10 octobre 2026

Saint Ghislain

Auteur/autrice : Diocese De Nîmes

En hommage à Mgr Henri Teissier

Nous avons appris le décès à Lyon de Mgr Henri Teissier, archevêque émérite d’Alger, le 1er décembre 2020, le jour de la fête du bienheureux Charles de Foucauld…. « Tous deux avaient été profondément marqués par la prière et le témoignage des musulmans. Tous deux avaient appris, à leur contact, un sens plus juste et plus exigeant de la mission de l’Église. »
Les hommages sont nombreux, parmi ceux-ci, celui de Mgr Jean-Marc Aveline (que nous venons de citer), archevêque de Marseille, président du Conseil pour les relations interreligieuses et les nouveaux courants religieux au sein de la Conférence des évêques de France et membre du dicastère chargé du dialogue avec les autres religions.

Tout comme Monseigneur Pierre Claverie, évêque d’Oran assassiné, Monseigneur Teissier avait un lien particulier avec notre diocèse depuis le départ précipité des Clarisses d’Alger dont il avait veillé à l’installation au monastère de Nîmes.
Certains ont croisé sa route et celle des jeunes qu’il accompagnait en 1997 à l’occasion des JMJ à Paris. Nous les avions accueilli une semaine auparavant dans la plus grande discrétion pour leur sécurité et nous n’avons pas oublié le témoignage bouleversant de ces jeunes éprouvés dans leur foi et jusque dans leurs familles… D’autres l’ont côtoyé de manière plus durable, personnelle, filiale même, comme nos chères sœurs Clarisses que nous remercions pour leur partage, comme nous remercions M. Bernard Deschamps et le P. Pierre Lombard pour leur contribution.

Lundi 1″ Décembre 2020

A Dieu, notre Père
Les chemins de Dieu ne sont pas toujours ceux dont nous avions rêvé, mais ils sont tous des chemins d’amour.
En ce 1″ Décembre, – fête du Père de Foucauld, – au point du jour, ce grand apôtre du désert est venu chercher Monseigneur Henri Teissier pour le conduire dans la Lumière de Dieu.
Rien n’est simple hasard, tous deux avaient bien des points communs :
– Une immense humilité qui permettait au Seigneur d’accomplir ses desseins à travers eux sans aucun obstacle, et de les conduire tous deux, à des sommets qu’ils ne pouvaient imaginer. Chemins souvent profondément douloureux
– Et cet amour sans faille pour l’Algérie et son peuple. Ils étaient totalement donnés à cette mission et Monseigneur Teissier désirait rester à jamais sur cette terre d’Afrique du Nord.
Cette toute petite Église que le Seigneur lui avait confiée, il la voulait unie, au service du Pays et ouverte à tous.
Les « années noires » furent terribles pour le peuple Algérien. Monseigneur Teissier porta en son cœur la souffrance de tous : que de fois nous avons été témoins de ses larmes. Il se multiplia pour les membres de son Église : il téléphonait aux uns, visitait régulièrement les autres, se faisait proche de tous.
A Noël 1994, il était dès le matin à Tibhirine malgré les dangers de la route, et à 4h de l’après-midi, il sonnait à la porte de notre Monastère.
Il avait demandé à toutes les Congrégations religieuses d’avoir un point de chute hors de l’Algérie. Sachant que nous voulions à tout prix rester sur place, lui-même prit contact avec Monseigneur Cadilhac pour savoir s’il accepterait de nous accueillir. Il connaissait l’évêque de Nîmes et le Gard qu’il aimait. Aussi, était-il sûr que nous pourrions y pousser des racines. Depuis 1995, il passait chaque année pour nous voir, rester proche de nous et nous partager avec cœur l’évolution de cette terre Algérienne en de riches synthèses. Il devait venir cette année encore, mais le confinement l’en a empêché.
Il nous rejoindra, mais d’une autre manière, car depuis 6h ce matin, une petite étoile est née dans le ciel, visible avec le cœur seulement. Elle nous dit : « courage, n’ayez pas peur, soyez dans la joie, l’amour du Seigneur est de tous les jours. «  La vie est éternelle ! »

Vos Sœurs Clarisses de Nîmes

Avec le Cardinal Duval, Mgr. Claverie, Mgr. Scotto, le Dr. Pierre Chaulet et Claudine son épouse, le Père Teissier fut de ces catholiques qui refusèrent d’être des auxiliaires de la colonisation et apportèrent leur appui à la revendication de l’indépendance de l’Algérie.
Selon son expression, « Eglise d’un peuple musulman », l’Eglise catholique se veut au service de l’Algérie. « En solidarité avec elle, à son service, dans le dialogue de la vie quotidienne et dans la prière. » (1) Elle va donc s’inscrire naturellement et résolument en 1962 dans une démarche constructive avec la volonté de contribuer au développement et à l’essor de la jeune République.
« Témoigner auprès d’eux (des musulmans, ndlr) d’une présence chrétienne ne consiste pas à chercher à les convertir, mais plutôt à partager leur humanité, être avec eux dans le respect de leur foi et le souci du dialogue. »(2). A ses yeux l’Islam n’était pas responsable des crimes terroristes. (3)
Profondément attaché à l’Algérie dont il avait obtenu la nationalité, Mgr. Henri Teissier y restera pendant la décennie terroriste des années 80 afin d’être aux côtés des victimes. Il vécut douloureusement la mort des 19 martyrs catholiques parmi lesquels les moines de Tibhirine dont il était très proche.
Lors d’un voyage de l’association France-El Djazaïr en 2007, il nous avait reçus à l’Archevêché d’Alger où nous avions pu nous entretenir avec lui de la situation des chrétiens en Algérie (4). Depuis lors, nous échangions de temps à autres par e-mail ou au téléphone. Je lui avais adressé la recension que j’avais rédigée de l’ouvrage « L’Eglise et les chrétiens dans l’Algérie indépendante » qu’il avait préfacé.(5). Dans sa réponse, il me disait avoir découvert pendant la guerre d’indépendance, « ce qu’aurait pu être une Algérie à origine ethnique multiple […] quand les communistes européens et algériens se reconnaissaient pour avoir lutté ensemble dans les années terribles ». C’était en septembre dernier. Je n’imaginais pas sa fin si proche.
Avec la disparition de Mgr. Henri Teissier qui a vécu intensément les drames de notre époque, une page de l’histoire de l’Algérie se tourne…
Je partage la tristesse de ses neveux, de sa famille et de mes ami(e)s catholiques qui ce soir, je le sais, se sentent orphelins, et je leur adresse mes sentiments d’amitié.

Bernard Deschamps
Ancien député

  • Hommage complet, renvoi des notes (1 à 5) dans le texte et communiqué de L’Association d’amitié franco-algérienne « France-El Djazaïr » sur le blog www.bernard-deschamps.net/

Dans sa jeunesse dans les années 70 il suscita dans l’Algérie indépendante, avec d’autres personnes, un courant de sympathie et de dialogue dans un centre d’études et de rencontre que beaucoup fréquentaient à Alger : « Les glycines ».
Chrétiens et musulmans s’y retrouvaient et c’est là que s’élabora peu à peu des réseaux pour le dialogue islamo-chrétien. Il fut en cela soutenu par son évêque, le cardinal Duval.
A cette époque, le P. Henri Teissier disait que ce qui l’inspirait c’était surtout le Concile Vatican II, notamment le décret portant sur les relations aux religions non chrétiennes, dans lequel il puisa l’esprit pour mettre en oeuvre des initiatives sur le terrain.
Il racontait que c’est dans ces années que sont nés des groupes, des colloque où chrétiens et musulmans se retrouvaient, par exemple le GRIC (Groupe de recherche islamo-chrétien). C’est l’époque des rencontres au Maghreb, mais aussi à Assise en Italie, en Egypte. Il était en lien étroit avec le PISAI (Institut pontifical des études arabe et islamique de Rome).
Mgr Teissier parlait arable, le dialectal et le littéraire qu’il avait étudié au Caire.
« Au Maghreb », disait-il, « l’Eglise catholique apprend à devenir une Eglise de la relation à l’autre. Elle est accueillie par l’autre qui lui fait une place, même si elle est très modeste. »
Il parlait du dialogue quotidien de la vie, celui des rencontres dans les quartiers, dans le travail, à l’occasion des fêtes et des événements de la vie sociale et familiale.
Dans les années 1988, il assista aux heurts dans la société algérienne avec la jeune génération et à un retour agressif de l’Islam. Il s’est interrogé sur les raisons de ce retour, surtout quand celui-ci prit la forme radicale au moment de la « décennies noire. » – 1990 – où tant de violences et d’attentats touchèrent la société algérienne.
Nous avons connu les martyrs chrétiens : religieux, prêtres, les moines de Thibirine, l’évêque d’Oran Pierre Claverie. Mgr Teissier ajoutait toujours, comme le le rappellera lors de leur béatification à Oran, en décembre 2018, que ces victimes de notre Eglise ne doivent pas nous faire oublier celles e la société civile algérienne ou plusieurs centaines de milliers de personnes furent assassinées : religieux, familles, intellectuels…
Devenu évêque d’Oran en 1972, avant Mgr Claverie, il succède comme archevêque d’Alger en 1988 au cardinal Duval.
Très attaché aux sœurs Clarisses de Nîmes qui avaient dû quitter l’Algérie, il aimait s’arrêter à Nîmes pour les rencontrer et garder ce lien fort avec elles.
Il fut leur père-évêque à Alger, il devint leur frère-évêque à Nîmes.
Il écrivit dans les années douloureuses de l’Algérie : « Les permanents de l’Eglise au Maghreb renouvellent chaque jour l’offrande de leur vie ». Quand on l’interrogeait sur le sens de la présence de l’Eglise catholique en Algérie, il disait : « C’est le témoignage de la Foi vécue avec très peu de moyens, dispersée dans le pays, elle vit des liens d’amitié et de partage avec tous. Cela se vit dans un grand dépouillement. »

Pierre Lombard

  • Au cours de sa vie, Mgr Henri Teissier rédigea plusieurs ouvrages : Église en Islam, Centurion (1984) ; La Mission de L’Église, Desclée de Brouwer (1985) ; Histoire des chrétiens d’Afrique du Nord, Desclée de Brouwer (1991) ; Lettres d’Algérie, Bayard-Centurion (1998) ; Chrétiens d’Algérie, un partage d’espérance, Desclée de Brouwer (2002).

Betty Delichère
Service diocésain de la communication

Une jauge réaliste pour les deux prochains dimanches (02/12/2020)

La Conférence des évêques de France prend connaissance de la jauge rendue publique aujourd’hui par le ministre de l’Intérieur pour ce qui concerne les célébrations publiques dans les lieux de culte.

La CEF estime que cette mesure proportionnée à la capacité d’accueil des édifices, bien que contraignante, est applicable. Elle impose de « laisser libres deux sièges entre chaque personne ou entité familiale et de n’occuper qu’une rangée sur deux ». Les fidèles catholiques devront donc appliquer cette mesure, en particulier, les deux prochains dimanches 6 et 13 décembre.

Cette nouvelle mesure, plus réaliste et dont la CEF a été informée en début d’après-midi, fait suite à la consultation des cultes organisée depuis dimanche par le gouvernement. La CEF se réjouit que se renoue un dialogue constructif avec les pouvoirs publics. Elle attend maintenant, à la lecture des données sanitaires, l’éventuelle réévaluation de cette jauge à partir du 15 décembre.

De dimanche en dimanche, cette période de l’Avent entamée le 29 novembre, est un chemin vers Noël. Les communautés catholiques espèrent de tout leur cœur pouvoir célébrer le grand mystère de la foi dans les églises le 24 au soir, avec le moins de restriction possible. Les catholiques sont conscients que l’attention aux précautions sanitaires est toujours nécessaire.

Communiqué en PDF

Communiqués précédents sur le même sujet :

source eglise.catholique.fr

L’intention de prière du Pape pour ce mois de décembre 2020

En ce mois de décembre, le Pape François invite les fidèles à nourrir leur relation à Jésus-Christ par une vie de prière, cœur de la mission de l’Église. La prière transforme nos cœurs et la réalité, assure-t-il.

Le cœur de la mission de l’Eglise est la prière.
La prière est la clé pour que nous puissions entrer en dialogue avec le Père.
Chaque fois que nous lisons un petit extrait de l’Evangile, nous écoutons Jésus qui nous parle.
Nous nous entretenons avec Jésus.
Nous écoutons Jésus et nous répondons.
C’est cela la prière.
La prière transforme la réalité.
Et elle change nos cœurs.
Notre cœur change quand il prie.
Nous pouvons faire bien des choses, mais sans la prière, ça ne marche pas.
Prions pour que notre relation personnelle à Jésus-Christ soit nourrie de la Parole de Dieu et par une vie de prière.
En silence, tous, que chacun prie dans son cœur.

Dans la nouvelle La Vidéo du Pape de décembre, le Saint-Père parle de la force de la prière qui change la réalité et les cœurs. Il nous invite à nourrir notre relation à Jésus-Christ par une vie de prière.

La prière nous rapproche du Père

(Cité du Vatican, 1er décembre 2020) – La Vidéo du Pape de décembre, dernière de l’année, vient transmettre l’intention de prière que le pape François confie à toute l’Eglise catholique à travers le Réseau Mondial de Prière du Pape (qui comprend le Mouvement Eucharistique des jeunes – MEJ). En cette année marquée par la pandémie mondiale du COVID-19, le Saint-Père partage avec nous le secret de la vie de Jésus, « clé pour que nous puissions entrer en dialogue avec le Père » : la prière. Par une vie de prière, nous pouvons vivre une relation personnelle profonde avec Jésus-Christ et changer nos cœurs. La prière, l’écoute de Jésus, la contemplation de Jésus, le fait de lui parler comme à un ami, transforme notre vie. C’est le chemin pour nous rapprocher du Père.

La prière du Pape pendant la pandémie

Le Pape lui-même est un homme de prière, et La Vidéo du Pape en témoigne en reprenant les images des moments les plus émouvants de l’année 2020 : prière pour la pandémie sur une place Saint-Pierre vide ; pèlerinage au crucifix de San Marcelo sur la Via del Corso au centre de Rome ; recueillement devant l’icône byzantine Salus Populi Romani en la basilique romaine de Sainte-Marie-Majeure.

Jésus-Christ : une vie sous le signe de la prière

Pour le Pape François, la prière n’est pas seulement un espace ou un moment de contemplation intérieure. « La prière transforme la réalité. Et elle change nos cœurs », dit-il dans La Vidéo du Pape. La prière produit toujours un changement. « Nous pouvons faire bien des choses, mais sans la prière, ça ne marche pas », ajoute-t-il. Il a par ailleurs profité de l’audience générale du 4 novembre pour évoquer le recours constant de Jésus à la prière : « Au cours de sa vie publique, Jésus a constamment recours à la force de la prière. Les Evangiles nous le montrent lorsqu’il se retire dans des lieux à l’écart pour prier. Il s’agit d’observations sobres et discrètes, qui laissent seulement imaginer ces dialogues orants. Celles-ci témoignent cependant clairement que, également dans les moments de plus grand dévouement aux pauvres et aux malades, Jésus ne négligeait jamais son dialogue intime avec le Père. ».

La prière au cœur de la mission de l’Église

Aujourd’hui, le Réseau Mondial de Prière du Pape relie par la prière des millions de catholiques du monde entier, issus de divers pays, cultures, contextes sociaux et ecclésiaux : grâce à La Vidéo du Pape mais aussi la plateforme de prière “Click To Pray” et Le Chemin du cœur, un chemin de prière en vue de la mission. La Vidéo du Pape de ce mois-ci se termine par l’invitation de François à la prière et un instant de silence repris de son audience avec le Réseau Mondial de Prière du Pape, à l’occasion de son 175e anniversaire.

Le P. Frédéric Fornos S.J., directeur international du Réseau Mondial de Prière du Pape, revient sur cet événement : « Ce fut l’un des moments les plus intenses de la célébration. En présence de plus de 5 000 personnes réunies dans la salle Paul VI, le Saint-Père a guidé un long temps de prière dans une impressionnante atmosphère de silence et de recueillement. Il a ainsi clairement indiqué que la prière et la mission de l’Église sont indissolublement unies. La mission de l’Église est au service des défis du monde, et elle ne peut se faire sans la prière. Le pape François l’a résumé très simplement : « Le cœur de la mission de l’Église est la prière ». Pour beaucoup, la prière n’est qu’un moment de calme ou de réflexion, mais pour ceux qui découvrent sa profondeur, elle est la respiration du cœur. La prière nous ouvre à l’Amour, qui a un visage, Jésus-Christ, elle nous conduit au Père. Souvent, ses fruits, sa fécondité, ne sont pas immédiatement visibles. Comme une graine semée en terre, elle a besoin de temps… mais sa fécondité est immense, ainsi que le dit l’Evangile : elle produit trente, soixante et même cent pour un (Mc 4,20). La prière est essentielle à la mission de l’Église. « Prions pour que notre relation personnelle à Jésus-Christ soit nourrie de la Parole de Dieu et par une vie de prière ».

Se préparer à Noël sur Internet

De plus en plus nombreuses chaque année, les retraites en ligne permettent à ceux qui n’ont pas la possibilité d’effectuer une retraite « classique » de bénéficier d’un accompagnement spirituel durant ce temps de préparation à la fête de Noël, qu’est l’Avent.

>> Toutes les propositions en cliquant ici

La Conférence des évêques de France propose également un calendrier de l’Avent mobile. Un contenu pour prier, méditer, ou découvrir comment les communautés catholiques préparent la fête de Noël.

>> En savoir plus en cliquant ici

Service diocésain de la communication

Message épiscopal pour l’Avent

« Heureux les invités au repas du Seigneur ». A la messe, la formule précède la Communion. Nous la connaissons bien. Mais de quel repas s’agit-il ?», nous interroge Mgr Robert Wattebled au début de son message pour l’Avent 2020. Et de conclure par un vœu : « En ce début d’Avent nous reprenons volontiers la prière du missel : « Fais fructifier en nous, Seigneur, l’eucharistie qui nous rassemble. C’est par elle que tu formes, dès maintenant, à travers la vie de ce monde, l’amour dont nous t’aimerons éternellement. Par le Christ notre Seigneur. Amen ! »

En « Avent » !

Le temps de l’Avent (du latin adventus, « venue, avènement »). s’ouvre le 4e dimanche précédant Noël, cette année le 29 novembre.

L’Avent est la période durant laquelle les fidèles se préparent intérieurement à célébrer Noël, événement inouï, et décisif pour l’humanité, puisque Dieu s’est fait homme parmi les hommes : de sa naissance à sa mort sur la Croix, il a partagé en tout la condition humaine, à l’exception du péché. Chacun est appelé à la vigilance et au changement de vie. La parole des Prophètes, qui retentit en chaque liturgie dominicale de l’Avent, redit la nécessité de la conversion et de la préparation du cœur, comme le rappellent également les autres lectures de la messe.

L’Avent, comme l’ensemble du calendrier liturgique catholique, aide les fidèles à revivre les grands événements de la vie et de l’enseignement du Christ, en particulier de sa naissance (Noël) à sa Résurrection (Pâques). L’Église relit et revit donc « tous ces grands événements de l’histoire du salut dans  » l’aujourd’hui » de sa liturgie ».

Le début de l’Avent marque aussi l’entrée dans une nouvelle année liturgique : celle-ci commence chaque année avec ce temps de préparation à Noël, pour s’achever une année plus tard à la même période.

La nouvelle traduction du Missel Romain

La Conférence des évêques de France a reçu de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, le décret de confirmatio de la traduction de la troisième édition typique du Missel Romain.

La nouvelle traduction du Missel Romain entre en vigueur en France le premier dimanche de l’Avent 2020, mais elle ne devrait devenir définitive dans les paroisses qu’à partir du lundi 24 mai 2021 mémoire de « Marie, Mère de l’Église ».

Fruit d’un travail de plusieurs années, initié depuis 2002, cette traduction qui a réuni évêques et experts répond aux attentes formulées dans le motu proprio Liturgiam authenticam (2001), puis de Magnum principium (2017). Ce dernier texte demandait aux conférences épiscopales de respecter trois principes de fidélité au texte de l’Editio typica : fidélité au texte original, fidélité à la langue dans laquelle il est traduit, et fidélité à l’intelligence du texte utilisé par les destinataires.

La nouvelle édition du Missel Romain a pour objectif de proposer une plus juste traduction du texte typique latin. S’il ne s’agit pas d’une réforme du Missel, cette nouvelle traduction permet de faire faire au peuple chrétien un pas supplémentaire pour entrer dans l’intelligence du mystère pascal du Christ. Certaines paroles qui sont prononcées par le prêtre dans le déroulement de la messe ou par l’assemblée sont amenées à changer.

Avec eglise.catholique.fr et KTO