09 octobre 2026

Saint Denis

Auteur/autrice : Diocese De Nîmes

Message de Mgr Robert Wattebled : « N’aie pas peur, laisse-toi regarder par le Christ … » 21/03/2020

« Tandis que progresse l’épidémie, nous nous efforçons de respecter le plus soigneusement possible les consignes qui nous sont données. Nous ne pouvons ignorer les conséquences que notre légèreté pourrait avoir sur ceux que nous côtoyons. Nous participons à l’intense élan de reconnaissance adressé à toutes les personnes engagées « sur le front », nous rejoignons des initiatives qui expriment gratitude et solidarité à leur égard. Nous prions pour les victimes et les familles qui ne peuvent les accompagner… » écrit Mgr Robert Wattebled dans son second message publié depuis le début du confinement pour lutter contre la propagation de l’épidémie du Covid-10.

L’indulgence plénière accordée aux malades du Covid-19 et aux soignants

Le don des Indulgences spéciales est accordé aux fidèles souffrant de la maladie Covid-19, ainsi qu’aux travailleurs de la santé, aux membres de la famille et à tous ceux qui, à quelque titre que ce soit, y compris par la prière, s’occupent d’eux. C’est ce que stipule un décret de la Pénitencerie apostolique paru ce 20 mars 2020.

L’Église prend soin des malades

Présentant ce décret, l’institution judiciaire vaticane évoque d’abord «un moment présent où l’humanité entière, menacée par une maladie invisible et insidieuse, qui depuis quelque temps fait partie de la vie de chacun, est marquée jour après jour par des peurs angoissées, de nouvelles incertitudes et surtout une souffrance physique et morale généralisée». Elle rappelle aussi le soin qu’a toujours pris l’Église des malades.

Ces derniers jours, le Pape François a par ailleurs montré sa proximité paternelle et a renouvelé son invitation à prier sans cesse pour ces malades du coronavirus.

Aux malades et travailleurs de la santé

C’est pourquoi la Pénitencerie apostolique a décidé d’accorder le don des indulgences plénières aux fidèles atteints du coronavirus, aux conditions suivantes:

«Si avec un esprit détaché de tout péché, ils s’unissent spirituellement par les médias à la célébration de la Sainte Messe, à la récitation du Saint Rosaire, à la pratique pieuse du Chemin de Croix ou à d’autres formes de dévotion, ou si au moins ils récitent le Credo, le Notre Père et une pieuse invocation à la Sainte Vierge Marie, en offrant cette épreuve dans un esprit de foi en Dieu et de charité envers leurs frères et sœurs, avec la volonté de remplir les conditions habituelles (confession sacramentelle, communion eucharistique et prière selon les intentions du Saint-Père), le plus tôt possible».

L’indulgence plénière concerne aussi les travailleurs de la santé, les membres de la famille et tous ceux qui, «à l’instar du bon Samaritain», s’exposant au risque de contagion, soignent les malades du coronavirus.

Et aux fidèles qui prient pour la fin de la pandémie

La Pénitencerie apostolique accorde d’ailleurs volontiers aussi l’indulgence plénière, dans les mêmes conditions, aux fidèles qui offrent une visite au Saint Sacrement, à l’Adoration Eucharistique, ou qui s’adonnent à la lecture de la Sainte Ecriture pendant au moins une demi-heure, ou à la récitation du Saint Rosaire, au pieux exercice du Chemin de Croix, ou encore à la récitation du chapelet de la Divine Miséricorde, pour implorer de Dieu Tout-Puissant la fin de l’épidémie, le soulagement des affligés et le salut éternel de ceux que le Seigneur a appelés à Lui.

L’Église prie enfin pour «ceux qui ne peuvent pas recevoir le sacrement de l’Onction des malades et le Viatique, en confiant chacun d’eux à la Miséricorde divine en vertu de la communion des saints et en accordant aux fidèles l’Indulgence plénière sur le point de mourir, à condition qu’ils soient dûment disposés et qu’ils aient récité quelques prières de leur vivant. Pour obtenir cette indulgence, l’utilisation du crucifix ou de la croix est recommandée (cf. Enchiridion indulgentiarum, n.12)», a conclu le pénitencier majeur de l’Église catholique, le cardinal italien Mauro Piacenza. 

avec Vatican news 20 mars 2020, 13:10

19 mars, fête de saint Joseph, patron de la sainte Famille, patron de la bonne mort

Aujourd’hui, 19 mars, c’est la fête de saint Joseph, patron de la sainte Famille, mais aussi patron de la bonne mort : un double écho dans le contexte de confinement et de progression de l’épidémie du Covid_19…

« Les familles sont « contraintes » de se retrouver, ce qui peut être réjouissant pour certains et difficiles pour d’autres, » écrit Mgr Eric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims et président de la CEF , dans son message à ses frères évêques du 17 mars. Et de poursuivre :  » Les hôpitaux, dans les zones où le plan « Blanc » a été déclenché ne laissent plus entrer les aumôniers, même salariés de l’hôpital. Il convient de faire porter dans la prière de tous ceux et celles qui vont mourir un peu seuls, les médecins et le personnel soignant faisant tout leur possible. « 

Saint Joseph, patron des âmes du purgatoire, prie pour moi !

On dit généralement que le culte à saint Joseph remonte aux alentours des IIIe ou IVe siècles. Mais il semblerait qu’une prière restée célèbre remonte à une période encore plus ancienne, puisqu’elle daterait des tous débuts de l’ère chrétienne. On dit de cette prière ancestrale qu’elle est infaillible, si tant est qu’elle est dite avec ferveur et persévérance et que la demande formulée permet de grandir spirituellement.

Ô Saint Joseph dont la protection est si grande, si forte et si prompte devant le trône de Dieu, je mets en toi tous mes intérêts et désirs. Ô Saint Joseph, assiste-moi par ta puissante intercession et obtiens pour moi de ton divin Fils toutes les bénédictions spirituelles par Jésus Christ notre Seigneur, de telle manière qu’ayant engagé ici-bas ton pouvoir céleste, je puisse offrir mes remerciements et mon hommage au Père qui nous aime.
Saint Joseph, patron des âmes du purgatoire, prie pour moi !
Ô Saint Joseph, je ne me fatigue jamais de vous contempler toi et Jésus endormi dans tes bras ; je n’ose pas approcher pendant qu’Il se repose près de ton cœur. Embrasse-Le en mon nom et baise sa tête délicate pour moi et demande-lui de m’embrasser à son tour lors de mon dernier soupir.


Dire cette prière neuf matins consécutifs pour obtenir n’importe quelle faveur. Elle a toujours été exaucée. Il faut donc s’assurer de vraiment désirer ce que l’on demande et se souvenir que Dieu répond toujours à nos prières, même si sa réponse n’est pas toujours celle que nous attendons.

Covid-19 : Message de Mgr Eric de Moulins-Beaufort à ses frères évêques (17/03)

Chers amis,

Après la déclaration du Président de la République hier soir et le confinement annoncé pour au moins 15 jours, voici quelques rappels, quelques points d’attention, une suggestion à venir.

Rappels :

1. Aucune messe (dominicale, de semaine, de funérailles) avec une assemblée, de quelque taille qu’elle soit, ne doit être célébrée. Les églises peuvent ouvertes, avec moins de 20 personnes en prière individuelle et à distance les unes des autres.

2. Si vous jugez possible qu’une messe soit célébrée pour des communautés religieuses bien déterminées, il convient absolument que ce soit sans aucune personne étrangère à la communauté ; que le prêtre reste à distance des Soeurs. Il serait sage que la communion soit distribuée par une des religieuses.

3. Pour les obsèques, elles peuvent pour le moment être célébrées dans les églises. L’assemblée devra être inférieure à 20 personnes et celles-ci devront se répartir dans l’ensemble de l’église.
Il faut reporter la célébration eucharistique à des temps meilleurs. Seul celui qui préside bénit le corps avec l’eau bénite ; les autres s’approchent et s’inclinent sans toucher le cercueil et font le signe de croix sur eux-mêmes.

4. Baptêmes, mariages, confirmations, professions de foi, premières communions, sont à reporter à des temps meilleurs.

5. Pour les scrutins * , le Service national de la catéchèse et du catéchuménat (SNCC) fournit aux diocèses les éléments nécessaires pour les circonstances actuelles.

6. Les confessions doivent se faire dans des lieux qui permettent un mètre de distance et de ne pas se tenir face à face.

Points d’attention :

1. Il serait sage de permettre aux prêtres âgés de ne pas participer aux repas communs et donc de leur livrer ou de leur faire porter un déjeuner chaque jour à domicile. Ceux qui habitent une maison commune pourraient prendre leurs repas chez eux. Tout contact avec une personne contaminée oblige à 14 jours de confinement strict ; le risque est grand d’une insuffisance respiratoire qui pourrait ne pas pouvoir être traitée à l’hôpital, faute de matériel.

2. La visite aux personnes âgées et aux familles en deuil peut se faire, mais sans contact, si possible à bonne distance. Pour cela, le prêtre ou le diacre doit se munir de la déclaration nécessaire « attestation de déplacement dérogatoire ».

3. Il est nécessaire que les prêtres et les diacres remplacent pour présider les obsèques les laïcs de plus de 70 ans afin de protéger ces derniers.

4. Les salariés doivent être mis en télétravail autant que possible ou en chômage technique (pris en charge par l’État). Il est capital d’assurer les salaires de mars. Le secrétariat général travaille avec les économes pour que toute information nécessaire à ce niveau soit connue.

5. Chaque diocèse réfléchit aux moyens d’assurer une animation catéchétique et spirituelle « à distance » pour les enfants et les jeunes. Chaque diocèse mettra en place ce qu’il faut pour soutenir la vie spirituelle des fidèles dans les semaines à venir jusqu’au dimanche des Rameaux. Le service national de la pastorale liturgique et sacramentelle  et le service national de la catéchèse et du catéchuménat donnent des propositions en ce sens sur leur site internet.

6. Le canon 1000, § 2 prévoit que, dans la célébration du sacrement des malades, l’onction d’huile puisse être faite non avec le pouce mais avec un instrument, comme un stylet ou une aiguille.

Voir Roger van der Weyden, Triptyque des 7 sacrements

Suggestion :

  • Jeudi prochain, 19 mars, fête de saint Joseph, patron de la sainte Famille, patron de la bonne mort. Les familles sont « contraintes » de se retrouver, ce qui peut être réjouissant pour certains et difficiles pour d’autres. Les hôpitaux, dans les zones où le plan « Blanc » a été déclenché ne laissent plus entrer les aumôniers, même salariés de l’hôpital. Il convient de faire porter dans la prière de tous ceux et celles qui vont mourir un peu seuls, les médecins et le personnel soignant faisant tout leur possible.
  • Le conseil permanent voudrait vous proposer une initiative pour la France entière le 25 mars, fête de l’Annonciation, pour un temps de prière commun à travers tout notre pays et avec tout notre pays. Un texte détaillé suivra en fin de journée.

Pendant ce temps de confinement, le secrétariat général continue de fonctionner « à distance », ainsi que tous les services nationaux, même si la Maison du 58 avenue de Breteuil est désormais fermée.
Vous pouvez les contacter à leur adresse mail habituelle. Tous les jours une « cellule de crise » se réunit à distance au secrétariat général, en lien avec la Présidence de la CEF. Le travail est ainsi assuré.

Beaucoup d’entre vous ont publié des textes intéressants pour une compréhension spirituelle ou théologale de ce moment d’épreuve collective. Que le Seigneur nous garde unis dans sa paix, alors que nous marchons vers Pâques, tout de même,

+ Mgr Eric de Moulins-Beaufort
Archevêque de Reims
Président de la Conférence des évêques de France

——

(*) Dans le vocabulaire ecclésial, le mot « scrutin » rassemble trois sens : c’est une célébration au cours de laquelle le candidat au baptême est appelé à se placer devant la grandeur de l’appel de Dieu, examiné sur sa progression dans la vie chrétienne et encouragé à lutter contre le mal.

Municipales: les évêques de France rappellent l’importance du scrutin local

À deux jours du premier tour des élections municipales en France, la Conférence des évêques fait entendre sa voix. Sur le compte Twitter de la CEF, l’Église de France rappelle l’importance de ce scrutin local pour la vie du pays, alors que de nombreuses crises, comme celle du coronavirus, suscitent l’inquiétude.
La Conférence des évêques de France (CEF) remercie les équipes municipales sortantes pour leur engagement, et le service qu’elles ont rendu à la vie commune des citoyens, peut on lire sur le fil Twitter de la CEF.
Les évêques saluent également le soin apporté par l’immense majorité des municipalités à l’entretien des églises et autres bâtiments cultuels. Ils apprécient la qualité des relations entre les équipes municipales et les paroisses.

La qualité du lien social, un bien à préserver

L’Église de France rappelle en effet l’importance de ce lien local: Les crises traversées montrent le rôle important des municipalités pour la qualité du climat social en France soulignent en effet les évêques, qui rappellent que «voter, c’est afficher notre cohésion», d’autant plus dans une société qui vit dans l’angoisse, accentuée par l’épidémie actuelle.

«L’attention aux besoins de tous que portent les élus locaux atténue bien des tensions, mais leurs moyens sont de plus en plus limités», mettent néanmoins en garde les évêques qui dressent quelques critères pour faire son choix lors de ces municipales: repérer ce qui nous rend heureux et ce qui peut soutenir les habitants les plus fragiles, aider à accueillir les nouveaux arrivants, ou ouvrir les richesses de la culture à ceux qui ont le moins de possibilités d’y accéder.

Servir le bien commun

L’Église de France ne passe pas non plus sous silence les nombreux lieux de culte qui ont été pris pour cible ces derniers mois dans le pays: cimetières juifs et églises catholiques profanés, mosquées taguées, pèlerins agressés… «la violence ne remplace pas le dialogue», écrivent les évêques.

La CEF insiste aussi sur l’importance, au cours de ces élections municipales, de promouvoir la transition écologique, dans la dynamique de l’encylique Laudato Si’ du Pape François.

«J’appelle chacun à participer aux élections municipales en dépassant ses seuls intérêts personnels. Veillons en particulier aux propositions pour réduire la fracture sociale et convertir la violence latente dans notre société» écrit sur ce fil Twitter Mgr Eric de Moulins-Beaufort, l’archevêque de Reims et président de la conférence épiscopale. «Au nom des évêques de France,  conclue t-il, j’encourage les candidats. Ils incarnent un appel pour chacun à dépasser ses seuls intérêts, à s’investir pour le bien commun. L’être humain est un être social, qui s’accomplit dans de larges et généreuses relations».

Avec Vatican news

Covid-19 : recommandations de la CEF pour contribuer à la solidarité nationale

À la suite des annonces du Président de la République concernant l’épidémie de Covid-19 jeudi 12 mars à 20h, et des précisions apportées par le Premier Ministre le lendemain, vendredi 13 mars à 13h, la Conférence des évêques de France adresse les recommandations suivantes, valables jusqu’à nouvel ordre, de manière que toute l’Eglise contribue à la solidarité nationale.

Concernant les activités menées dans le cadre ecclésial, la CEF invite les responsables à reporter ou annuler celles qui induisent des rassemblements de plus de 100 personnes. Elle recommande par ailleurs que les personnes à risques et les personnes âgées de plus de 70 ans ne soient présentes dans aucun rassemblement.

Ces critères concernent donc diverses activités en Eglise comme les pèlerinages, les réunions paroissiales, les veillées de prières, etc. La CEF recommande aussi aux mouvements (scoutismes, mouvement de spiritualités, mouvements familiaux, mouvements caritatifs et sociaux, etc.) de s’interroger en ce sens sur la tenue des activités prévues.

Concernant les messes et autres célébrations de sacrements qui rassemblent des fidèles, la CEF préconise d’appliquer les mesures de prudence déjà indiquées antérieurement (« gestes-barrière »), de respecter le seuil de 100 personnes et de s’organiser pour que les fidèles s’installent une chaise sur deux, un rang sur deux. Si cela est possible, et pour permettre à tous d’assister à la messe, la CEF préconise d’ajouter des messes durant le week-end. Nous suggérons que les personnes de plus de 70 ans soient dispensées des célébrations dominicales.

D’une manière générale, la CEF rappelle la prudence que doivent observer les personnes les plus fragiles et celle que tous doivent avoir à leur égard. Elle remercie les fidèles de la compréhension dont ils feront preuve et de toute l’aide qui pourra être apportée à la réorganisation de la vie en Eglise durant cette période d’épidémie. Elle les invite tout particulièrement à manifester une attention particulière aux personnes fragiles et âgées qui sont plus impactées par ce dispositif.

La CEF est bien consciente des perturbations que va connaître la vie ecclésiale ordinaire et du trouble que vont connaître les catholiques. Les difficultés d’accès aux sacrements, notamment, que nous allons connaître, vont constituer une souffrance pour les fidèles.

Elle indique que, sans remplacer la vie ecclésiale ordinaire, les médias catholiques proposent aux fidèles des rendez-vous et invite à se tourner vers eux pour nourrir notre vie de prière : messe dominicale du Jour du Seigneur (France 2) ; messes (samedi et dimanche), messe quotidienne du pape François (7h), offices et chapelet quotidiens (Lourdes) retransmis par KTO ; messe dominicale sur France Culture ; nombreux offices et prières retransmis par les radios chrétiennes, etc.

Chaque diocèse et chaque mouvement saura trouver les moyens adaptés pour soutenir les personnes vulnérables et imaginer les soutiens nécessaires.

Mgr Éric de Moulins-Beaufort
Archevêque de Reims
Président de la Conférence des évêques de France