le monde était venu par lui à l’existence, mais le monde ne l’a pas reconnu. Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu. Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son nom. Ils ne sont pas nés du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme : ils sont nés de Dieu. Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité. Jean le Baptiste lui rend témoignage en proclamant : « C’est de lui que j’ai dit : Celui qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. » Tous nous avons eu part à sa plénitude, nous avons reçu grâce après grâce ; car la Loi fut donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ. Dieu, personne ne l’a jamais vu ; le Fils unique, lui qui est Dieu, lui qui est dans le sein du Père, c’est lui qui l’a fait connaître.

Pierre G. (SEDIF)

 



CLIQUEZ ICI POUR REVENIR À LA FAQ FIDEO CREDO



 

Dans l’Eucharistie, adorons-nous le Fils ou la Trinité tout entière ?

À l’adoration, nous adorons le Fils. Est-ce que nous adorons aussi le Père et l’Esprit Saint ? Dans l’Eucharistie, il n’y a que le Fils, non ?

Oui, on adore bien le Fils dans l’Eucharistie, mais on adore aussi le Père et l’Esprit Saint. C’est toute la subtilité ! Entrons dans le cœur de notre foi : nous croyons en un seul et unique Dieu qui est Trinité – Père, Fils et Saint-Esprit. Ces trois Personnes ne sont JAMAIS séparées.

Dans l’Eucharistie, le Fils est réellement présent, de manière particulière : corps, sang, âme et divinité. Or là où est le Fils, là sont aussi, TOUJOURS, le Père et l’Esprit Saint, car ils sont un seul Dieu. Donc, lors de l’adoration eucharistique, nous adorons directement le Christ présent dans l’hostie, et en lui, nous adorons aussi le Père et l’Esprit Saint. Il faut ainsi avoir en tête que le Fils n’est pas isolé de la Trinité : là où Il est, le Père et l’Esprit sont aussi.

Prenons l’analogie classique du soleil, des rayons et de la chaleur pour symboliser le Père, le Fils et le Saint-Esprit… Si vous fréquentez la FAQ FIDEO Credo, elle pourrait vous être familière. Quand un rayon de soleil (le Fils) vous touche, vous recevez réellement le rayon, mais vous recevez également, par lui et en lui, le soleil (le Père) et sa chaleur (Esprit). Ainsi en est-il de l’Eucharistie : le Fils est présent d’une manière visible et « sacramentelle » (comme le rayon qui nous atteint), mais il ne vient jamais seul : le Père et l’Esprit Saint sont là, inséparablement.

Comme toute analogie appliquée à Dieu, c’est imparfait : il ne faut surtout pas l’absolutiser car cela pourrait donner l’impression que Dieu est divisé, comme le soleil, en parties ou en modes. Mais du moins, grâce à elle, pouvez-vous comprendre un peu comment le Père et l’Esprit sont présents par le Fils et dans le Fils…

Pierre G. (SEDIF)

 



CLIQUEZ ICI POUR REVENIR À LA FAQ FIDEO CREDO