10 octobre 2026

Saint Ghislain

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Pape François : « La dévastation de la création est une offense à Dieu, un péché personnel et structurel »

Dans un message vigoureux adressé à la COP28, le pape François a rappelé l’urgence de traiter les questions climatiques et environnementales, en appelant à des mesures « efficaces, contraignantes et facilement contrôlables » dans quatre domaines spécifiques : l’efficacité énergétique, les sources renouvelables, l’élimination des combustibles fossiles et l’éducation à des modes de vie moins dépendants de ces derniers.

Le pape François a adressé un message à la COP28, qui se tient à Dubaï du 20 novembre au 12 décembre. Le Saint-Père devait initialement se rendre à la conférence internationale des Nations unies sur les changements climatiques, avant d’y renoncer pour des raisons de santé. Son discours, écrit en espagnol et essentiellement autoréférentiel, a finalement été lu le 2 décembre dernier par le cardinal secrétaire d’État, Pietro Parolin.

Les intertitres et les citations en exergue sont du SEDIF.

 

DISCOURS DU PAPE FRANÇOIS

 

Monsieur le Président,

Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies,

Illustres Chefs d’État et de Gouvernement,

Mesdames et Messieurs,

 

Culture de la vie vs culture de la mort

Je ne peux malheureusement pas être présent parmi vous comme je l’aurais voulu, mais je suis avec vous parce que l’heure est grave. Je suis avec vous parce que, aujourd’hui plus que jamais, l’avenir de tous dépend du présent que nous choisissons. Je suis avec vous parce que la dévastation de la création est une offense à Dieu, un péché non seulement personnel mais aussi structurel qui se répercute sur l’être humain, en particulier sur les plus faibles, un grave danger qui pèse sur chacun et risque de déclencher un conflit entre les générations. Je suis avec vous parce que le changement climatique est « un problème social global qui est intimement lié à la dignité de la vie humaine » (Exhort. ap. Laudate Deum, n. 3). Je suis avec vous pour poser la question à laquelle nous sommes appelés à répondre à présent : œuvrons-nous pour une culture de la vie ou bien de la mort ? Je vous le demande de manière pressante : choisissons la vie, choisissons l’avenir ! Écoutons le gémissement de la terre, prêtons attention au cri des pauvres, tendons l’oreille aux espérances des jeunes et aux rêves des enfants ! Nous avons une grande responsabilité : faire en sorte que leur avenir ne soit pas refusé.

« La dévastation de la création est une offense à Dieu, un péché non seulement personnel mais aussi structurel qui se répercute sur l’être humain, en particulier sur les plus faibles, un grave danger qui pèse sur chacun et risque de déclencher un conflit entre les générations. »

Il est avéré que les changements climatiques en cours résultent du réchauffement de la planète, causé principalement par l’augmentation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère, provoquée elle-même par l’activité humaine qui est devenue insoutenable pour l’écosystème au cours des dernières décennies. La volonté de produire et de posséder s’est transformée en obsession et a conduit à une avidité sans limite qui a fait de l’environnement l’objet d’une exploitation effrénée. Le climat devenu fou sonne comme une alarme pour stopper ce délire de toute-puissance. Reconnaissons de nouveau avec humilité et courage notre limite comme unique voie pour vivre en plénitude.

Des divisions à surmonter pour l’avenir

Qu’est-ce qui fait obstacle à ce chemin ? Les divisions qui existent entre nous. Mais un monde entièrement connecté, comme celui d’aujourd’hui, ne peut pas être déconnecté de ceux qui le gouvernent, avec des négociations internationales qui « ne peuvent pas avancer de manière significative en raison de la position des pays qui mettent leurs intérêts nationaux au-dessus du bien commun général » (Lett. enc. Laudato sì’, n. 169). Nous assistons à des positions rigides, voire inflexibles, qui tendent à protéger des revenus de particuliers et ceux de leurs entreprises, en se justifiant parfois sur la base de ce que d’autres ont fait dans le passé, avec des renvois périodiques de responsabilité. Mais le devoir auquel nous sommes appelés aujourd’hui ne concerne pas le passé, mais l’avenir ; un avenir qui, qu’on le veuille ou non, sera à tous ou ne sera pas.

La responsabilité des riches

Les tentatives de faire retomber la responsabilité sur les nombreux pauvres et sur le nombre de naissances sont particulièrement frappantes. Ce sont des tabous auxquels il faut absolument mettre fin. Ce n’est pas la faute des pauvres puisque près de la moitié du monde la plus pauvre n’est responsable que de 10 % à peine des émissions polluantes, alors que l’écart entre les quelques riches et les nombreux démunis n’a jamais été aussi abyssal. Ces derniers sont en fait les victimes de ce qui se passe : pensons aux populations autochtones, à la déforestation, au drame de la faim, à l’insécurité en eau et alimentaire, aux flux migratoires induits. Les naissances ne sont pas un problème, mais une ressource : elles ne sont pas contre la vie, mais pour la vie, alors que certains modèles idéologiques et utilitaristes, imposés avec des gants de velours aux familles et aux populations, représentent de véritables colonisations. Il ne faut pas pénaliser le développement de nombre pays, déjà chargés de lourdes dettes économiques, mais considérer l’impact de quelques nations, responsables d’une dette écologique inquiétante envers tant d’autres (cf. ibid., nn. 51-52). Il conviendrait de trouver les moyens appropriés pour supprimer les dettes financières qui pèsent sur divers peuples, à la lumière également de la dette écologique qui leur est due.

La confiance, fondement du multilatéralisme

Mesdames et Messieurs, je me permets de m’adresser à vous, au nom de la maison commune que nous habitons, comme à des frères et sœurs, pour nous poser la question suivante : quelle est la porte de sortie ? Celle que vous emprunter ces jours-ci : la voie qui consiste à être ensemble, le multilatéralisme. En effet, « le monde devient tellement multipolaire, et en même temps tellement complexe, qu’un cadre différent pour une coopération efficace est nécessaire. Il ne suffit pas de penser aux rapports de force […]. Il s’agit d’établir des règles globales et efficaces » (Laudate Deum, n. 42). Il est préoccupant, en ce sens, que le réchauffement de la planète s’accompagne d’un refroidissement général du multilatéralisme, d’une défiance croissante à l’égard de la Communauté internationale, d’une perte de la « conscience commune d’être […] une famille de nations» (S. Jean-Paul II, Discours à la 50e Assemblée générale de l’Organisation des nations unies, New York, 5 octobre 1995, 14). Il est essentiel de rétablir la confiance, fondement du multilatéralisme.

Là où il y a de la guerre, que je mette du développement durable

Cela vaut tant pour la protection de la création que pour la paix : ce sont les questions les plus urgentes et elles sont liées. Combien d’énergie l’humanité gaspille-t-elle dans les si nombreuses guerres en cours, comme en Israël et en Palestine, en Ukraine et en beaucoup d’autres régions du monde : des conflits qui ne résoudront pas les problèmes mais les accroîtront ! Combien de ressources sont-elles gaspillées en armements, qui détruisent des vies et ruinent la maison commune ! Je renouvelle une proposition : « Avec les ressources financières consacrées aux armes ainsi qu’à d’autres dépenses militaires, créons un Fonds mondial, en vue d’éradiquer une bonne fois pour toutes la faim » (Lett. enc. Fratelli tutti, n. 262 ; cf. saint Paul VI, Lett. Enc. Populorum Progressio, n. 51) et mettre en œuvre des activités qui favorisent le développement durable des pays les plus pauvres, en luttant contre le changement climatique.

« Un changement de rythme qui ne soit pas une modification partielle de cap, mais une nouvelle façon de procéder ensemble, est essentiel. »

Il appartient à cette génération de prêter l’oreille aux peuples, aux jeunes et aux enfants pour jeter les bases d’un nouveau multilatéralisme. Pourquoi ne pas commencer par la maison commune ? Les changements climatiques mettent en évidence la nécessité d’un changement politique. Sortons des ornières des particularismes et des nationalismes, ce sont des modèles du passé. Adoptons une vision alternative et commune : elle permettra une conversion écologique, car « il n’y a pas de changement durable sans changement culturel » (Laudate Deum, n. 70). J’assure en cela l’engagement et le soutien de l’Église catholique, active en particulier dans l’éducation et la sensibilisation à la participation commune, ainsi que dans la promotion des styles de vie, car la responsabilité est celle de tous, et celle de chacun est fondamentale.

Nécessité d’un changement politique radical

Sœurs et frères, un changement de rythme qui ne soit pas une modification partielle de cap, mais une nouvelle façon de procéder ensemble, est essentiel. Si sur le chemin de la lutte contre le changement climatique, ouvert à Rio de Janeiro en 1992, l’Accord de Paris a marqué « un nouveau départ » (ibid., n. 47), il faut maintenant relancer la marche. Il est nécessaire de donner un signe d’espoir concret. Que cette COP soit un tournant : qu’elle manifeste une volonté politique claire et tangible, conduisant à une accélération décisive de la transition écologique, à travers des formes qui aient trois caractéristiques : qu’elles soient « efficaces, contraignantes et facilement contrôlables » (ibid., n. 59). Qu’elles soient mises en œuvre dans quatre domaines : l’efficacité énergétique, les sources renouvelables, l’élimination des combustibles fossiles et l’éducation à des modes de vie moins dépendants de ces derniers.

« Laissons de côté les divisions et unissons nos forces ! Et, avec l’aide de Dieu, sortons de la nuit des guerres et des dévastations environnementales pour transformer l’avenir commun en une aube de lumière. »

S’il vous plaît : allons de l’avant, ne revenons pas en arrière. Il est bien connu que divers accords et engagements pris « n’ont été que peu mis en œuvre parce qu’aucun mécanisme adéquat de contrôle, de révision périodique et de sanction en cas de manquement, n’avait été établi » (Laudato si’, n. 167). Il s’agit ici de ne plus reporter mais de mettre en œuvre, et de ne pas seulement souhaiter, le bien de vos enfants, de vos citoyens, de vos pays, de notre monde.

2024 : l’année du tournant

Soyez les artisans d’une politique qui donne des réponses concrètes et cohérentes, en démontrant la noblesse du rôle que vous jouez, la dignité du service que vous accomplissez. Car c’est à cela que sert le pouvoir, à servir. Il ne sert à rien de préserver aujourd’hui une autorité dont on se souviendra demain que pour son incapacité à intervenir quand cela était urgent et nécessaire (cf. ibid., n. 57). L’histoire vous en sera reconnaissante. De même que les sociétés dans lesquelles vous vivez, au sein desquelles règne une division néfaste entre “supporters” : entre les catastrophistes et les indifférents, entre les écologistes radicaux et les négationnistes du climat… Il ne sert à rien d’entrer dans des factions ; dans ce cas, comme pour la cause de la paix, cela ne mène à aucune solution. C’est la bonne politique qui est la solution : si le sommet donne un exemple concret de cohésion, la base en profitera, là où de très nombreuses personnes, en particulier des jeunes, s’impliquent déjà dans la promotion du soin de la maison commune.

Que 2024 marque un tournant. J’aimerais qu’un événement survenu en 1224, soit de bon augure. Cette année-là, François d’Assise composa le Cantique des créatures. Il le fit après une nuit passée dans la douleur physique, devenu complètement aveugle. Après cette nuit de lutte, porté dans son âme par une expérience spirituelle, il voulut louer le Très-Haut pour ces créatures qu’il ne pouvait plus voir, mais qu’il sentait être ses frères et sœurs, parce que provenant d’un même Père et partagées avec les autres hommes et femmes. Un sentiment inspiré de fraternité le conduisit à transformer la douleur en louange et la peine en engagement. Peu après, il ajouta un verset dans lequel il louait Dieu pour ceux qui pardonnent, et il le fit pour régler – avec succès ! – une querelle scandaleuse entre l’Autorité du lieu et l’évêque. Moi aussi je porte le nom de François, avec un ton vibrant d’une prière, je voudrais vous dire : laissons de côté les divisions et unissons nos forces ! Et, avec l’aide de Dieu, sortons de la nuit des guerres et des dévastations environnementales pour transformer l’avenir commun en une aube de lumière. Merci.

Pape François
2 décembre 2023
Source : site du Vatican

Lire aussi :
=> COP28 à Dubaï : quelle approche chrétienne ?
=> Des clefs pour comprendre Laudate Deum (« Louez Dieu »)
=> Prier et agir pour la COP28 : pourquoi ? Comment ?

 

 



Source iconographique : Pixabay



 

 

COP28 à Dubaï : quelle approche chrétienne ?

À l’occasion de la COP 28, le mouvement Laudato Si a publié un article qui explique la nature de ce type de rassemblement mondial ainsi que les enjeux liés à cet événement singulier. Nous le reprenons dans son intégralité, en y ajoutant quelques propositions concrètes, dans le diocèse et au-delà.

Synthèse réalisée par Denis Ode,
responsable diocésain des questions liées
à l’écologie, aux ressources naturelles et aux besoins en énergie.

La COP 28 commence le 30 novembre aux Émirats arabes unis et durera jusqu’au 12 décembre. Les dirigeants politiques se rencontreront pour repenser, recommencer et se reconcentrer sur le programme climatique. Mais quelle est l’origine des COP ?

Que sont les COP ?

COP signifie Conférence des parties ou sommet pour le climat et la biodiversité. Ces sommets ont été créés après Rio 92. Les « parties » sont les 197 nations qui forment la CCNUCC, la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques.

Une COP est une réunion annuelle à laquelle les pays qui ont adopté la convention participent. Depuis 2015, tous les pays adhérents acceptent l’existence du changement climatique et partagent l’objectif commun de limitation de l’augmentation de la concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère et du zéro émission net dans le siècle.

Brève histoire des COP

Depuis 1995, des représentants des 197 parties (196 pays et l’Union européenne) se sont réunis pour discuter du problème climatique. La conférence de Rio de Janeiro de 1992 a mené à l’adoption de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), un traité qui est entré en vigueur en 1994.

En conséquence, la première COP s’est tenue à Berlin en 1995. La COP 3 de Kyoto, en 1997, a développé un protocole qui a fixé l’objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 5 % comparé à 1990.

En 2007, il a été conclu que les signes du réchauffement mondial étaient incontestables et le « Plan d’action de Bali » a été adopté. La COP 15 de Copenhague, en 2009, devait être historique. Cependant, les accords atteints n’ont pas été contraignants.

En 2010, COP 16 s’est tenue à Cancún. Là, le Fonds vert pour le climat a été fondé pour créer un programme ambitieux afin d’aider les pays à faibles revenus. Par la suite, la COP 18 de Doha en 2012 a ratifié le Protocole de Kyoto. La COP 19 de Varsovie, en 2013, a aussi échoué à répondre aux attentes.

Finalement, en 2015, le changement est arrivé. La COP 21 de Paris a mené à un accord qui a surpassé tout ce qui avait été attendu. Les 197 parties ont toutes été d’accord et ont accepté les connaissances scientifiques sur le climat : le changement climatique causé par l’humanité est un fait.

Le 4 novembre 2016, l’Accord de Paris est entré en vigueur. Son objectif était de conserver l’augmentation des températures mondiales en dessous de 2 °C, tout en s’efforçant de la conserver en dessous de 1,5 °C. En 2019, la COP 25 à Madrid a échoué à obtenir une action significative pour la réduction du changement climatique, le financement des pertes et dommages et la collaboration internationale.

À cause de la pandémie de 2020, la COP 26 a été suspendue et s’est finalement tenue en novembre 2021 à Glasgow. Elle a réussi à restaurer les engagements pris dans l’Accord de Paris, après un certain laxisme dans les engagements, dû à la COVID 19.

En 2022, lors de la COP 27 à Sharm El Sheikh, il est devenu clair qu’avec la guerre en Ukraine, les combustibles fossiles fournissent toujours 80 % de l’énergie mondiale et que leur utilisation continue à augmenter. Il y a eu un progrès dans le financement des «?pertes et dommages?» pour les pays les plus affectés, mais peu sur le problème de l’atténuation du changement climatique.

COP 28 à Dubaï

Cette année, les Émirats arabes unis vont organiser la prochaine Conférence des parties (COP 28) du 30 novembre au 12 décembre.

Ce pays du Golfe persique est un exportateur majeur de combustibles fossiles. Cependant, il a également lourdement investi dans les énergies renouvelables. Les entreprises pétrolières et gazières ont l’ambition de faire de nouveaux projets dans le pays pour étendre encore plus leur production.

Mouvement Laudato SI 2023

Addendum – Le pape François a publié une exhortation apostolique pour accompagner la réflexion de la COP28, en complément de l’encyclique Laudato Si promulguée en 2015. Il devait être présent à la COP28 (première participation d’un souverain pontife à une COP) mais finalement, il nous pourra pas participer en raison de son état de santé.

 

Lire aussi :
=> Des clefs pour comprendre Laudate Deum (« Louez Dieu »)
=> Prier et agir pour la COP28 : pourquoi ? Comment ?

 


QUELQUES INITIATIVES CONCRÈTES

1/ Une initiative dans le Gard

Bagnols-sur-Cèze – Une prière aura lieu tous les vendredi de l’Avent dans l’église à 12h15 autour d’un office des sextes un peu modifié, par et pour la maison commune.

2/ Un calendrier de l’Avent pour prier et agir

Dans ce calendrier, vous trouverez un guide liturgique hebdomadaire pour préparer votre cœur à recevoir le Christ enfant à Noël.

Téléchargez le calendrier

Que contient le calendrier??

  • Des dates liturgiques clefs de l’Avent et les événements les plus importants de la COP
  • Une réflexion pour chaque dimanche de l’Avent
  • Une question hebdomadaire sur laquelle réfléchir
  • Une action à réaliser chaque semaine de l’Avent
  • Un chant pour prier pendant le temps de Noël

3/ Une initiative mondiale : une pétition à signer

Dans juste quelques jours, l’Avent commencera. C’est un temps d’attente active et de conversion, pendant lequel nous sommes invités à prier et à agir en accompagnant notre foi avec des actes concrets qui prennent soin et réparent notre maison commune.

Cette année, pendant l’Avent, du 30 novembre au 12 décembre, la COP 28 aura lieu à Dubaï, où les dirigeants du monde entier, y compris le pape François, se réuniront pour prendre des décisions clefs pour le futur de notre planète.

C’est pour cela que nous vous proposons de répondre à l’appel du pape François dans Laudate Deum et d’envoyer un message clair au sultan Ahmed Al Jaber, président de la COP 28, en signant la pétition avec nos demandes et nos espoirs.

LIRE & SIGNER LA PÉTITION

Rappelez-vous : pendant l’Avent, notre action et notre prière sont essentielles pour notre Maison Commune et celle des générations futures : N’aimons pas en paroles ni par des discours, mais par des actes et en vérité (1 Jean 3,18).

Soyez bénis,

Christina Leaño
Directrice associée
Mouvement Laudato Si’