10 octobre 2026

Saint Ghislain

Auteur/autrice : Diocese De Nîmes

Messe chrismale à Bellegarde

La messe chrismale s’est déroulée en matinée, mardi 30 mars, en l’église Saint Jean-Baptiste de Bellegarde, en tenant compte des restrictions sanitaires :

 » Nous voici en train de célébrer cette messe chrismale unique pour tout le diocèse, en communion particulière avec toutes celles et tous ceux qui se joignent à nous grâce à la radio et par internet. Représentant en quelque sorte notre Eglise diocésaine en sa totalité, nous sommes accueillis ici par l’ensemble paroissial des communautés de Bellegarde et de Fourques.
Nous voici venus des diverses localités de ce département si riche de diversités et de contrastes comme nous le savons.
Nous voici avec une bonne partie des prêtres qui forment le presbyterium : prêtres gardois, prêtres venus d’autres diocèses, notamment d’Afrique et de Madagascar, religieux-prêtres aussi. Nous constituons ensemble un unique presbyterium au service de l’ensemble de la population ce département pour l’annonce de l’évangile.
Nous voici tous, frères et sœurs, au service de l’Evangile, de nos frères, de l’Eglise, avec l’aide des diacres, voués tout spécialement à susciter et à développer le dialogue constant entre les
communautés chrétiennes et le reste de la société à laquelle nous appartenons… »

 

Message de Mgr Robert Wattebled pour la semaine sainte et Pâques

Pour être authentique, la joie de Pâques ne peut ignorer les incertitudes auxquelles nous sommes confrontés et plus encore les drames qui ne cessent d’ensanglanter l’actualité. Le Seigneur ne peut pactiser avec le mensonge et le crime, le mépris et la haine. il ne peut donc les laisser impunis. Le jugement de notre conscience s’accorde avec la conviction souvent exprimée dans les psaumes. La confiance envers le Seigneur et l’appel à sa justice nourrissent ensemble l’espérance : le bon droit triomphera du mensonge et de l’injustice. « Si des méchants s’avancent contre moi pour me déchirer, ce sont eux mes ennemis, mes adversaires, qui perdent pied et succombent. » (Psaume 26)
Dans les psaumes encore se reconnaissent à maintes reprises certaines de nos réactions les plus profondes et les moins contrôlées : « Traite-les d’après leurs actes, rends-leur ce qu’ils méritent » (Psaume 27). D’autres cris jaillissent de la souffrance avec une telle violence que des assemblées chrétiennes s’abstiennent aujourd’hui de les reprendre dans leur prière liturgique (Psaume 136, 8-9 par exemple).
Un fait pourtant mérite d’être souligné : le psalmiste ne demande pas de pouvoir rétablir le bon droit lui-même, tout de suite et par la force. Il s’en remet au Seigneur du soin d’exercer la justice. Durant sa Passion, Jésus porte cette disposition à l’extrême, jusqu’à implorer le pardon du Père pour ceux qui le crucifient : « Père, pardonne leur car ils ne savent pas ce qu’ils font » (Luc 23,34)
Nos solidarités humaines concrètes sont limitées du fait de nos peurs, de nos égoïsmes, de nos rancunes, de nos jalousies. Jésus, lui, le Saint et le Juste, est en totale proximité avec chacune et chacun tout comme il est totalement solidaire de la communauté humaine entière. « Par son incarnation, le Fils de Dieu s’est en quelque sorte uni lui-même à tout homme. » (Vatican II) Il veut ce que veut le Père, même à l’heure où son âme est troublée. Il aime chacun comme il aime le Père et comme le Père nous aime. Il donne sa vie pour ceux qu’il aime.
Cette ferme orientation de tout son être lui inspire de s’agenouiller devant ses disciples pour leur laver les pieds. Elle le conduit aussi à leur prescrire de communier à son Corps livré pour eux et pour la multitude. En demeurant dans sa Parole, en nous unissant à Lui dans ce mouvement qui nous décentre de nous-mêmes pour nous ouvrir au Père et à nos frères, notre existence trouve le chemin de son accomplissement. N’est-ce pas l’un des enjeux de nos célébrations eucharistiques ? « De même que le Père qui est vivant, m’a envoyé et que moi, je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi. » (Jean 6,57)
Ressuscité, le Christ agit désormais dans le cœur des hommes par la puissance de son Esprit. Il nous offre de participer à sa liberté de Fils unique du Père. Avec les baptisés de Pâques, renouvelons notre désir de cheminer vers cette heure, vers ce jour où « au cœur de la création nouvelle, enfin libérée de la corruption, nous pourrons chanter vraiment l’action de grâce du Christ à jamais vivant » (Prière eucharistique pour la réconciliation n° 1).
Dieu, au-delà de tout créé,
Nous ne pouvions que t’appeler
L’Inconnaissable.
Toi que nul homme n’entendit,
Nous t’écoutons, Parole enfouie
Là où nous sommes !
Béni sois tu d’avoir remis
Entre les mains des plus petits
Ce Corps où rien ne peut cacher
Ton cœur de Père ! (Hymne H 124)
Le 29 mars 2021

+ Robert WATTEBLED
Evêque de Nîmes

Lettre des évêques de France aux catholiques sur la lutte contre la pédophilie

L’Assemblé plénière du mois de mars des évêques de France qui s’achève, a vu la conclusion des travaux lancés en novembre 2018 sur quatre dimensions de la lutte contre la pédophilie : volet mémoriel, accompagnement des auteurs, prévention et dimension financière. Étroitement liées les unes aux autres, ces dimensions ont été travaillées par quatre groupes réunissant des évêques et des experts et ayant partagé leur démarche avec des personnes victimes. Les évêques de France ont voté 11 résolutions couvrant les champs de la responsabilité, la dimension mémorielle, la dimension financière, la prévention, l’accompagnement des auteurs mais aussi les moyens structurels de prise en charge et de suivi de leurs décisions.

> Lire la Lettre des évêques de France aux catholiques sur la lutte contre la pédophilie.

> En savoir plus sur les résolutions votées par les évêques de France en mars 2021.

> Connaître la cellule d’accueil et d’écoute des victimes d’abus sexuels du diocèse de Nîmes


>Les actualité de l’assemblée plénière de mars 2021 au jour le jour 

 

 

Vers Pâques à l’école de saint Joseph : 4eme Dimanche de Carême (dimanche 14 mars 2021)

Dans sa lettre apostolique Patris corde, le pape nous propose une belle et profonde méditation sur la figure de saint Joseph.
En ce temps de Carême, nous avons tant de choses à découvrir à l’école de saint Joseph, père attentif, père au courage créatif, père aimant, …

Pour nous y aider, voici une série de méditations hebdomadaires proposée par le Service national de la catéchèse et du catéchuménat, pour chaque dimanche de Carême. Ces méditations s’appuient sur la lecture d’extraits de Patris corde.

Méditation du dimanche 14 mars 2021,
4ème dimanche de Carême : « L’accueil avec saint Joseph »

> Ecouter ci-dessous et aller plus loin avec saint Joseph en cliquant ici

 

Campagne Denier 2021 : « Vous aussi faites grandir l’Eglise »

La campagne du Denier 2021 sera lancée dans notre diocèse le dimanche 28 mars, Dimanche des Rameaux.

Une campagne qui innove
• Premièrement, parce qu’il s’agit d’une campagne mutualisée à laquelle adhèrent 70 diocèses de Métropole et de l’Outre-Mer, dont ceux de la Province de Montpellier. Cette mutualisation répond à une demande de la Conférence des évêques de France. Elle est donc l’expression d’une volonté d’unité et d’entraide ecclésiale. Cette mutualisation est le résultat du travail d’une année entre les services nationaux et des représentants des services diocésains de l’économat et de la communication.

• Deuxièmement, parce qu’elle a été conçue pour durer 3 ans. Elle sera donc utilisée pour les collectes 2021, 2022, 2023.
En s’inscrivant dans la durée, on accentue la récurrence de la collecte, de son sens et de son objet. On facilite aussi une meilleure gestion des stocks des documents en paroisse et donc un meilleur amortissement.

L’axe de la campagne 2021 c’est LA SAINTETÉ !

Cet axe ne suggère pas un concept abstrait, inatteignable, ou dépassé ! Au contraire : il met en avant la vocation commune et absolue qui unit les chrétiens depuis 2000 ans.
Saint François d’Assise et sainte Thérèse de Lisieux sont les têtes d’affiche de la collecte 2021. Pourquoi eux ? Parce que ce sont des saints connus et aimés, proches de la jeunesse, qui par leur vie et leur exemple ont fait grandir l’Eglise et l’inspirent encore aujourd’hui, dans les domaines de l’évangélisation, de la prière, de la Paix et du dialogue interreligieux, de l’écologie intégrale.

Que veut-on nous dire ?

La mise en perspective des figures de Saint François et de Ste Thérèse avec le visage de deux laïcs contemporains « de chez nous » qui leur ressemblent, est un appel à l’ESPERANCE.
Saints aux vertus héroïques, « Chercheurs de Dieu », Icônes de la charité, « Saints du quotidien » comme aime les nommer le Pape François dans son exhortation apostolique sur la Sainteté dans le monde actuel : nous sommes tous appelés à la sainteté !

mondenier.comÊtre saint, c’est accepter de se laisser transformer par Dieu.
En Eglise, nous sommes appelés à être, là où nous vivons, au 21ème siècle, des saints. à Assise ou à Lisieux, Saint François et Sainte Thérèse ont été les saints donnés par Dieu à leur temps. Avons-nous conscience que nous pouvons être, aujourd’hui, demain, des saints dans notre diocèse, dans notre paroisse ? Désirons-nous cette sainteté, cette proximité avec Dieu ?

Quel rapport avec le Denier ? La sainteté est un chemin de don de soi joyeux et confiant. Acte de foi et de reconnaissance, le Denier en est une traduction. Car l’offrande monétaire a un sens fort qui n’est pas que symbolique, et le Christ revient souvent dessus dans l’Evangile, en nous guidant sur son essence. L’offrande au temple de la veuve, qui ne donne qu’une piécette, mais qui la prend sur ses ressources essentielles, a plus de valeur que le trésor que donne le pharisien mais ne le privera de rien. L’offrande des mages à Bethléem a également une portée à la fois symbolique, mais sans doute matériellement très appréciable pour la sainte Famille !