Parler de quelqu’un comme de « sa moitié », est-ce compatible avec la présence de Dieu dans le couple ?
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L’expression « être la moitié de… » ou « tu es ma moitié », supposant qu’à deux on ne ferait plus qu’un, est-t-elle compatible avec la présence de Dieu dans le couple ?
J’ai beau relire le polycopié, je ne trouve pas trace de cette expression, ni dans l’enseignement, ni dans le texte… N’étant pas moi-même l’auteur des cours, je peine parfois à trouver l’origine des questions.
C’est d’autant plus important dans le cas présent que l’expression « la moitié de » pour parler d’un compagnon ou d’une compagne a une origine totalement profane : elle prend son origine dans la mythologie grecque et la philosophie platonicienne, quand Zeus coupe en deux l’être humain, alors doté de quatre bras, quatre jambes et deux visages. C’est ainsi que naît la quête d’un être aimé, pour retrouver sa « moitié » originelle.
Si j’apprécie ce mythe pour ce qu’il contient de recherche métaphysique, je ne le reprendrais pas tel quel en ce qui me concerne, du moins par pour évoquer la vie de couple. Dire de quelqu’un qu’il est sa « moitié » me semble pour ma part déplacé, voire dangereux… surtout aujourd’hui. Mais à chacun sa perception !
Disons que, en tant que chrétien, mieux vaut préférer le récit biblique qui évoque la complémentarité homme-femme, respectant chaque personne dans l’altérité des sexes, et non la fusion de deux (hommes, femmes, androgynes, peu importe…) pour former un tout, une complétude.
Mais tant que j’ignore dans quel contexte a été prononcée cette expression, difficile de savoir où se situe le nœud. Disons pour conclure et faire le lien avec le Credo, que nous n’avons gardé de ce mythe platonicien que l’idée de « symbole » : il n’est plus appliqué au couple, mais comme objet brisé en deux que deux personnes se partagent, c’est-à-dire comme signe de reconnaissance et comme pacte pour exprimer l’union, l’unité (pour la petite anecdote, le contraire de symbolon en grec, c’est diabolon : ce qui divise, ce qui sépare et qui a donné en français le… diable).
Pierre G. (SEDIF)
=> Les enfants sont-ils une conséquence du péché originel, puisqu’ils arrivent après ?
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