10 octobre 2026

Saint Ghislain

Auteur/autrice : Diocese De Nîmes

Fête de la Sainte Famille

Le dimanche après Noël, l’Eglise célèbre la sainte Famille : Jésus, Marie et Joseph, le modèle de la vie familiale pour les chrétiens.

> Les horaires des messes célébrées dimanche 27 décembre
> Les textes du dimanche la Sainte Famille

Si la fête ne s’étendit à l’Église universelle qu’en 1921, c’est qu’elle était tributaire du culte relativement récent (XVe) rendu à saint Joseph. Or, à partir de la vénération envers les saints parents du Christ, on prit conscience aux XVIe et XVIIe siècles de la fonction sociale des familles chrétiennes et de l’œuvre de sanctification qui s’opérait par elles.

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Prière du pape François à la Sainte Famille, en conclusion de l’exhortation apostolique « Amoris Laetitia » (La joie de l’amour »).

Jésus, Marie et Joseph
en vous, nous contemplons la splendeur de l’amour vrai,
en toute confiance nous nous adressons à vous.
Sainte Famille de Nazareth,
fais aussi de nos familles
un lieu de communion et un cénacle de prière,
d’authentiques écoles de l’Évangile
et de petites Églises domestiques.
Sainte Famille de Nazareth,
que plus jamais il n’y ait dans les familles
des scènes de violence, d’isolement et de division ;
que celui qui a été blessé ou scandalisé
soit, bientôt, consolé et guéri.
Sainte Famille de Nazareth,
fais prendre conscience à tous
du caractère sacré et inviolable de la famille,
de sa beauté dans le projet de Dieu.
Jésus, Marie et Joseph,
Écoutez, exaucez notre prière

Amen !

Noël : Cadeau de tendresse

« Rappelle-toi, Seigneur, ta tendresse, ton amour qui est de toujours. » Ps 24,6

Pour les chrétiens, la fête de Noël (du latin natalis, « naissance », « nativité ») célèbre la naissance de Jésus, Fils de Dieu, le Sauveur attendu, annoncé par les prophètes.

Dieu est tendresse et la tendresse nous fait du bien. Les chrétiens doivent révéler ce vrai visage de Dieu, qui est tendresse pour tous les hommes.
Mais savons-nous accueillir cet amour du Seigneur, cette tendresse, cette douceur qui devient fore dans les combats du quotidien ?
Accueillir Noël c’est consentir à cette apparente faiblesse du tout-petit qui a besoin d’amour, à sa vulnérabilité qui l’offre à la tendresse, à sa douceur qui désarme les puissants…
Accueillir Noël c’est accueillir chaque jour le cadeau que nous fait le Seigneur de son amour par sa Parole, dans la prière et la rencontre de nos frères : chaque mot, chaque geste de Paix et de tendresse dit qu’il est là, humble au milieu de nous.

Noël c’est la fête de la Tendresse.
Il est né, il reste avec nous et l’amour des hommes devient l’amour de Dieu.
JOYEUX NOËL !

« Noël J-1 » : BENEDICTUS !

« Bénit soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, qui visite et rachète son Peuple » Lc I, 68-79

 (Jeudi 24 décembre 2020)  

Benedictus… Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël… L’Eglise prie chaque matin, à l’Office des Laudes, avec ces mots de Zacharie. Comme le Magnificat de Marie, ce cantique devrais sans cesse monter de nos cœurs pour louer le Seigneur…
Benedictus… Zacharie rend grâce pour la naissance de son fils, pour la réalisation des promesses, pour le salut qui est donné. Il voit, en ce petit enfant, le dernier des prophètes. Celui qui marchera devant, pour préparer les cœurs à la rencontre du Seigneur…
Benedictus… Comment dire autrement la grandeur de ce Dieu, si fort qu’il nous arrache à l’ennemi du péché, la force de la mort, mais par la seule bonté de sa miséricorde, par la seule tendresse d’un Enfant, petit, vulnérable, qui viendra désarmer les puissant en leur parlant d’amour…
Benedictus… Oui, béni sois-tu Seigneur, pour ta douce lumière qui perce nos ténèbres. Pour tous ceux qui nous ont transmis leur foi en ton salut. Pour les prophètes d’aujourd’hui, interpellant nos lassitudes et notre indifférence. Béni sois-tu, Seigneur, pour ceux qui chantent ta grandeur…
Benedictus… Que ces fêtes de Noël fassent monter vers le ciel le chant de notre terre, le chant de ceux qui auront reconnu celui vient nous visiter, le vrai soleil qui vient nous réchauffer. 

Lectures de la MESSE DU MATIN

Extrait de Chemin de Noël, Désir de Dieu (éditions du Signe 2015)

« Noël J-2 » : L’IMMINENCE DU SALUT

« Voici que j’envoie mon messager pour qu’il prépare le chemin devant moi » Mt 3, 1

 (Mercredi 23 décembre 2020) 

Merveilleuse pédagogie du Seigneur qui, patiemment, nous prépare à son avènement…
Tout au long de la Première Alliance, il s’est engagé, toujours pus, envers son peuple.
Il lui a maintes fois redit son amour en le libérant de l’oppresseur, en le conduisant vers la paix, en lui faisant la promesse d’un Messie issu de David.
Et voici que la jeune fille est enceinte, et voici le messager, pour qu’il prépare le chemin.
Tout ce temps de l’Avent nous a fait parcourir à nouveau ce long chemin de l’Alliance, redécouvrir la patience de Dieu aux côtés des hommes, et mieux sentir sa miséricorde qui a pris le visage de Jésus.
En nous conduisant à la crèche, l’Avent nous appelle aussi à lever les yeux pour guetter le Jour du Seigneur : le Jour où il reviendra dans sa gloire.
A chaque messe, l’Anamnèse nous invite à chanter notre attente de ce jour.
A proclamer que nous l’attendons pour tous les hommes, pour notre monde, pour notre Salut…
Garde-nous vigilants dans la prière et dans le joie, Seigneur, dans l’attente de ta venue.

« Toi qui es déjà venu pour sauver le monde, viens à nouveau, Seigneur, achève ton œuvre. » (Prière du temps présent)

Lectures de la messe

Extrait de Chemin de Noël, Désir de Dieu (éditions du Signe 2015)

Notre diocèse a besoin de nous !

L’Église catholique assure ses missions grâce à la générosité des fidèles : depuis 1905, la première de ses ressources est le Denier de l’Église, cette contribution financière versée annuellement par les catholiques à leur diocèse est destinée à assurer la vie matérielle des prêtres.

Le Denier, ça sert à quoi ?

Le Denier n’est pas un don comme un autre. Son sens est lié à la dîme d’Abraham et à l’offrande au temple. Nous pourrions l’appeler la « dîme de gratitude » ou « la dîme au temple ». Jésus a lui-même versé l’offrande au temple et il a signifié toute l’importance de ce que faisait la veuve qui mettait des pièces dans le tronc du temple. Parce que tout nous est donné, nous pouvons à notre tour donner en retour à l’Église, qui est le temple de Dieu. C’est aussi un signe de communion avec tous ceux qui forment l’Église, un signe d’appartenance. Le Denier, qui est la première des ressources de l’Église en France, représente 244 millions d’euros, soit environ 46 % de l’ensemble des dons courant que nous collectons.

Message de Noël de Mgr Robert Wattebled

Comme j’aimerais, comme nous aimerions être débarrassés de la menace du Covid ainsi que de toute autre maladie ! Notre prière instinctive rejoint la prière que Jésus nous a enseignée : « Délivre-nous du Mal ». Oui, Seigneur, délivre-nous de tout mal, rassure-nous dans les épreuves, donne la paix à notre temps !

L’espérance biblique s’appuie sur cette conviction que le Vivant, le Juste, le Saint, le Seigneur, ne peut pas laisser le mal l’emporter indéfiniment. Face à tant d’existences prématurément interrompues, face à tant de persécutions, de malheurs, de souffrances, face à l’enchainement des inégalités, du mépris et des violences, « il est impossible que l’injustice de l’histoire soit la parole ultime » (Benoît XVI).

« Garde-moi d’être humilié pour toujours » supplie le psalmiste en proie aux moqueries de ses adversaires (psaume 70). Les prophètes, eux, le proclament : une remise en ordre interviendra, le joug du tyran sera brisé, les opprimés seront libérés. On n’apprendra plus la guerre, l’homme recevra un cœur de chair.

La création nouvelle sera l’œuvre du Messie, berger véritable de son peuple. De lui on pourra dire en toute vérité : « Il délivrera le pauvre qui appelle et le malheureux sans recours. Il aura souci du faible et du pauvre, du pauvre dont il sauve la vie » (psaume 71).

Ce sont les indications que Jésus donnera plus tard aux envoyés de Jean-Baptiste quand ils lui demanderont : « Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ? » Il répondra : « Les aveugles voient, les boiteux marchent, la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres ». Cette révélation s’opère déjà silencieusement dans la pauvreté des conditions de sa naissance.

A Marie, la grâce est donnée d’exulter de joie en chantant les merveilles réalisées par le Seigneur, lui qui élève les humbles et comble de biens les affamés, renversant les puissants de leur trône et renvoyant les riches les mains vides. Les épreuves ne l’épargnent pourtant pas : l’hébergement à Bethléem est bien précaire et bientôt il faudra fuir en Egypte.

Joseph, lui, est l’homme de la présence quotidienne, discrète et cachée, comme l’écrit le pape François. Le Seigneur fait confiance à son courage créatif face aux difficultés que la Sainte Famille doit affronter.

Quant aux bergers qui reçoivent l’annonce de la naissance du Sauveur, ils ne voient pas leurs conditions de vie s’améliorer instantanément par miracle mais ils sont dans la joie.

La naissance du Messie est un commencement. Car le Seigneur nous prend au sérieux. Il croit à notre liberté, il fait confiance à notre responsabilité. Pour faire de nous les membres de son Corps, il nous associe à son œuvre de justice et de paix, à son œuvre de salut. « Il a ouvert une route nouvelle. Si nous la suivons, la vie et la mort deviennent saintes et acquièrent un sens nouveau » (Vatican II). Puissions-nous le découvrir davantage dans les circonstances si particulières de cette année !

« Donne-nous, Seigneur, de célébrer la fête de Noël avec une ferveur d’autant plus grande que tu nous fais voir dans ce mystère le commencement de notre salut. » (Missel romain)

22 décembre 2020
+ Robert WATTEBLED
Evêque de Nîmes