09 octobre 2026

Saint Denis

Auteur/autrice : Diocese De Nîmes

Pèlerinage de Notre Dame du Suffrage à Rochefort du Gard

Cette année, le pèlerinage du Suffrage se déroulera au Sanctuaire de Notre Dame de Grâce le dimanche 13 septembre 2026 à partir de 9h00.

Au programme de cette journée : Marche méditative vers le rocher de la Vierge, célébration pénitentielle et confessions, messe du pèlerinage avec intentions de prière pour nos défunts et après le repas, échange spirituel et partage puis temps de mémoire/ chapelet des défunts, louanges mariales et bénédiction du Saint Sacrement.

Nous prierons à vos intentions et pour les malades et les défunts de vos familles. Vous êtes les bienvenus et nous vous attendons nombreux !

Message de Mgr Nicolas Brouwet : Mobilisés pour la fraternité

Le 15 juillet dernier l’Assemblée Nationale a voté une loi autorisant l’euthanasie et le suicide assisté pour les personnes malades en fin de vie. Les députés ont donc choisi de remettre en cause un principe fondateurde notre vie sociale : l’interdit de tuer. Loin d’être le fruit d’un large consensus, cette loi est passée à une très courte majorité à l’Assemblée.

Elle l’a d’ailleurs été au prix d’une véritable confusion de vocabulaire parce que les termes mêmes d’« euthanasie » et de « suicide assisté » ne sont pas prononcés. On n’évoque que le droit à « l’aide à mourir » et l’« administration de la substance létale ». Cette difficulté à nommer la réalité et à la cacher sous l’apparence d’une « aide » et d’un vocabulaire médical est tout à fait révélatrice de ce projet qui tente de voiler un renversement anthropologique majeur rendant légale l’atteinte à sa propre vie ou à la vie d’autrui.

Saisi par différentes instances, le Conseil constitutionnel, dans une décision publiée le 14 août, n’a pas jugé cette loi contraire à la constitution. Il a toutefois admis qu’un établissement privé pourra refuser de pratiquer l’aide à mourir « lorsqu’une telle procédure est manifestement contraire aux missions statutaires ou au projet de l’établissement » et à condition qu’il ne soit pas seul à pouvoir répondre
aux « besoins locaux ». Pour les établissements catholiques, c’est un soulagement. Ils resteront donc des sanctuaires réservés aux soins palliatifs.

Par ailleurs le même Conseil a estimé que la clause de conscience qui permet de refuser de pratiquer l’euthanasie ou le suicide assisté s’appliquait non seulement aux médecins mais également aux pharmaciens qui doivent commercialiser le produit létal.

Enfin, et c’est encore une réserve du Conseil constitutionnel, le médecin devra prendre l’avis du tuteur quand une personne est sous tutelle ou curatelle.

Cette loi nous concerne tous

Un acte létal est désormais assimilé à une forme de soin. Provoquer la mort consciemment et librement est maintenant juridiquement assumé. C’est un renversement complet du serment d’Hippocrate qui engage les médecins à sauver à tout prix les patients.  [1]

Mais c’est aussi un renversement plus profond qui touche notre société entière. Dire que la loi du 15 juillet sur l’aide à mourir ouvre une liberté supplémentaire à ceux qui la souhaitent, sans en retirer à ceux qui s’y opposent, est une forme de sophisme. Car la loi, une fois votée, nous concerne tous. Elle conduit à penser que ce qui est légal est devenu moralement acceptable. A celui qui est devant de grandes souffrances – qu’il soit d’ailleurs en fin de vie ou non – la loi suggère désormais qu’une issue est possible en mettant fin à ses jours, que ce serait d’ailleurs peut-être l’unique solution pour ne plus souffrir et ne plus faire porter à son entourage le poids et le coût de sa maladie ou de son mal-être. Inévitablement, puisque la loi est votée, un malade en fin de vie sera amené à se poser la question de savoir si son existence mérite encore d’être vécue et s’il ne faut pas y mettre un terme. Il se demandera également si, au fond, ce n’est pas ce que souhaitent ses proches ou le corps médical.

Evidemment ce seront les plus pauvres, ceux qui sont sans ressources et sans accompagnement familial, qui se poseront cette question les premiers.

La fin d’un modèle français

Là où elle devrait la protéger, la loi remet ainsi en cause de façon radicale le sens de la vie humaine en la relativisant, en cessant de défendre la dignité absolue de chacun, une dignité qui ne dépend ni du niveau de conscience d’un citoyen, ni de son rendement, ni de son efficacité, ni de sa capacité à répondre, ni du coût de ses soins, mais qui est attachée à la personne humaine de façon absolue, sans condition, quel que
soit son état physique ou mental. Voilà ce qui fondait le modèle français d’accompagnement de fin de vie et que nous sommes en train d’abandonner.

Comment une politique publique contre le suicide peut-elle être comprise si, par ailleurs, face à la maladie, chacun peut choisir comme il l’entend le moment de sa mort ? Quel prix a désormais la vie humaine dans notre pays si chacun peut disposer à son gré de sa propre existence ? La loi du 15 juillet vient d’institutionaliser des germes de violence sans apparemment en prendre vraiment conscience. Une société humaine n’a de véritable avenir que si la vie de chacun, de chacune, est respectée de façon inconditionnelle. Quand le droit autorise à la relativiser et à y mettre fin en toute impunité, c’est le fondement même du lien social qui vacille. Donner la mort de façon légale restera une forme de violence sociale.

En Belgique, au Canada, aux Pays-Bas qui ont légalisé l’aide à mourir, le nombre de décès provoqués par euthanasie est en constante augmentation. Par ailleurs, l’encadrement prévu par la loi pour limiter cette pratique à des cas exceptionnels ne cesse de s’élargir à de nouveaux patients. La loi belge autorise maintenant le recours à l’euthanasie pour des mineurs capables de discernement sans limite d’âge. Au Pays-Bas elle est légale pour des enfants de moins de douze ans atteints de maladie incurable et dont les souffrances sont insupportables. Le Canada autorise maintenant l’aide à mourir pour les patients incurables mais dont le pronostic vital n’est pas engagé à court terme ; il réfléchit à l’étendre aux personnes atteintes de maladie mentale.

Que pouvons-nous faire ?

Face à cette loi nous pourrions rester démunis. La plus grande tentation serait de nous habituer à ces raisonnements, à penser que ce qui est légal devient moral. Ce serait une vraie capitulation.

Capituler dans ce domaine, c’est renoncer à croire que la vraie fraternité est dans la proximité, l’amitié donnée jusqu’au bout, la présence silencieuse, respectueuse, gratuite, le regard qui exprime à la personne mourante toute la dignité dont elle est encore revêtue. C’est ce que nous enseignent les soins palliatifs qui ne cherchent ni à hâter ni à retarder le décès mais à garder la meilleure qualité de vie possible jusqu’à la mort naturelle, en mettant tout en œuvre pour apaiser les souffrances.

Si la loi autorise l’aide à mourir, nous avons, nous, la liberté de promouvoir une culture de la vie et de la dignité humaine, en prenant soin des personnes malades, en précarité, en souffrance psychique, des personnes seules, désocialisées, des migrants. En veillant aussi, dans nos couples, dans nos familles, dans nos relations de voisinage et de travail, dans nos engagements politiques, à cultiver un regard de confiance
et d’espérance sur chacun de ceux et celles qui nous entourent.

Ce ne sont pas des mots. C’est un appel à une fraternité renouvelée dont nous avons d’autant plus à nous préoccuper qu’elle semble radicalement remise en cause par le développement de l’individualisme et par les violences qu’il génère dans les quartiers de nos villes, dans les familles, dans les relations sociales et dans le débat politique. Si chacun vit pour soi-même, c’est le bienfait de la vie en société qui n’est plus compris et recherché. Si notre existence n’a d’intérêt que pour nous-mêmes, si elle ne nous apparaît plus comme un don et une chance pour les autres, si nous ne la voyons plus comme une richesse et une présence à partager, alors c’est le sens de la fraternité qui disparaît.

Cultiver le soin des plus fragiles

La loi sur l’euthanasie et le suicide assisté pourrait nous décourager et nous inciter à « baisser les bras ». Je crois qu’à l’inverse elle demande de notre part une mobilisation pour cultiver, en nos cœurs et dans nos actes, l’amour et le soin des personnes les plus fragiles, et en particulier de ceux et celles qui sont en fin de vie. Le moment de la mort ne doit pas être livré au désespoir, au sentiment de déchéance, de déclassement ou d’abandon. Chacun peut trouver un engagement dans ce sens, en commençant par sa propre famille. Il est aussi possible de se former aux soins palliatifs même si on n’est pas un professionnel de santé. Beaucoup d’associations demandent des bénévoles pour étendre à tout le pays cet accompagnement respectueux des personnes en fin de vie.

S’il est vrai que, pour beaucoup de nos concitoyens, la mort n’est qu’une chute dans le néant, nous avons, nous chrétiens, un message d’espérance à donner. Parfois de manière directe en priant avec les mourants et en confessant notre foi en la résurrection des morts et en la vie éternelle. Parfois de façon indirecte en restant présent, en écoutant, en apaisant, en manifestant à la personne accompagnée toute sa dignité et tout l’intérêt qu’on lui porte jusqu’au bout.

Et ce message nous le portons non seulement aux personnes en fin de vie mais également à leurs proches.

Chacun peut trouver dans la lumière de l’Esprit-Saint la façon de s’engager. C’est lui qui ouvre la route, c’est lui qui montre le chemin et qui envoie au large. C’est lui qui nous maintient dans l’espérance et l’action de grâce.

Dans sa première encyclique, le pape Léon invitait, à la suite du pape Paul VI, à construire une civilisation de l’amour.

« Une lecture attentive de l’histoire le confirme. Même dans les nuits les plus sombres, le Seigneur suscite des hommes et des femmes capables de ne pas se résigner et de persévérer dans le bien : des personnes protégeant les plus fragiles et ouvrant des voies de réconciliation. La mémoire des saints et des justes, des artisans de paix souvent oubliés, montre que la grâce n’élimine pas le conflit par un geste magique, mais engendre une résistance active contre le mal et une créativité surprenante dans le bien. Les chrétiens voient les ténèbres et les appellent par leur nom, mais ils ne restent pas immobiles à les contempler : ils connaissent la lumière et savent que les ténèbres ne l’ont pas accueillie et ne peuvent la vaincre (cf. Jn 1, 5). C’est pourquoi ils servent le bien là même où la souffrance semble avoir le dernier mot, soutenus par une espérance théologale qui donne à la réalité un horizon et une direction. » MH, 211

Ces mots du pape ne nous renvoient pas à une utopie. Ils nous donnent de l’espérance, ils nous mobilisent, ils nous montrent un chemin pour continuer, humblement, à bâtir le Royaume des cieux, là où le Seigneur nous a envoyés. Cela en donnant le témoignage d’une fraternité qui n’est jamais conditionnelle parce qu’elle est fondée sur la dignité de chacun et le caractère sacré de toute vie humaine.

 Nicolas Brouwet
Evêque de Nîmes
20 août 2026 – Fête de Saint Bernard

[1] Rappelons les termes du serment d’Hippocrate auquel s’engage les médecins : « Je ferai tout pour soulager la souffrance. Je ne prolongerai abusivement les agonies. Je ne provoquerai jamais la mort délibérément. » Serment d’Hippocrate revu par l’ordre des médecins en 2012.

Discernez… et venez vivre une journée qui fait du bien !

Discernez… et venez vivre une journée qui fait du bien !

Et si vous preniez une journée pour écouter, discerner, partager et repartir boosté dans votre vie et vos missions ? L’évêque et le SEDIF vous invitent à une grande journée diocésaine de rentrée, autour d’un thème essentiel : le discernement pastoral et spirituel. Au programme : enseignements inspirants, ateliers, prière, rencontres, convivialité… et surtout, une belle occasion de se retrouver et de vivre ensemble un temps fort, dans une ambiance festive et chaleureuse !

Informations pratiques :

Samedi 12 septembre 2026 de 9h à 16h à la Maison diocésaine de Nîmes

Places limitées — inscriptions obligatoires avant le 9 septembre 2026 !

Renseignements : Fête diocésaine de rentrée : discerner la présence de Dieu dans vos vies !

Assomption de la Vierge Marie

Samedi 15 août, l’Eglise célèbre l’Assomption de la Vierge Marie, c’est-à-dire la montée au ciel de la mère de Jésus. Pour nous chrétiens, Marie représente la première personne humaine à entrer directement dans la gloire de Dieu, sans passer par la mort.

Le terme « assomption » provient du latin assumere (« assumer », « enlever ») qui signifie « prendre avec soi ». C’est donc à l’initiative de Dieu que Marie s’élève, corps et âme, vers Lui, en guise de privilège d’avoir porté et accompagné avec bonté son fils Jésus.

Marie transfigurée représente, dans la tradition, l’espérance pour tous les baptisés à vivre ce même mystère. Sauvée de la mort, Marie représente la voie à suivre : celle de s’unir à leur tour au Christ. Elle réalise la volonté créée par Dieu pour les êtres humains. C’est une invitation pour les croyants à vivre leur futur sous « le manteau » de Marie, sous sa protection.

 

Parmi ces célébrations, notons…

  • L’Assomption de la Vierge Marie au sanctuaire Notre Dame de Grâce à Rochefort du Gard (vendredi 15 août) : messes à 11h00 et 18h00
  • La fête de l’Assomption célébrée au sanctuaire Notre Dame de Santa Cruz avec procession à 18h45 suivie de la messe à 19h00.
  • La messe solennelle célébrée par Mgr Nicolas Brouwet à 10h30 à la cathédrale de Nîmes.

Mais aussi …

Vendredi 14 août 

20h00 Messe et procession à l’église de Carsan

21h00 : Veillée de prière au sanctuaire Notre Dame de Primecombe à Fontanès

21h30 : Veillée Mariale à l’église d’Anduze

Samedi 15 août

Solennité de l’Assomption de la Vierge Marie

09h00 : Célébration à Notre Dame des Clés à Alès

10h30 :  Messe à l’église Saint Saturnin de Pont-Saint-Esprit

10h30 : Messe à au sanctuaire Notre Dame de Primecombe à Fontanès

10h30 :  Messe à Saint-Jean-Baptiste de Bagnols sur Cèze et à la chapelle Saint-Martin à Tresques

11h00 : Célébration à Fons sur Lussan 

11h00 et 18h00 : Messes de l’Assomption au sanctuaire Notre Dame de Grâce 

18h00 : Procession et messe à l’église Ste-Agathe à Sabran, suivie d’un pique-nique canadien fraternel

18h45 : Procession mariale au sanctuaire Notre Dame de Santa Cruz à Nîmes

 

Concerts d’orgue du 15 août

« Orgue à Midi » : Audition – Cathédrale de Nîmes par Adam Bernadac de 12h00 à 12h30

Récital d’orgue à la cathédrale d’Uzès par Elmo Cosentini, organiste et enseignant à Vienne à 21h

Rejoindre le Pape Léon XIV à Lourdes

Le service diocésain des pèlerinages vous invite à rejoindre le Pape Léon XIV lors de son passage à Lourdes. Vous aurez le choix entre deux propositions. Pour la première, il s’agit d’un trajet en bus, hébergement et pension complète du samedi 26 au lundi 28 septembre. La seconde consiste à se rendre à Lourdes sur la journée pour assister à la messe, dimanche 27 septembre, qui sera célébrée sur la prairie à 11h00. (attention changement de l’horaire initial)

Marche diocésaine

Venez participer à la marche diocésaine sur les chemins de St Gilles et de St Jacques, le samedi 29 août 2026 avec la participation de Mgr Nicolas Brouwet et les fidèles du diocèse de Nîmes.

Depuis divers points de départs, les chemins convergeront à l’abbatiale de St Gilles pour un temps de rassemblement diocésain. Venez et participez en famille, entre amis, en paroisse, à pied, à vélo…! Pour plus d’informations, contactez votre paroisse ou le service pèlerinages du diocèse de Nîmes.
04 66 36 33 68 – pelerinages@eveche30.fr

Les chemins proposés sont :

    • Générac – 12 kms – Départ 9h30
      Fred Grivalliers : 07 86 41 78 55 – grivalliers.fred@orange.fr
    • Marguerittes – 22 kms – Départ : 8h30 (messe à 8h00 pour ceux qui le souhaitent)
      Xavier Leroueil : 06 17 21 21 69 – xavier.leroueil@gmail.com
    • Franquevaux (arènes) : 11 kms – Départ à 8h avec repos à la Baume — Programme de ce chemin
      Les Chemins de St Gilles : 06 83 56 25 43
    • Garons – 14 kms – Départ à 10h00
      François di Martino : 06 09 30 59 51 – dimartino.fr@gmail.com…
    • Nîmes – 28 kms – Départ à 8h00 de la cathédrale de Nîmes
      Guillaume Fabre : 06 88 82 80 39 – guillaume.fabre@neuf.fr
      > Possibilité de rejoindre la marche de Nîmes au Château de la Tuilerie à 11h (16kms) ou à Estagel à 13h pour le piquenique (8kms)


      Au programme à St Gilles…

    • 17h00 : Départ de la procession (stade Labracat) pour tout le monde
    • 17h30 : Messe solennelle présidée par Mgr Nicolas Brouwet, évêque de Nîmes
    • 19h00 : Apéritif

      Nota : la messe sera retransmise en direct sur le site internet du diocèse, Radio Ecclesia,  Youtube, Facebook et Instagram