Comment peut-on dire que Dieu n’a pas peur de se compromettre ? Qui dit compromission, dit altération…
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Un élément nous a choqués dans le texte d’André Wénin (fin du premier paragraphe) : l’auteur mentionne que Dieu n’a pas peur de se compromettre ! Dieu est immuable et ne peut se compromettre, car cela impliquerait une altération de ce qu’Il est. Quand une donnée est compromise, elle est défaillante. Lorsque par exemple Abraham parlemente avec Dieu pour demander à partir de quel nombre de justes, la ville sera épargnée, c’est une négociation. Et il en est ainsi dans toute la sainte Bible. Il arrive que Dieu s’ajuste avec l’homme, mais avec fermeté comme dit l’auteur de manière appropriée plus loin dans le texte. Dommage que ce mot de compromission soit présent…
Il y a, me semble-t-il, une petite confusion entre « se compromettre » et « compromission ». Le substantif ne laisse place à aucune ambiguïté, ou de manière très anecdotique : la compromission est toujours une dégradation, un acte de bassesse. Ce n’est pas le cas pour le verbe, qui est fortement polysémique : il a plusieurs sens possibles. « Se compromettre », dans le cas présent, signifie un engagement de Dieu dans l’Histoire humaine, jusque dans la violence ; le Christ en est, de ce fait, l’exemple final et parfait.
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Pierre G. (SEDIF)
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