Pourquoi le symbole des Apôtres est-il beaucoup plus utilisé dans nos célébrations ?

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Contributeur : Services | Service diocésain de la Formation

Pourquoi le symbole des apôtres est-il beaucoup plus utilisé dans nos célébrations ?

Voilà une question concrète et pertinente ! Je me la suis souvent posée, par le passé, ne comprenant pas que le symbole de Nicée-Constantinople, plus riche et complet, ne soit pas la « norme ». Il y a deux réponses possibles à votre interrogation, qui ne sont pas contradictoires, mais complémentaires.

Tout d’abord, il y a une raison historique : le symbole des apôtres est une tradition occidentale… C’est le symbole baptismal de l’Église romaine par excellence ! Sa première formulation a émergé dès le IIe siècle, avant même celle développée par les conciles de Nicée (325) et Constantinople (381), près de deux siècles plus tard ; le symbole des conciles s’est ensuite répandu d’abord en Orient, avant de gagner toute l’Église. On sait tous combien le moindre petit changement – une statue déplacée, des bancs remplacés, une quête connectée, etc. – peut aujourd’hui provoquer de tensions dans une paroisse… Alors imaginez quand il s’agit d’une profession de foi publique ! Les deux formes ont ainsi naturellement co-existé. Et pour en finir avec la partie historique : les Orientaux ne prient jamais le symbole des apôtres, non que ce dernier soit contraire à leur foi, mais parce qu’ils n’en ont jamais fait usage.

La seconde raison est pastorale et, en un sens, pratique : le symbole des apôtres est tout simplement plus court et moins théologique, donc plus facile à comprendre et à retenir. Certains le trouvent plus pédagogique pour exprimer la foi de base.

Dans les faits, le Missel prévoie les deux… et le choix est laissé aux prêtres ! Le symbole de Nicée-Constantinople est plus particulièrement recommandé pour les dimanches et solennités, sans néanmoins que rien ne soit imposé. Il a par ailleurs cette force de nous lier aux chrétiens de confessions différentes, qui reconnaissent davantage la forme conciliaire que celle issue de l’Église de Rome. Dans tous les cas, les deux traditions du Credo confessent le même Dieu et permettent de professer publiquement ce en quoi l’on croit.

Pierre G. (SEDIF)

 



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