Où est la limite entre idolâtrie et adoration ?

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Contributeur : Services | Service diocésain de la Formation

Dieu nous libère de l’idolâtrie ; aujourd’hui, comment comprendre l’adoration ? Où est la limite entre idolâtrie et adoration ?

Votre question embrasse l’intégralité des Saintes Écritures, puisque c’est un enjeu fondamental qui parcourt toute la Bible, de la Genèse à l’Apocalypse.

On peut se souvenir de l’épisode du veau d’or dans le livre de l’Exode (Ex 32), des prêtres de Baal, des préceptes du livre des Proverbes ou encore des paroles du Christ dans les évangiles… On pourrait relire la Bible rien qu’avec cette thématique !

Dès le Premier Testament, l’adoration (avodah) est réservée exclusivement au Dieu unique, YHWH. Cela revient presque comme un refrain : Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face (Ex 20,3).

En miroir, l’idolâtrie (avodah zarah, littéralement « culte étranger ») renvoie à toute forme de culte rendu à autre chose que Dieu : statues, images, forces de la nature, êtres humains, anges ou intermédiaires… Même représenter Dieu sous une forme matérielle est interdit, car cela limite ou déforme sa transcendance ; il y a donc un risque d’idolâtrie à voir les hommes préférer une représentation que Dieu même.

Nous retrouvons des distinctions similaires dans le christianisme : l’adoration est due à Dieu seul (Trinité : Père, Fils, Esprit Saint). Dans la mesure où Dieu se rend présent dans l’Eucharistie, nous l’adorons.

A contrario, l’idolâtrie consiste à adorer une créature comme Dieu, c’est-à-dire à mettre quelque chose à la place de Dieu : argent, pouvoir, idéologie, etc. N’en déplaise à ceux qui disent : « On n’adore que Dieu… et le chocolat ! » C’est faux ! En cette période de Noël, mieux vaut le rappeler… par cette forme de conclusion en forme d’humour.

Pierre G. (SEDIF)

 



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