Fête de Saint Pierre et Saint Paul

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Contributeur : Service diocésain de la communication | Fête de Saint Pierre et Saint Paul

Lundi 29 juin sera la solennité de saint Pierre et saint Paul. Traditionnellement c’est l’occasion de souhaiter une bonne fête à nos prêtres. Cette année nous choisissons de tourner notre regard vers ceux qui se préparent au ministère sacerdotal en interrogeant le P. Christophe Silvestre, délégué diocésain aux séminaristes qui décrit leur parcours et insiste : le temps du séminaire est avant toute chose un temps de discernement.
Un temps d’interrogation, aussi, sans doute, pour nous tous que le Seigneur appelle à le suivre et à prier le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. (Mt 9, 38)

Séminaristes : un appel, un désir, un chemin…

Le diocèse de Nîmes compte aujourd’hui un séminariste : Samuel Roux qui termine sa deuxième année au séminaire de Toulouse qui est le lieu de formation des prêtres. En 2020 il y a 44 séminaristes au séminaire de Toulouse.

Devenir prêtre est une vocation, c’est-à-dire un appel de Dieu à se mettre au service de son peuple. L’homme qui perçoit un appel à devenir prêtre et souhaite se former pour le devenir commence par rencontrer son évêque pour lui faire part de cet appel. C’est toujours un évêque qui envoie quelqu’un au séminaire en vue d’un discernement et d’une formation pour devenir prêtre diocésain. L’entrée au séminaire ne signifie pas que l’on va devenir nécessairement prêtre, il y a une succession d’étapes qui accompagnent le processus de discernement qui consistent à vérifier s’il y a vraiment un appel de Dieu derrière le désir d’être prêtre, de vérifier que le séminariste a les aptitudes requises pour être prêtre et vivre la discipline qui convient à son état de vie.
Le séminariste conserve la liberté d’arrêter à tout instant sa formation s’il estime que ce n’est pas sa vocation de devenir prêtre, de même l’Eglise peut également demander à tout moment au séminariste de se réorienter vers une autre vocation. Le discernement est accompagné par des prêtres ( les pères du séminaire) qui vivent au séminaire avec les séminaristes et qui dispensent des cours.

Le cursus se déroule en plusieurs temps.
Tout d’abord un premier cycle de deux années : d’études, de discernement, d’apprentissage de la vie de prière.
Au terme de ces deux années le séminariste peut soit accomplir un stage, c’est-à-dire qu’il est demandé au séminariste de prendre un peu de recul pour acquérir un peu plus de maturité, pour acquérir une compétence
dans un domaine profane, pour approfondir le discernement. Le stage peut être d’études, en paroisse, dans l’humanitaire…
Soit après la fin du premier cycle intégrer directement le second cycle d’étude qui va durer trois ans. Le séminariste va poursuivre ses études à la faculté de théologie de l’Institut catholique de Toulouse.
Au terme des trois années de second cycle le séminariste peut être appelé à l’ordination diaconale par son évêque, il passera alors 3 semaines par mois en paroisse dans son diocèse et une semaine par mois au séminaire pour finir sa formation. Au terme de son année diaconale il pourra être appelé par l’Eglise à l’ordination sacerdotale.

La formation s’organise autour de quatre axes : formation spirituelle, humaine, pastorale, intellectuelle.
La formation spirituelle se déploie dans la vie de prière du séminaire nourrit des sacrements, de la liturgie des heures ( prières du bréviaire), de l’oraison, de l’adoration eucharistique, du chapelet…. Le prêtre est d’abord un ami intime du Christ qui l’a appelé et auquel il répond au travers de ce cœur à cœur de la prière. C’est en puisant à la source du coeur du Christ
que le prêtre trouve la sève pour son ministère afin de Le donner et de se donner.

La formation humaine passe principalement par l’expérience de la vie de communauté, où le séminariste apprend à vivre avec d’autres, à travailler avec d’autres, mais aussi par toutes les rencontres humaines qui peuvent se produire durant ce temps de formation. La formation humaine vise à faire acquérir un équilibre humain pour assumer l’état de vie du prêtre, la capacité à travailler avec d’autres, à être artisan de communion.

La formation pastorale se vit essentiellement les week-ends au cours desquels les séminaristes sont renvoyés dans des paroisses où ils découvrent la vie concrète du prêtre, la vie du pasteur qui anime la
communauté et nourrit le peuple de Dieu. Ils vérifient ainsi leur appel à devenir prêtre dans le concret des activités pastorales. Ils sont au contact de chrétiens et apprennent à travailler avec eux. Les séminaristes prennent petit à petit quelques responsabilités dans la paroisse.

La formation intellectuelle s’effectue tout au long des années de séminaire. Les deux années de premier cycle sont consacrées essentiellement à des études de philosophie où les séminaristes découvrent les rudiments de la philosophie qui sont des outils pour discuter avec notre monde, ainsi que les outils pour faire de la théologie. Les trois années de second cycle
portent principalement sur l’étude de la Bible et de la théologie. Les attentes en matière d’étude varient en fonction de chaque séminariste et de ses capacités. Il est demandé à chacun de donner le meilleur de lui même dans les études selon les talents qui sont les siens.

Les séminaristes ont eux aussi connu récemment le temps du confinement Samuel nous en donne un petit aperçu :
A l’annonce du début de confinement nous avons commencé au séminaire à faire la neuvaine du sanctuaire de Notre-Dame de Lourdes.
Puis au bout d’une semaine nous avons été renvoyés dans nos Diocèses respectifs. Soit en famille, soit chez des prêtres, soit regroupés en petite communauté en fonction des moyens disponibles dans les diocèses. Durant
cet éloignement nous avons continué à prier les uns pour les autres pour garder une proximité spirituelle. Et nous nous sommes efforcés de prendre quelques nouvelles des uns et des autres. Pour cela un groupe WhatsApp a était ouvert avec pour membre tous les séminaristes, les membres du conseil du séminaire ainsi que les professeurs. Le supérieur ou un autre membre du conseil nous laissait un court sermon sur les lectures du jour pour nous aider à rester assidu à la prière. Le supérieur nous a vraiment invité à rester dans une attitude quotidienne de travail intellectuel et de prière. Et pour cela les professeurs ont vraiment été disponibles pour nous aider.

Christophe Silvestre
Délégué diocésain aux séminaristes
christophesilvestre@yahoo.fr