11 octobre 2026

Saint Firmin, évêque (propre de Nîmes)

Auteur/autrice : Diocese De Nîmes

Veillée pour la vie samedi 26 novembre à la cathédrale de Nîmes

Les AFC «Sainte-Marie» de Nîmes (Associations Familiales Catholiques) organisent une Veillée pour la vie samedi 26 novembre à 17h45 à la cathédrale de Nîmes.

«A l’aube de ce nouvel Avent, nous invitons à la cathédrale le samedi 26 novembre à 17h45 petits et grands à rejoindre les voix et instruments qui célébreront la Vie  ! Ouvert à tous !»

«Prions avec nos enfants autour du Saint-Sacrement pour la propagation de la culture de vie dans notre société»

24 heures de prière pour entrer dans l’Avent !

Pour la 3ème année, la Communion de Prière Notre Dame du Mont Carmel, groupe de prière carmélitain, organise ce relais de prière pour entrer dans le temps de l’Avent.

L’objectif est de nous relayer pendant 24h, du 26 novembre à 22h au 27 novembre à 22h pendant une demi-heure de prière personnelle avec le support de l’Evangile selon st Matthieu (lu pendant qui suivront) et de présenter au Seigneur nos intentions de prière pour l’Eglise et le monde.

Nous porterons de manière plus particulière cette année :

  • la paix et la réconciliation dans le monde et dans les familles, particulièrement en Ukraine et Russie, en Arménie et Azerbaïdjan, en Syrie, Liban et Terre Sainte, au Burkina Faso, en Ethiopie et Erythrée
  • les défis de l’Eglise et l’unité de l’Eglise
  • le respect de la vie de ses débuts à sa fin naturelle
  • le respect de la création

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Lettre de Mgr Nicolas Brouwet à tous les fidèles

A tous les Fidèles

Nous avons tous été bouleversés par les informations qui nous ont été communiquées avant et pendant l’Assemblée plénière des évêques à Lourdes. Je joins à cette lettre le communiqué des évêques. Vous connaissez les faits. Les analyses ne manquent pas. Comme moi, vous êtes peut-être encore dans une forme de sidération, restant sans voix, sans mots, sans possibilité d’exprimer ce que vous pensez.

Je ne reviens pas sur le travail en cours qui fait suite au rapport de la Ciase. Il est sérieux et conduira à de véritables propositions de réforme de nos pratiques, de nos méthodes, de nos organisations.

Je ne reviens pas non plus sur les résolutions adoptées pour un traitement plus clair des abus dans l’Eglise, en particulier quand des évêques sont mis en cause. Ces décisions sont consultables sur le site de la CEF.

Comment avancer intérieurement ? A mon avis de trois façons :

  • D’abord en posant notre regard sur le Christ Jésus. « Repartir du Christ», proposait le Pape Jean-Paul II dans sa lettre du début du millénaire. « Il ne s’agit pas d’inventer un « nouveau programme », écrivait-il. Le programme existe déjà : c’est celui de toujours, tiré de l’Evangile et de la Tradition vivante. Il est centré, en dernière analyse, sur le Christ lui-même qu’il faut connaître, aimer, imiter, pour vivre en lui la vie trinitaire et pour transformer avec lui l’histoire jusqu’à son achèvement dans la Jérusalem céleste. » (Tertio Millenio Ineunte, 29).
  • « Moi je suis le chemin, la vérité et la vie» (Jean 14, 6). Oui, le Christ Jésus est le seul chemin qui nous conduit au Père dans la puissance de l’Esprit Saint. Il nous conduit à la vie véritable, la vie en plénitude, celle qui nous rend fils et filles du Père dans la vérité de nos actes.

Mais il est aussi la vérité et, dans sa lumière, il dévoile nos zones d’ombre.

Aujourd’hui nous devons consentir à ce temps de purification de notre Eglise. Face à l’oubli de Dieu, nous avons un témoignage à donner. Mais ce témoignage ne se fera pas sans conversion de notre part. Conversion des pasteurs et conversion des fidèles. Cette conversion consiste à laisser la lumière du Christ illuminer nos vies pour en chasser les ténèbres du péché et nous ouvrir à la grâce du salut. Toutes ces affaires d’abus nous invitent à l’humilité, à la vérité sur nous-mêmes, sur nos relations avec Dieu et avec les autres. Elles nous invitent à la conversion personnelle.

Nous voulons annoncer l’Evangile dans notre monde contemporain. Or le premier à recevoir l’Evangile est l’évangélisateur lui-même. Appelée à annoncer l’Evangile aux pauvres, l’Eglise doit reconnaître sa pauvreté et attendre son salut du Christ mort et ressuscité, et de lui seul. Nous nous tenons face au mystère de la croix. Elle est notre unique espérance. Le moment que nous vivons nous le rappelle avec force.

  • Nous pourrions être tentés de baisser les bras, de nous désolidariser du corps de l’Eglise, saisis par le dégoût ou par la désespérance. Je vous invite plutôt à contempler notre fraternité baptismale : frères et sœurs devant le Père, nous sommes confiés les uns aux autres. Plus que jamais, c’est l’heure de vivre pleinement cette communion à la suite de Jésus en nous portant mutuellement.

Notre fraternité est bien plus profonde qu’une convergence d’idées, de modes de vie ou de projets : elle est le dessein et l’appel du Père sur chacun et chacune de nous. Ne nous laissons pas voler ce cadeau de Dieu par le péché des uns ou des autres : ce serait faire l’œuvre du diviseur.

Rester ancrer dans le Christ Seigneur, consentir à la conversion, porter les épreuves de l’Eglise : voilà notre horizon commun pour les jours et les semaines qui viennent.

Je vous assure de ma communion dans le Seigneur et je lui demande de vous bénir chacun, chacune dans votre mission.

 

+ Nicolas Brouwet

Le 10 novembre 2022

 

Exposition sur le Saint-Sépulcre à la cathédrale de Nîmes jusqu’au 30 novembre

La cathédrale Notre Dame et Saint Castor accueille une exposition sur le Saint-Sépulcre jusqu’au 30 novembre.

Rendre accessible et visible le Saint-Sépulcre au plus grand nombre de fidèles, renforcer leur prière pour la Terre Sainte, leur donner envie de partir en pèlerinage avec votre paroisse où le diocèse : telles sont les ambitions de l’exposition « Comme pèlerin au Saint-Sépulcre » qui vous est proposée.

Cette découverte du Saint-Sépulcre est une initiative de Terre Sainte Magazine. Depuis 1921, les franciscains gardiens des Lieux saints ont voulu partager dans cette revue la connaissance intime des sanctuaires qu’ils ont acquise en 800 ans de présence. Terre Sainte Magazine, unique revue chrétienne entièrement pensée et écrite depuis Jérusalem, offre à tout chrétien de découvrir ce « cinquième évangile ».
www.terresainte.net

Horaires d’ouverture de la cathédrale
Dimanche de 9h à 13h et de 15h à 18h
Lundi, mercredi, jeudi, vendredi de 10h à 12h et de 15h à 18h
Samedi de 8h30 à 12h et de 14h à 18h.

Une JMJ diocésaine le 20 novembre à Vergèze

Les Journées mondiales de la jeunesse arrivent à grand pas ! Elles auront lieux du 25 juillet 2023 au 6 août 2023 au Portugal ! Mais avant cela, le pape François nous invite à se préparer tout au long de l’année !

Tu as entre 18 et 35 ans ? Alors viens vivre cette journée exceptionnelle.
Rejoins-nous à Vergèze à l’église Notre-Dame d’Accueil à partir de 9h, on t’offre le petit dej !

Alors inscris-toi en cliquant ici !

A la découverte du patrimoine spirituel diocésain

Cette nouvelle rubrique mensuelle va nous entrainer à la découverte de quelques lieux emblématiques de notre diocèse.
Grâce aux explications éclairées de personnes passionnées, nous vous proposerons deux portes d’entrée :
La première s’ouvrira sur une catéchèse en lien avec le calendrier liturgique.
La seconde nous permettra de mettre en lumière l’histoire et la beauté du monument visité.

LES RELIQUAIRES

A l’occasion de la fête de Toussaint, le 1er novembre (et celle de tous les saints du diocèse de Nîmes, le 8 novembre), intéressons-nous au patrimoine lié au « culte des saints », et plus particulièrement aux « reliques ».

Rares sont les églises ou chapelles dépourvues de représentations de saints et de saintes : statues, tableaux, vitraux… Elles nous invitent au souvenir de celles et ceux qui nous ont précédés – comme un album de famille – et stimulent notre foi, notre espérance, notre charité.

Elles élèvent nos regards et nos cœurs vers « la Cité du ciel, notre mère la Jérusalem d’en-haut ; c’est là que nos frères les saints, déjà rassemblés, chantent sans fin la louange. Et nous qui marchons vers elle par le chemin de la foi, nous hâtons le pas, joyeux de voir glorifiés ces enfants de l’Eglise dont le Seigneur fait un exemple et un secours pour notre faiblesse… » (cf. préface de la Toussaint).

Depuis les premiers siècles, les artistes et la piété populaire ont orné nos églises de représentations de saints, souvent accompagnées d’objets ou de symboles liés à leur martyre ou à leur histoire.

Mais, comme si cela ne suffisait pas, le besoin s’est fait ressentir de conserver des reliques. Cachées dans les pierres des autels consacrés, déposées sous des « gisants », exposées dans des chasses ou coffrets reliquaires, elles sont vénérées.

Quel sens chrétien donner à cette vénération ?

« Celui qui est affectionné pour quelqu’un vénère aussi les choses que cette personne a laissées d’elle-même après sa mort » dit simplement saint Thomas d’Aquin (†1274).

Quand vous regardez le collier que portait votre grand-mère ou le missel dont elle se servait, ce n’est pas au collier ou au missel que va votre affection, mais à votre grand-mère que ces objets vous rappellent. Vous vous souvenez alors de sa bonté et de sa foi, des bons conseils qu’elle vous a prodigués et vous rendez grâce à Dieu de vous avoir donné une telle grand-mère.

C’est dans ce comportement humain tout à fait naturel que s’enracine le culte des reliques. Si nous conservons des vêtements ou des objets de nos aïeux, à bien plus forte raison devons-nous vénérer le corps d’un saint qui fut le membre de Jésus Christ, le temple et l’instrument de l’Esprit-Saint et qui est promis à l’éternelle résurrection.

Historiquement le culte des reliques a commencé avec le témoignage des martyrs.

Voici ce que rapportent les actes du Martyre de saint Polycarpe (†156) :

« Le centurion fit brûler le corps de Polycarpe. Ainsi nous, ensuite, ramassant les ossements plus précieux que les gemmes de grand prix et plus épurés que l’or, nous les avons déposés en un lieu convenable. Là-même, autant que possible, nous nous réunissons dans l’allégresse et la joie en mémoire de ceux qui sont déjà sortis du combat, et pour exercer et préparer ceux qu’attend le martyre. »

Ainsi le culte des reliques galvanisait le courage des chrétiens, les excitait à une foi intrépide, les associait aux mérites des saints et obtenait leur intercession. La coutume fort ancienne de célébrer l’Eucharistie sur le tombeau des martyrs se prolonge en quelque sorte par le fait qu’encore aujourd’hui les autels consacrés contiennent, enchâssées dans la pierre, des reliques de saints.

Quand les persécutions prirent fin, on put plus librement célébrer les anniversaires des glorieux martyrs au lieu de leur sépulture.

La piété populaire, toujours à la recherche de sensationnel, risquait de s’emballer. Le culte des reliques pouvait tourner à la superstition ou au fétichisme.

Au IVème siècle le prêtre toulousain Vigilance en vint même à le condamner comme une idolâtrie.

Saint Jérôme (†420) écrivit alors un cinglant Contra Vigilantius, où il explique que nous honorons les reliques des martyrs afin d’adorer Celui dont ils ont été les martyrs.

Saint Augustin (†430) encourage la vénération du corps des fidèles « qui ont servi d’instrument et d’organe au Saint-Esprit pour toutes sortes de bonnes œuvres ».

Saint Thomas d’Aquin consacre un article de la Somme à justifier la vénération des reliques.

Il en donne trois motifs :

  • L’affection qui nous lie aux saints, amis de Dieu et nos intercesseurs auprès de Lui, nous porte à vénérer tout ce qui reste d’eux, vêtements, objets etc…
  • On doit vénérer principalement le corps des saints qui ont été les temples et les organes de l’Esprit Saint et qui doivent être configurés au corps du Christ dans la gloire de la Résurrection.
  • Toute l’histoire de l’Eglise prouve que Dieu accomplit des miracles en présence des reliques des saints.

Le Concile de Trente sanctionnera de son autorité cet enseignement.

Le Concile Vatican II rappelle que « selon la Tradition, les saints sont l’objet d’un culte dans l’Eglise, et l’on y vénère leurs reliques authentiques et leurs images. » Il faut respecter le sens religieux du peuple chrétien qui de tout temps a entouré la vie sacramentelle de l’Eglise par de telles formes de piété légitimes.

Bien sûr, il ne manque pas de nos jours de beaux esprits pour railler le culte des reliques comme une piété désuète et superstitieuse. Mais le sensus fidelium ne s’y trompe pas. Le peuple des fidèles accourt en masse dès que des reliques sont proposées à sa vénération. Le culte des morts est un des critères décisifs d’hominisation. « Notre religion est sainte qui a bien connu l’homme », disait Pascal. Si l’Eglise ne promeut plus le culte des reliques, le sens humain inné trouvera d’autres formes moins nobles pour s’exprimer. Des ventes aux enchères d’objets ayant appartenu à des personnalités font périodiquement la une de l’actualité. C’est ainsi ; tout domaine abandonné par l’Eglise est immédiatement récupéré commercialement : on ne jeûne plus mais on fait des régimes ; on ne croit plus aux anges et aux esprits mais on consulte les voyants et les horoscopes et on fête Halloween…

L’homme reste l’homme. « Mieux vaut un juste culte des saints qui nous pousse à les imiter et à adorer Dieu que le succédané mercantile et idolâtre que le monde tend à lui substituer. » (cf. site internet du diocèse de Paris)

Quelques photos de reliquaires dans les églises de Pont-Saint-Esprit et de Villeneuve-lez-Avignon, qui possèdent des chapelles dédiées : cliquer ici

Dépôt de reliques de Saint Saturnin et de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus dans l’autel de l’église de Pont-Saint-Esprit, lors de sa consécration, le 22 juin 2008


 Le ZOOM de Novembre : La Collégiale Notre-Dame à Villeneuve-lez-Avignon

Une chapelle de la Collégiale de Villeneuve-lez-Avignon est ornée de nombreux reliquaires… et de nombreuses autres richesses spirituelles et patrimoniales (dont la célèbre « Pieta »). C’est la découverte de ce mois à travers un album photo et une vidéo de présentation.