17 janvier 2021

Sainte Roseline

Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement

Contact

  • Jean-Pierre RIAL (salarié, Chargé de mission)
  • Amandine GRANDJEAN (salariée, Chargée de développement associatif Région LRV)
  • Equipe d'Animation Diocésaine, (bénévoles, GARD)

Adresse
Maison diocésaine
6 rue Salomon Reinach
30000 Nîmes

Téléphone : 0466286582

Mail : ccfd30@ccfd-terresolidaire.org

Site : https://ccfd-terresolidaire.org


Le CCFD Terre solidaire est la première ONG française de développement.

Constitué en association selon la loi de 1901, reconnu d'utilité publique en 1984, le CCFD-Terre Solidaire a reçu en 1993 le label Grande Cause Nationale. Il a le statut de consultant auprès du Conseil économique et social des Nations unies et est, aujourd'hui, la première Ong française de développement. Il est composé de 28 mouvements et services d'Église (MSE). Une structure permanente de 170 salariés, à Paris et en région, est chargée de mettre en oeuvre les missions du CCFD-Terre Solidaire.

Le CCFD-Terre solidaire s'appuie sur son réseau de 15 000 bénévoles répartis dans 99 comités diocésains et 1500 équipes locales.

Le CCFD-Terre solidaire a reçu pour mandat de la Conférence des évêques de France de mobiliser la solidarité des chrétiens, notamment lors de la période de Carême. Cette mobilisation est mise au service de ses deux missions :

- L'appui aux partenaires du Sud et de l'Est
- L'éducation au développement

Pour mieux faire connaître les partenaires du CCFD, chaque année des personnes directement impliquées dans les actions de développement viennent en France pour témoigner de leurs difficultés, de leurs travaux, de leurs espoirs et de leurs besoins. Cela leur permet aussi de percevoir nos propres problèmes.


NOËL 2020 : "une communion de destin"

L’année 2020 s’inscrira bien probablement dans les livres d’histoire mais qu’en sera-t-il retenu ? L’on évoquera les deux millions de morts, le milliard ou plus encore de personnes contaminées, la crise financière, les faillites en cascade d’entreprises… Se souviendra-t-on encore dans cent ans des conséquences psychologiques, de la plongée dans l’angoisse de la faim de millions de nouveaux pauvres s’ajoutant au milliard et demi existant avant cette pandémie ? L’on mentionnera peut-être aussi d’un Noël très particulier.

Alors, parlons-en.

D’abord, et afin de nous consoler de devoir nous retrouver à six convives autour de la table pour ce prochain Noël, permettez-moi ce petit calcul que je puise dans les Évangiles. L’argument est facile, j’en conviens. Le groupe composé de Marie et Joseph, des trois mages et bien sûr de Jésus au centre de toute cette scène et qui deviendra le pain eucharistique, totalise 6 personnages ! Pour ne pas les oublier, se tiennent à distance, par discrétion, quelques bergers et au-dessus du berceau les deux animaux contemplant le fils de Dieu. (Cf Luc 2, 1-21)
Mais je voudrais souligner une autre particularité de ce Noël que nous allons vivre au bout de cette difficile année 2020 : celle conduisant les catholiques bien sûr mais pas seulement, tous ceux qui ont coutume de fêter Noël, à vivre plus encore que les autres années une « communion de destin » suivant l’expression chère à Madeleine Delbrel. Je me souviens de ces petits enfants courant pieds nus sur la terre argileuse du Cameroun et portant leurs chaussures à la main pour qu’elles demeurent propres en entrant dans l’église du village en vue de participer à la messe de minuit. Je me souviens lors d’une tornade à Calcutta en Inde du drame de cette maman et de ses deux petits enfants, tous les trois se serrant autour un piquet d’une tente dont la toile détrempée par la pluie risquait chaque instant d’être arrachée. Je me souviens enfin de ce dernier Noël, celui de 2019 à Béni-Abbès. Nous étions six précisément dans le tout premier ermitage du père de Foucauld au Sahara : un couple d’amis, les trois Petits-Frères de Jésus et moi. Après la messe de Noël, nous avons pris un repas tout simple et vécu un bon moment de fraternité.
Dans beaucoup de lieu dans le monde, mais aussi dans notre propre pays, Noël demeure certes un moment où l’on tente de retrouver l’espoir ; où l’on entrevoit un monde fraternel possible tel que le pape François le dessine dans sa dernière lettre, « Tous Frères » ; où l’on attend du Ciel un coup de main pour apaiser les peurs des lendemains. Et la naissance du sauveur demeure bien celle d’une réponse de Dieu à ces demandes et ces désirs criés au fond des cœurs. Mais le Noël de cette année 2020 invite plus encore à ne pas oublier les plus démunis de tout, les plus solitaires, les plus fragiles que nous. Cette communion de destin, cet élan de fraternité nous conduisant à partager dans notre chair ce que d’autres vivent, n’est-ce pas ce que ce noël particulier peut nous offrir ?


Bertrand Gournay – Aumônier national du CCFD-Terre Solidaire

solidarite

Père Bertrand Gournay, nouvel aumônier du CCFD-Terre Solidaire

Père Bertrand Gournay, nouvel aumônier du CCFD-Terre Solidaire Paris le 19 juin 2020. Le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France a nommé le Père Bertrand Gournay, aumônier national du CCFD-Terre…...

Lire la suite
SEMAINE DE LA FINANCE SOLIDAIRE