10 octobre 2026

Saint Ghislain

Auteur/autrice : Diocese De Nîmes

Une Fête de La Blache pas comme les autres

Monseigneur Robert Wattebled devait venir à la Blache le 29 mars pour fêter les 102 ans du Père Arthur Dillenseger. Il avait aussi retenu la date du 6 septembre pour présider le traditionnel pèlerinage.

La crise sanitaire l’a empêché de venir au mois de mars mais il a tenu à être là pour la fête de La Blache, même dans des circonstances particulières. En effet, ce n’est qu’en présence de la communauté et des « résidents » que le Père évêque a présidé l’Eucharistie à laquelle le Père Arthur a participé avec ferveur, comme il peut encore le faire chaque jour.
En respectant les règles en vigueur, tous ont pu saluer notre évêque, à leur manière, au cours d’un apéritif servi dans le grand hall. Il a ensuite partagé notre repas dominical et un échange fort intéressant s’est déroulé dans la salle de la communauté, pendant plus d’une heure autour d’une « petite liqueur ».

Dans l’après-midi, rendez-vous avait été pris, pour un temps de prière, à l’extérieur, au pied de la tour. Un fort mistral avait nettoyé le ciel et amené un peu de fraîcheur appréciée après ces semaines de grande chaleur. Une soixantaine de Spiripontains courageux sont venus s’installer à l’ombre du grand chêne, sur des chaises amenées la veille par quatre bénévoles.
Notre curé le Père André étant fatigué, c’est le Père Henri Martinez qui a présidé ce temps de prière préparé avec soin par une équipe de paroissiens fidèles. Un chapelet fervent, en action de grâce pour la protection de Marie pendant la crise sanitaire s’est terminé par le chant « chez nous soyez Reine » afin d’implorer Notre-Dame de La Blache de continuer à protéger tous les habitants de nos villages et tous ceux de la vallée du Rhône. Deux jours plus tard, le 8 septembre, c’est dans la chapelle Notre-Dame que la prière des Vêpres a rassemblé quelques paroissiens et quelques Frères. Une fois de plus, malgré l’absence des malades habituellement accompagnés par les membres de l’hospitalité, nous avons célébré celle que des générations ont proclamé « Bienheureuse », celle qui veille, du haut de sa tour voulue par le Comte Augustin de Villeperdrix en 1855 et restaurée par les Frères à partir de 1941.

« Mon âme chante le Seigneur, éternel est son amour »

Frère Pierre Mourier

Vendredi 4 septembre 2020 : Journée universelle de prière et de jeûne pour le Liban

Le Liban, face à un « danger extrême», ne peut pas être «abandonné à sa solitude», a plaidé mercredi le pape François, dans un long message consacré au pays, à la fin de son audience générale. Le souverain pontife a appelé les croyants de la planète à «une journée universelle de prière et de jeune pour le Liban, vendredi prochain le 4 septembre». A cette occasion, le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège, se rendra sur place au nom du Pape pour accompagner le peuple libanais et lui exprimer toute sa proximité et solidarité. «J’invite également les frères et sœurs d’autres confessions et traditions religieuses à s’associer à cette initiative de la manière qu’ils jugent la plus appropriée, mais tous ensemble.»

Message de rentrée 2020 de Mgr Robert Wattebled

Nous l’avons compris, il nous faut vivre en tenant compte de la circulation du virus COVID-19. Les directives qui nous sont données doivent être mises en œuvre sans relâchement notamment pour les assemblées liturgiques, les réunions et les rassemblements. En fonction de l’évolution de la situation sanitaire, nos prévisions et nos projets peuvent être remis en cause à tout moment.
Plutôt que d’annuler purement et simplement les célébrations et les rencontres habituelles, comme nous avons dû le faire pendant le confinement, il importe d’imaginer des formules différentes adaptées à la situation.

Journée Mondiale pour la Création: le Pape donne les axes du Jubilé pour la Terre

Ce 1er septembre a lieu la Journée Mondiale de Prière pour la Sauvegarde de la Création. Elle ouvre le Temps de la Création, qui se tient jusqu’au 4 octobre, en étant célébré cette année comme un “Jubilé pour la Terre”. Dans un message publié ce mardi le Saint-Père a décrit le Jubilé autour de cinq grands axes aux fondements bibliques, qui revêtent un sens particulier en cette période où «la pandémie nous a conduits à un carrefour». Écoute, justice et réparation doivent être au cœur des relations entre l’homme et l’environnement.

Une célébration aux racines millénaires, qui répond parfaitement aux enjeux et aux aspirations de la société actuelle: le “jubilé” est la forme que prend l’édition 2020 du Temps de la Création, qui s’ouvre ce 1er septembre avec la Journée Mondiale de Prière pour la Sauvegarde de la Création, pour se conclure le 4 octobre prochain, en la fête de saint François d’Assise.LIRE AUSSI25/08/2020

Vivre la Saison de la Création 2020

Du 1er septembre au 4 octobre 2020 les communautés chrétiennes sont invitées à célébrer la Saison de la création. Une coordination internationale œcuménique propose comme thème cette année : le jubilé pour la terre.

Le jubilé est un temps de libération, de remises des dettes et de repos pour la terre. Il provient de l’Ancien Testament, et plus particulièrement du livre du Lévitique (chapitre 25). Le mot vient de l’hébreu qui, littéralement, renvoie à la corne qui annonce le début de cette période.

Durant le confinement lié à la pandémie on a pu observer un “soulagement” de la terre, le retour d’espèces sauvages (dauphins à Venise, biches en ville, renardeaux au père Lachaise…). Ne faudrait-il pas instaurer de tels temps de repos sans y être contraints par des catastrophes ? Une sorte de moratoire pour la terre, ou mieux, de shabbat ne serait-il pas souhaitable ? D’autant que ce temps peut permettre aussi un changement de modèle, une conversion écologique, éloigné de l’exploitation de la terre et des pauvres.

A côté des souffrances qui ont frappé beaucoup, bien des personnes ont aussi constaté un “soulagement” dans leurs vies personnelles avec l’abandon d’activités ou de déplacements qui se sont révélés moins indispensables qu’on ne croyait et avec l’émergence de pratiques plus soutenables, d’un temps plus calme, posé, intense avec ses proches ou avec la nature.

Cette année, la Saison de la Création s’inscrit pour les catholiques dans le cadre plus large de l’Année Laudato Si’ ouverte par le pape François le 24 mai 2020. 

  • Lire aussi : Des personnalités françaises vont rencontrer le pape François autour de Laudato si’ (LA VIE)

La rentrée : un chemin devant nous…

Cette rentrée n’est pas comme les autres. La pandémie du printemps dernier a déplacé nos habitudes et beaucoup aspirent à vivre autrement. Solidarité, créativité, fraternité, interdépendance sont à l’ordre du jour de cette rentrée.
Sans doute il n’est pas inutile de nous remémorer longuement ce que nous avons vécu: des déplacements, à coup sûr, dans notre façon d’être en lien ; d’être solidaire aussi, par le téléphone, les réseaux sociaux, les courses partagées pour des proches… Nous avons vécu la prière à distance et avons creusé notre désir de célébrations communautaires.

Serons-nous des communautés plus fraternelles ? plus solidaires dans la prière et la supplication pour le monde ?
Nous serons aussi différemment charitables, car nous avons vu plus clairement certaines lignes de fracture, proches de nous ou dans la société.

Ensemble, gardons l’esprit en éveil, soyons imaginatifs ! Nous avons appris la distanciation, il faut (ré)apprendre la juste et belle proximité.

Quelle place donnerons-nous à la Parole de Dieu ? Elle est « le premier corps du Christ », affirmaient les Pères de l’Eglise.
Peut-être faut-il garder l’habitude – ou la prendre ! – de nous laisser rassembler par cette Parole : il suffit d’être quelques-uns pour cela…

comme dans « les maisons d’Evangile » ou d’autres initiatives de partage d’Evangile. Et dans toutes nos célébrations, nous donnons grande place à la Parole de Dieu .
Le renouveau est placé pour nous dans le souffle de l’Evangile, sous le signe d’un partage accru. La foi ne se vit pas seul.

Par ailleurs, en ce mois de septembre, les chrétiens sont invités (jusqu’au 4 octobre) à vivre une « saison de la Création ». Cette initiative œcuménique, créée en 1989, est une réponse au défi de la crise écologique que connaît notre planète, invitant à renouveler notre regard et à développer des actions en faveur de notre « maison commune ».
Cela interpelle notre responsabilité personnelle et communautaire.
On trouvera plus d’information sur le site : www.egliseverte.org

Serge Cauvas (curé) et les prêtres de Nîmes Sud