Pourquoi, lors de la messe, est-ce nous qui offrons le pain et le vin, et non pas Dieu ?

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Contributeur : Services | Service diocésain de la Formation

Lors de la messe, il est dit : nous t’offrons le pain et le vin. Pourquoi nous et pas Dieu qui offre ?

De la même manière que Dieu a pris notre humanité pour la diviniser, de même il prend le pain, qui symbolise le travail des hommes (cf. Gn 3,19), et le vin, qui préfigure les joies de l’éternité, pour se rendre présent. Dieu est toujours à l’initiative, mais il attend notre réponse, ne serait-ce qu’un simple « oui », comme la Vierge Marie lors de l’Annonciation. Vous connaissez peut-être cette formule de saint Augustin : « Dieu nous a créés sans nous mais ne nous sauvera pas sans nous. »

Pour accorder le salut, le Père désire notre consentement. Pour se rendre présent sur l’autel, Dieu attend notre offrande, bien modeste au demeurant : un peu de pain, un peu de vin. Imaginez offrir cela à vos convives pour qu’ils viennent dîner chez vous… En dehors d’un vendredi de Carême, pas sûr qu’ils répondront présents ! Dieu, Lui, n’a besoin que de ça. Nous n’offrons pas quelque chose à côté du sacrifice du Christ ; nous offrons ce que Dieu nous a donné, pour que Dieu le transforme et prolonge son sacrifice sur l’autel. L’offrande humaine n’ajoute rien à Dieu, et pourtant Dieu rend cette offrande nécessaire pour sa venue. Il se donne mais ne s’impose pas ; la liberté humaine est préservée. Quel Dieu merveilleux !

J’aimerais conclure cette réponse avec les mots de saint Paul qui permettent de prendre de la hauteur et ressemblent, à bien des égards, avec ce qu’écrit le P. Teilhard de Chardin : Je vous exhorte donc, frères, par la tendresse de Dieu, à lui présenter votre corps – votre personne tout entière –, en sacrifice vivant, saint, capable de plaire à Dieu : c’est là, pour vous, la juste manière de lui rendre un culte (Rm 12,1).

Pierre G. (SEDIF)

 



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