10 octobre 2026

Saint Ghislain

Auteur/autrice : Diocese De Nîmes

Introduction à la messe du 3 août 2024 à la cathédrale de Nîmes

Frères et Sœurs, j’ai voulu célébrer cette messe, qui est la messe habituelle de la cathédrale, toujours suivie de l’adoration du Saint Sacrement, après la forte émotion suscitée par la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques vendredi dernier, et dans laquelle, à tort ou à raison, on a vu une représentation de la
Sainte Cène dans ce qui a été présenté plus tard comme un banquet païen des dieux de l’olympe.1. J’ai proposé assez vite qu’une messe soit célébrée et qu’un temps d’adoration soit organisé dans les communautés, comme nous le faisons ici, parce que la question est de savoir comment nous réagissons face à ce que nous avons compris comme une parodie de l’Evangile et un manque de respect pour la foi chrétienne.
Cela nous interroge sur nos réponses d’aujourd’hui et sur celles de demain, parce que ce n’est ni la première ni la dernière fois que nous nous sentirons pris à parti ou mis à l’écart.

Il y a 4 tentations :
? La première est l’invective. Elle a l’apparence d’un dialogue mais c’est un dialogue de sourds. Elle est une impasse parce qu’elle ne produit aucun fruit sauf de la colère.
? La deuxième est le découragement. On baisse les bras dans la tristesse, le dégoût la déception. C’est aussi une impasse parce que rien ne sort de bon de cette tristesse.
? La troisième tentation est l’enfermement dans un cercle de personnes qui partagent exactement les mêmes idées. C’est rassurant mais étouffant à terme parce qu’il n’y a plus de place pour un autre regard et pour la liberté de l’esprit.
? La quatrième tentation est la polarisation sur le respect de ses droits. C’est très actuel. Il n’est ni interdit ni superflu de faire valoir ses droits – en particulier le droit au respect de ses opinions religieuses – mais ce juridisme nous épuise et ne va pas au fond des choses.

2. Une autre forme de réponse nous est donnée dans la célébration de la messe. Parce que là, face à ce que nous pensons comprendre, ressentir, comme de l’offense ou du mépris, nous nous tenons devant le Seigneur, en lui confessant, en toute simplicité et humilité, qu’il a un peuple qui lui appartient, qui l’adore, qui le loue, qui chante sa louange, en réponse au don qu’il fait de lui-même et de sa Parole vivante. C’est cela qui donne du sens et de la joie à toute notre existence, même traversée par les épreuves et les remises en cause.

Au fond nous avons déjà été sauvés. Toute offense faite à Dieu a déjà été portée par le Christ dans son offrande à la croix ; c’est devant lui que nous les confessons. Et toutes nos inquiétudes et nos doutes trouvent une réponse ultime dans cette foi en Jésus Sauveur.

De ce point de vue, la méditation du livre de l’Apocalypse peut nous être d’une grande aide.

La liturgie céleste qui y est décrite est une liturgie de louange à l’Agneau immolé et au Roi des rois et Seigneur des seigneurs.
Elle est célébrée par ceux qui se tiennent autour de lui les palmes à la main parce qu’ils ont traversé la grande épreuve, celle d’une vie terrestre faite de fidélité et de péchés, de victoires et d’échecs, de doutes et de confession de foi, parfois jusqu’au martyre.

Nous vivons déjà dans la foi sur cette terre la liturgie que nous célébrerons au ciel : celle de la louange et de l’adoration rendue à Dieu
qui veut attirer à lui toute l’humanité.

La messe et l’adoration nous remettent devant notre vocation profonde. Elles donnent sens, encouragent, elles consolent et réparent en profondeur ce qui a été blessé, offensé, brisé.

Et c’est quand on s’est remis dans cette attitude confessante que l’on est prêt pour aller plus loin : le dialogue, car il est toujours fécond quand il
est entamé dans la paix de l’Esprit, la recherche de la justice et le faire-valoir de ses droits. Mais toujours de façon évangélique : dans la charité,
la vérité, l’humilité.

Voilà la réponse chrétienne, il me semble. Elle n’est pas d’abord militante, elle est confessante. C’est en disant au Seigneur notre joie d’être ses disciples et la grande espérance qui nous habite par sa mort et sa Résurrection que nous trouverons ensuite la juste attitude, la réponse
appropriée à donner. Elle sera un témoignage de l’authenticité de notre foi.

3. Dimanche dernier, le Directeur artistique de la cérémonie d’ouverture des JO a affirmé publiquement qu’il n’avait pas voulu représenter la Dernière Cène, ni offenser les chrétiens. Il était important qu’il le dise. C’est pourquoi j’ai refait un message pour prendre acte de ces paroles apaisantes.

Nous confions maintenant au Seigneur, dans cette messe et cette adoration, nos vies, nos joies mais aussi nos épreuves de foi et toutes les émotions qui nous ont traversés cette semaine.

Nous rendons grâce aussi pour ces Jeux Olympiques qui sont une telle expérience de dépassement de soi et de fraternité, de connaissance de soi et
d’humilité. C’est une véritable école de vie. Ces Jeux en sont la manifestation. Il ne faut pas l’oublier.

+ Mgr Nicolas Brouwet

Journée Mondiale des grands-parents et des personnes âgées – 28 juillet

Découvrez le message du Pape François à l’occasion de la 4ème Journée mondiale des grands-parents et des personnes âgées. Célébrée le 28 juillet 2024, cette fête a pour thème de cette année «Ne m’abandonne pas dans la vieillesse» (cf. Ps 70, 9)

En 2021, a été instituée pour l’Eglise catholique la Journée mondiale des grands-parents et des personnes âgées, le quatrième dimanche de juillet, au plus près de la fête des saints Joachim et Anne, les « grands-parents » de Jésus.

• Lire le message du Pape François

Du 26 juillet au 11 août, les JO se dérouleront à Paris mais saviez-vous que la devise Olympique est d’inspiration chrétienne ?

« Plus vite, plus haut, plus fort » a été créée par la Père Henri Didon, dominicain.

Fervent promoteur du sport dans l’éducation, le Père Henri Didon est une Figure quasiment oubliée aujourd’hui, il était pourtant une célébrité en France à la fin du XIXe.

Proviseur et prieur au collège dominicain de Val-de-Marne, il partageait la passion du sport avec son ami Pierre de Coubertin, futur fondateur des Jeux Olympiques de l’ère moderne.

En 1881, à l’occasion d’un discours prononcé pour la clôture d’un petit championnat sportif dans l’école, le père Henri Didon utilisa pour la première fois l’expression en latin : « Citius, Altius, Fortius ». Elle devint ensuite la devise de l’établissement, et fut même gravée au-dessus de la porte d’entrée, ainsi que sur la bannière de l’école.

3 ans plus tard, Pierre de Coubertin reçu la charge de fonder le Comité International Olympique, qui pilote encore aujourd’hui l’organisation de cet évènement tous les deux ans. Pierre de Coubertin s’inspira alors du prêtre et éducateur. Fervent catholique, ancien pensionnaire dans un établissement jésuite, Pierre de Coubertin demanda au père Henri Didon d’ouvrir le congrès olympique du Havre, en 1897.

127 ans après, nous adressons tous nos encouragements aux athlètes du monde entier qui vont nous éblouir par leur dépassement pendant ces JO à Paris en 2024 !

Exposition « Passeurs d’espérance » à Anduze avec l’Œuvre d’Orient du 15 juillet au 04 août

L’équipe gardoise de l’Œuvre d’Orient vous propose une exposition découverte de l’histoire et de l’actualité des chrétiens d’Orient du 15 juillet au 4 août à l’église Saint Etienne d’Anduze.
Deux visites guidées seront proposées les mardis 23 et 30 juillet à 18h30 et 21h15.
L’Eglise est née en Orient, elle y a ses racines vives. Les connaître et les soutenir de notre prière et de nos dons est une belle manière de vivre la Communion.

Les jeudis de Nîmes à la cathédrale et à l’église Saint Paul

Dans le cadre des Jeudis de Nîmes, la cathédrale ouvre ses portes chaque jeudi de 18h00 à 21h00. Vous pourrez à cette occasion, visiter des espaces habituellement fermés comme la chapelle de l’Evêque, la chapelle du Rosaire ou encore la chapelle des martyrs. A partir de 21h, vous pourrez rejoindre l’église Saint Paul où un concert est organisé chaque jeudi dans le cadre du 27ème Festival de Chants solistes et Orgue.

Pèlerinage diocésain d’été 2024 à Lourdes du 08 au 12 juillet

Le pèlerinage diocésain d’été qui se déroule à Lourdes du 08 au 12 juillet 2024 a pour thème «Allez dire aux prêtres que l’on bâtisse ici une chapelle et que l’on y vienne en procession ». Il est présidé par notre évêque, Mgr Nicolas Brouwet. Pour cette édition, le pèlerinage diocésain compte environ 100 malades, 250 hospitaliers et une trentaine de pèlerins.

En venant à la Grotte de Lourdes rencontrer une toute jeune fille, la Vierge Marie s’inscrit dans la bouleversante histoire de l’amour de Dieu pour l’humanité, dont elle est elle-même la créature Privilégiée, étant la seule personne humaine à pouvoir dire : « Je suis l’Immaculée Conception ».

«Allez dire aux prêtres…»
C’est une mission. Cette mission qu’elle transmet à Bernadette, Marie l’a elle-même reçue de Dieu, Père, Fils et Saint Esprit.
L’objet de cette mission, Marie y participe depuis sa Conception Immaculée. Afin d’être pleinement participante de l’offrande de son Fils pour le salut du monde, Marie donne toute sa vie à Dieu pour ses frères et ses sœurs en humanité, en sa qualité de « servante du Seigneur » (Lc 1, 38).
Le 2 mars 1858, lors de la 13e des 18 apparitions, Bernadette étant prête à recevoir et à porter la parole « Allez dire aux prêtres que l’on bâtisse ici une chapelle », Marie lui confie la mission de la transmettre aux prêtres. Dès lors, leur relation s’ouvre à une très grande fécondité dans l’Église et ceci dans tous les temps et dans le monde entier.
L’enjeu en est formidable, puisque l’objet de cette parole est la conversion des pécheurs, pour laquelle, avec Marie, Bernadette a donné, elle aussi, sa vie, avec  toute l’intensité dont elle est capable.
Alors Bernadette partage son expérience, à Lourdes puis à Nevers, témoignant jusqu’à l’épuisement de ce qui lui a été dit.