Le P. Nicolas Dumas nommé auprès des jeunes du Gard

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jeunesse

Contributeur : Service diocésain de la communication | Le P. Nicolas Dumas nommé auprès des jeunes du Gard

Le P. Nicolas DUMAS vient d’être nommé délégué épiscopal auprès des jeunes. Une mission dans un champ à 360° tant les acteurs de la pastorale des jeunes sont diversement situés et les propositions multiples, mais une mission dont la formulation définit bien le souhait de déplacement et de proximité, « auprès » des jeunes certes, mais aussi « auprès » des communautés chrétiennes que le P. Dumas aura à stimuler dans le domaine de la jeunesse. Première étape : du 16 au 19 octobre, sur le Causse Noir. Rencontre à regarder et à lire.

Vous venez d’être nommé délégué épiscopal auprès des jeunes du Gard dans la suite du Synode des jeunes du Gard. Quelle piste retenez-vous pour cela ? Les jeunes ont des questions, il faut pouvoir leur apporter des réponses et des pistes de réponses, les accompagner, être à leur écoute. Ce qui m’avais marqué c’était la question posée lors du synode des jeunes : croire ou ne pas croire en Jésus sauveur, qu’est-ce que ça change pour toi ? La réponse la plus fréquente a été « Rien » !
Là-dessus, il faut pouvoir annoncer le cœur de notre foi, témoigner, car les gens ont besoin de témoignage. Il faut donc accompagner les jeunes et aussi leur faire découvrir des lieux de pèlerinage et, dans notre diocèse, vivre des temps de prière, rencontrer le Christ. Il y a un travail de rassemblement, mais il faut aussi aller à la rencontre, voir ce qui se vit dans le diocèse

? vers la page jeunesse du site

Vous êtes également appelé à « stimuler des communautés chrétiennes dans le domaine de la jeunesse », mais il y a des paroisses où l’on ne voit presque plus de jeunes ? Il faut rencontrer les communautés, là où elles sont, et ce même s’il n’y a plus de jeune ! Nous pouvons prier pour les jeunes, organiser des rencontres, et porter un témoignage…

Concernant l’enseignement catholique, à quoi allez-vous être attentif ? Depuis la rentrée, je suis orienté sur la pastorale des jeunes « en général », mais je compte bien aller dans les établissements de l’enseignement catholique et, comme pour les paroisses, découvrir ce qui s’y vit, rencontrer les animateurs en pastorale scolaire.
Il faut que nous rassemblions toutes nos énergies, faire vivre aux jeunes des temps ensemble. Il faudrait retrouver un peu de ce qu’il y a aux JMJ !

Les jeunes aiment le sport. Par le passé, la pastorale des jeunes avait organisé des Olympiades… depuis quelques années, c’est le « Pélé-VTT », pouvez-vous nous parler ? C’est vraiment une œuvre d’évangélisation, née en 2000, dans le diocèse de Rocamadour. Dans notre diocèse, il y avait déjà un pèlerinage à vélo avec le P. Christophe Silvestre. Nous avons commencé avec l’Hérault en 2015, puis nous avons chacun tracé notre route car il faut aller au-delà d’un cercle d’amis. Ce qui est formidable c’est que par exemple, cette année un participant a fait venir un ami, qui n’est pas baptisé, qui se tient loin de la foi, mais qui aime le vélo !
C’est sûr que les jeunes dans ce cas doivent accepter la dimension de prière, de découverte du contenu de la foi : la messe, les temps de prières. Mais nous ne les obligeons pas à dire les prières, mais, ils sont là.
Nous voyons là comment le dépassement sportif et physique implique aussi le dépassement spirituel.
Dans nos catéchèse et aumônerie, parce que nous avons peut-être perdu l’esprit des patronages, la foi est devenue quelque chose d’un peu intellectuel. On a perdu comment elle était reliée à tout le reste de la vie. On retrouve quelque chose du scoutisme avec le Pélé VTT

Au plan national le service de l’évangélisation des jeunes ne fait qu’un avec celui des vocations. Comment expliquez-vous ce lien spécifique et si étroit, alors que le Seigneur appelle à tout âge ? Je pense qu’il est important pour les jeunes de comprendre que Dieu a un plan d’amour sur eux. Et cette compréhension commence dès le plus jeune âge. Mais ce n’est pas comparable avec l’orientation scolaire, par exemple !
Il s’agit d’entrer dans cette prise de conscience et surtout de confiance que Jésus nous aime et qui si Dieu vient travailler notre cœur, si Il pourrait nous orienter vers telle ou telle vocation spécifique, il ne s’agit pas d’avoir peur, mais de rendre grâce…
Comment cela va se traduire au fil des années ? C’est là que doit être notre réponse. La manière dont nous répondons à cet amour surabondant, ça se travaille. Dans vocation, il y a le mot vocare, appeler… Donc, oui, Dieu nous appelle, comme Samuel, d’abord au sens large : la vocation au bonheur (Le « bon heurt » : c’est se laisser heurter par la Croix du Christ). Il faut d’abord vois que c’est beau et que ça nous concerne tous. Nous sommes d’abord des baptisés, et je suis prêtre par mon Baptême, c’est-à-dire faire de sa vie une offrande agréable à Dieu, et nous y sommes tous appelés.

Propos recueillis par B. Delichère