Emploi du temps au Paradis : vivrons-nous en fonction de nos charismes et des acquis ici-bas ?

Partager sur les réseaux sociaux
Share on facebook
Facebook
Share on pinterest
Pinterest
Share on twitter
Twitter
Share on linkedin
Linkedin

formations

Contributeur : Services | Service diocésain de la Formation

Le paradis est une participation à la vie de Dieu. Quel emploi du temps est prévu ? Ste Thérèse disait qu’elle passerait sa vie éternelle à faire le bien sur la terre. Sur quel type de vie devons-nous compter en fonction de nos charismes ? Le manuel continuera-t-il l’œuvre de ses mains ? Antoni Gaudi achèvera-t-il sa sagrada familia au paradis ? Y a-t-il des révélations particulières sur ce sujet de la part de saint ou d’anges ?

Quelle belle et passionnante question ! Même si l’amusante idée d’un « emploi du temps » au paradis est déjà un peu piégeuse… Le cœur de la vie éternelle, c’est la vision de Dieu. On est loin d’une alternance « métro-boulot-dodo » ou de sa variante spirituelle : « prière / café / activité manuelle ». Nous parlons d’une union vivante qui comble totalement — sans ennui, sans répétition. Celles et ceux qui expérimentent la vie silencieuse d’oraison comprennent bien cette plénitude vivante qui dépasse tout agenda !

Cette planitude n’est pas pour autant une immobilité figée : le ciel n’est pas un musée de statues de cire ! Nous ne sommes pas pétrifiés pour l’éternité. C’est au contraire une communion dynamique, où chacun est pleinement lui-même, mais transfiguré. Nos charismes ne sont pas supprimés — ils sont portés à leur perfection.

La volonté de sainte Thérèse de « passer son ciel à faire le bien sur la terre » – elle évoque aussi « une pluie de roses » – signifie effectivement que les saints intercèdent, aiment, agissent d’une certaine manière pour nous, mais sans fatigue ni contrainte. Pas un job à temps plein… plutôt une surabondance d’amour qui déborde.

Et nos talents concrets ? Une personne manuelle, artiste, scientifique… ne « perd » pas ce qu’elle est, mais ne continue pas non plus comme ici (ouf… pas d’atelier céleste avec devis et délais !). Ce qui demeure : la joie de créer, comprendre, aimer, mais vécue directement en Dieu, source de toute beauté et intelligence. Autrement dit : nous ne ferons pas « des choses » comme maintenant, nous n’aurons plus besoin de passer par des activités pour atteindre les réalités : nous leur serons directement unis à leur source. Un artiste produit pour goûter la beauté ici-bas ; au ciel, il est plongé dans la beauté elle-même, sans médiation. Ça veut dire que l’activité extérieure (fabriquer, produire, organiser…) n’est plus nécessaire, mais l’élan intérieur (aimer, contempler, se réjouir, se donner) est à son maximum. Ou pour le dire encore plus simplement : sur terre, nous passons par des actions pour toucher le vrai, le beau, le bien. Au ciel, nous sommes directement dans le vrai, le beau, le bien — sans détour. Tout est accompli !

Pour conclure : au ciel, pas d’emploi du temps, pas d’ennui, pas de perte de soi, mais une vie intensément personnelle et totalement unifiée en Dieu. Au ciel, nous ne serons pas « au travail »… mais nous n’aurons jamais été aussi vivants et inspirés. Un peu comme le meilleur moment de notre vie – sauf qu’il ne retombe jamais, et sans notification inutile.

Pierre G. (SEDIF)

Lire aussi, sur le même sujet :
=> Où vivrons-nous la vie éternelle : sur notre Terre transfigurée ?
=> Que sera concrètement la vie éternelle ?

 



CLIQUEZ ICI POUR REVENIR À LA FAQ FIDEO CREDO