Un nouveau Prieur Général pour les moines bénédictins de Notre-Dame d’Espérance
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Les moines de la Congrégation Bénédictine Notre-Dame d’Espérance ont élu le 1er octobre 2020 pour 6 ans comme Prieur général Frère Guy-Marie Fort qui succède à Frère Jean-Yves Mercier après 12 années au service de ses frères.
La Congrégation Notre-Dame d’Espérance, présente depuis plusieurs années dans le Gard à Notre-Dame de Primecombe, à Fontanès, a été fondée en 1966 par le Père Henri-Marie Guilluy (1911-2008), moine bénédictin de l’abbaye Saint-Paul de Wisques, dans le Pas-de-Calais. Il avait constaté que des candidats de santé fragile ne pouvaient être reçus dans les abbayes et il a voulu fonder une communauté où frères valides et frères de faible santé puissent mener ensemble la vie monastique selon La Règle de saint Benoit.
Aujourd’hui, la Congrégation compte 130 frères répartis dans 9 prieurés à travers la France. L’élection de Frère Guy-Marie Fort coïncide avec un événement important pour la congrégation, la fondation d’une nouvelle maison proche de Rennes : le monastère sainte Thérèse.
Photo > Les bénédictins de Primecombe, de g. à d. : Frère Bruno, Frère Marie Christian , Frère Claude André ; Prieur : frèreJean Dominique. Frère Eric, Frère Stephane, Frère Marie Pascal, Frère Pascal, Frère André Marie, Frère Daniel, Frère françois, Père Adolphe. Photo : Florian Falzone
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Le Christ a sauvé le monde par le sacrifice de sa vie offerte par amour. Les membres du corps mystique qu’est l’Eglise doivent entrer par toute leur vie dans ce mystère pascal. Ils y sont engagés par le baptême; ils doivent ratifier cet engagement par une union aussi consciente et continuelle que possible au Christ et une offrande volontaire de tout ce qu’ils sont et ce qu’ils font. Cela vaut pour tout chrétien. Mais il semble qu’il est dans ce corps du Christ des membres privilégiés, que le Christ Jésus a placé plus près de Lui. Ce sont ceux qui participent de plus près à sa Passion et ceux qui se consacrent à une vie d’union à Dieu par la piété. Il semble qu’on n’ait pas assez compris jusqu’à ces temps derniers cette association de la souffrance et de la vie contemplative. Non certes que l’on n’ait pas saisi la nécéssité de cette union pour tous et plus particulièrement pour les moines. Mais ceux qui avaient pour lot la maladie chronique ou l’infirmité étaient considérés comme inaptes à l’état de vie contemplatif. La congrégation de Notre-Dame d’Espérance, à la suite de congrégations féminines, a été créée pour permettre aux hommes de santé fragile ou mauvaise de profiter, eux aussi, de cet énorme avantage qu’est l’état monastique pour vivre au maximum, à la mesure de leur générosité, leur vie pascale de chrétiens. Puissent-ils être nombreux les malades et les handicapés à comprendre que cette vie ne leur est pas refusée et que leur état précaire, loin d’être un obstacle, peut être une aide pour leur vie spirituelle: «la force de Dieu se manifeste pleinement dans la faiblesse de l’homme.» (II Cor. XII 9)
Henri-Marie GUILLUY










