La fonction « confessante » de l’Église renvoie-t-elle au sacrement de confession ?

Partager sur les réseaux sociaux
Share on facebook
Facebook
Share on pinterest
Pinterest
Share on twitter
Twitter
Share on linkedin
Linkedin

formations

Contributeur : Services | Service diocésain de la Formation

Peut-être serait-il bon de donner une rapide définition, par l’étymologie par exemple, du mot « confessante » que l’on trouve dans la partie documents conciliaires. Car on a tendance spontanément à penser au sacrement de la confession.

C’est une excellente idée, merci ! On ne mesure pas toujours les glissements de sens (en l’occurrence, ici, les restrictions de sens) qui faussent la compréhension de certains mots.

Confesser le Christ, terme si cher à saint Paul notamment, a toujours renvoyé à la mission de témoigner publiquement de sa foi, plus encore en temps de persécution. On en a la trace, par exemple, dans la Lettre aux Romains : Si de ta bouche, tu confesses que Jésus est Seigneur, si, dans ton cœur, tu crois que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, alors tu seras sauvé (Rm 10,9). Les écrits du Nouveau Testament parlent également de confesser la vérité de l’Évangile malgré les pressions contraires, ce qui serait synonyme d’affirmer, de proclamer.

En d’autres termes, une Église confessante, c’est une Église qui témoigne, qui affirme publiquement sa foi, qui résiste à tout compromis avec des idéologies, pratiques ou pouvoirs qui contredisent l’Évangile. La fonction confessante, c’est le témoignage courageux et public de la foi. C’est d’ailleurs pourquoi le Credo est nommé : profession de foi ou confession.

La confession, comme sacrement, n’a d’ailleurs de sens que si elle s’inscrit dans cette dynamique : il s’agit de se reconnaître pécheur et de témoigner de la nécessité du salut.

Pierre G. (SEDIF)

 



CLIQUEZ ICI POUR REVENIR À LA FAQ FIDEO CREDO