« Pour ce qui est de l’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir mais de le rendre possible. »

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paroisse

Contributeur : Paroisses | Ensemble paroissial d’Alès Notre Dame
Nous entrons dans une nouvelle année dans un contexte de crise sanitaire mondiale. Comment garder l’espérance alors que l’avenir paraît sombre et incertain ? Cette crise génère un sentiment de peur et favorise le repli sur soi. Pourtant notre monde a besoin plus que jamais d’espérance et de fraternité. Cette terre Dieu l’a créée et l’a confiée à l’homme afin qu’il construise de ses mains un monde d’amour, de justice et de paix. Ce dessein créateur de Dieu semble être pour beaucoup un rêve impossible ou une chimère.
En ces premiers jours de l’année 2022 nous pouvons méditer ces paroles d’Antoine de Saint-Exupéry concernant l’avenir : « Pour ce qui est de l’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir mais de le rendre possible. »
Pour cela il nous faut dépasser la peur et nous engager à vivre la miséricorde et la fraternité. C’est ce qu’avait bien compris le Saint Pape Jean XXIII en convoquant un concile œcuménique. Il voulait que l’Eglise ressemble au bon samaritain de l’évangile qui prend soin de l’homme blessé et abandonné sur la route. Les premiers mots de Gaudium et Spes disent clairement cette volonté de présence aimante à ce monde que Dieu aime ! « Les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout et de ceux qui souffrent, sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ, et il n’est rien de vraiment humain qui ne trouve écho dans leur cœur. »
Dans ce même esprit le Pape François décrit l’Eglise comme un hôpital de campagne : « je vois clairement que ce dont l’Eglise a le plus besoin aujourd’hui, est une capacité de guérir les blessures et de réchauffer les cœurs des fidèles, cela demande de la proximité. » Ces belles paroles du Pape ainsi que la déclaration de
concile Vatican II résonnent en ce début d’année comme un appel à la miséricorde et à la fraternité.
Beaucoup de personnes ont le cœur brisé et blessé par le manque d’amour, par la solitude et l’exclusion. Autour de nous des personnes ont le sentiment de n’exister pour personne et d’être laissées de côté dans l’indifférence et l’égoïsme de beaucoup. Il y a aussi tous ceux qui voient leur dignité humaine bafouée.
Préparer, rendre possible l’avenir, un avenir meilleur pour tous, ne pourra se réaliser qu’en œuvrant à la fraternité avec tous les blessés de la vie, avec les personnes fragiles et vulnérables. L’Eglise de Jésus-Christ doit et devrait être la famille de tous ceux qui souffrent, qui sont blessés, mal-aimés et désespérés. Pour reprendre la belle expression du pape, « l’Eglise doit être d’abord un oasis de miséricorde. »
Nous venons de célébrer la fête de la Nativité. Face aux puissants et aux grands de ce monde, l’enfant nouveau-né de la crèche nous rappelle que pour venir au monde Dieu a choisi la faiblesse et la vulnérabilité d’un petit enfant. Le Sauveur est né la nuit dans le silence et la pauvreté d’une étable de Bethléem. Le signe de la présence de Dieu au cœur de l’histoire humaine est un nouveau-né couché dans une mangeoire. Il choisit de se faire proche des plus petits et des exclus de notre monde, bien loin de la force, de la richesse et des honneurs. « En contemplant Jésus à Bethléem, nous découvrons un Dieu qui s’abaisse vers nous, écrit Jean Vanier. Nous devons comprendre que le caractère divin en chacun de nous est la faculté que nous avons de nous abaisser, de servir par amour, de nous faire pauvres avec les pauvres. »
Des dizaines de milliers de disciples du Christ œuvrent dans notre pays auprès des plus pauvres et des plus vulnérables avec des services et mouvements d’église. D’autres sont engagés activement dans le milieu associatif non confessionnel auprès de personnes en situation d’exclusion et de grande pauvreté. Ils contribuent à ce que notre société reste fraternelle. Ils rendent possible un monde plus juste, plus solidaire et fraternel.
Puissions-nous en cette année 2022 permettre aux hommes de contempler Dieu dans cet enfant nouveau-né ! Puissions-nous être des artisans de paix et de fraternité afin que notre monde redevienne fraternel.
Bonne Année à vous tous et à vos proches.
P. Gérard CHASSANG