Qu’appelle-t-on le « désir théologal » ?
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Désir théologal : personne ne connaissait hormis Céline qui nous a éclairés (foi, espérance et charité ?)
Le mot « théologal » est classique en théologie chrétienne : pour faire simple, c’est ce qui vient de Dieu et va à Dieu. Le « désir théologal » est par conséquent un désir qui a sa source en Dieu, est orienté vers Dieu et est soutenu par la grâce. Il ne relève pas d’une simple aspiration humaine ou psychologique, mais de la vie surnaturelle de l’Église.
Le terme théologal renvoie effectivement directement aux trois vertus théologales, ainsi que Céline vous l’a dit : la foi, l’espérance et la charité. Ce sont des vertus à part ! Elles ont Dieu pour origine, motif et fin (et il les a vécues le premier : il croit en nous, il espère en nous et il nous aime !). En gros, ce sont des dons de Dieu et non des acquisitions humaines à force de travail ou de mérite.
Si l’on en revient au texte du cardinal Journet, le désir théologal de l’Église est un désir éclairé par la foi, qui reconnaît le dessein divin, porté par l’espérance, qui attend l’accomplissement du Royaume, et animé par la charité, qui aime la volonté de Dieu plus que sa propre impatience. Ainsi, lorsque le théologien affirme que ce désir est « fort et abandonné », il signifie qu’il est ardent dans son attente du salut final, mais aussi confiant et soumis aux temps fixés par Dieu. C’est un désir sans agitation ni précipitation, enraciné dans les vertus théologales.
Pierre G. (SEDIF)
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