Carême 2026

Partager sur les réseaux sociaux
Share on facebook
Facebook
Share on pinterest
Pinterest
Share on twitter
Twitter
Share on linkedin
Linkedin

eglise

Contributeur : Paroisses | Ensemble paroissial de Vers-Pont-du-Gard

Message de carême du Saint-Père Léon XIV
Chers frères et sœurs !
Le Carême est le temps où l’Église, avec une sollicitude maternelle, nous invite à remettre le
mystère de Dieu au centre de notre vie, afin que notre foi retrouve son élan et que notre
cœur ne se disperse pas entre les inquiétudes et les distractions quotidiennes.
Tout cheminement de conversion commence lorsque nous nous laissons rejoindre par la
Parole et que nous l’accueillons avec docilité d’esprit. Il existe donc un lien entre le don de
Parole de Dieu, l’espace d’hospitalité que nous lui offrons et la transformation qu’elle
opère. C’est pourquoi le cheminement du Carême devient une occasion propice pour prêter
l’oreille à la voix du Seigneur et renouveler la décision de suivre le Christ, en parcourant
avec Lui le chemin qui monte à Jérusalem où s’accomplit le mystère de sa passion, de sa
la mort et de sa résurrection.
Écouter
Cette année, je voudrais attirer l’attention, en premier lieu, sur l’importance de laisser
place à la Parole à travers l’écoute, car la disposition à écouter est le premier signe par
lequel se manifeste le désir d’entrer en relation avec l’autre.
Dieu Lui-même, se révélant à Moïse depuis le buisson ardent, montre que l’écoute est un
trait distinctif de son être: « J’ai vu la misère de mon peuple qui est en Égypte, et j’ai
entendu ses cris » (Ex 3, 7). L’écoute du cri de l’opprimé est le début d’une histoire de
libération dans laquelle le Seigneur implique également Moïse, en l’envoyant ouvrir une
voie de salut à ses enfants réduits en esclavage. Un Dieu engageant nous rejoint aujourd’hui
aussi avec des pensées qui font vibrer son cœur. Pour cela, l’écoute de la Parole dans la
liturgie nous éduque à une écoute plus authentique de la réalité: parmi les nombreuses
voix qui traversent notre vie personnelle et sociale, les Saintes Écritures nous rendent
capables de reconnaître celle qui s’élève de la souffrance et de l’injustice, afin qu’elle ne
reste pas sans réponse.
Entrer dans cette disposition intérieure de réceptivité c’est se laisser instruire aujourd’hui
par Dieu à écouter comme Lui, jusqu’à reconnaître que << la condition des pauvres est un cri
qui, dans l’histoire de l’humanité, interpelle constamment notre vie, nos sociétés, nos
systèmes politiques et économiques et, enfin et surtout, l’Église ». [1]

Jeûner
Si le Carême est un temps d’écoute, le jeûne constitue une pratique concrète qui dispose à
l’accueil de la Parole de Dieu. L’abstinence de nourriture est, en effet, un exercice ascétique
très ancien et irremplaçable dans le chemin de conversion. Précisément parce qu’il implique
le corps, il rend plus évident ce dont nous avons « faim » et ce que nous considérons comme
essentiel à notre subsistance. II sert donc à discerner et à ordonner les « appétits », à
maintenir vigilant la faim et la soif de justice en les soustrayant à la résignation, en les
éduquant pour qu’ils deviennent prière et responsabilité envers le prochain.
Saint Augustin, avec finesse spirituelle, laisse entrevoir la tension entre le temps présent et
l’accomplissement futur qui traverse cette garde du cœur, lorsqu’il observe que: << Au cours
de la vie terrestre, il appartient aux hommes d’avoir faim et soif de justice, mais en être
rassasiés appartient à l’autre vie. Les anges se rassasient de ce pain, de cette nourriture. Les
hommes, en revanche, en ont faim, ils sont tous tendus vers le désir de celui-ci. Cette
tension dans le désir dilate l’âme, augmente sa capacité ». [2] Le jeûne, compris dans ce
sens, nous permet non seulement de discipliner le désir, de le purifier et de le rendre plus
libre, mais aussi de l’élargir de manière à ce qu’il se tourne vers Dieu et s’oriente à accomplir
le bien. Cependant, pour que le jeûne conserve sa vérité évangélique et échappe à la
tentation d’enorgueillir le cœur, il doit toujours être vécu dans la foi et ?’humilité. Cela exige
de rester enraciné dans la communion avec le Seigneur parce que «< personne ne jeûne
vraiment s’il ne sait pas se nourrir de la Parole de Dieu ». [3] En tant que signe visible de notre
engagement intérieur à nous soustraire, avec le soutien de la grâce, au péché et au mal, le
jeûne doit également inclure d’autres formes de privation visant à nous faire acquérir un
mode de vie plus sobre, car « c’est l’austérité seule qui rend authentique et forte notre vie
chrétienne ». [4]
Je voudrais donc vous inviter à une forme d’abstention très concrète et souvent peu
appréciée, celle des paroles qui heurtent et blessent le prochain. Commençons par désarmer
le langage en renonçant aux mots tranchants, aux jugements hâtifs, à médire de qui est
absent et ne peut se défendre, aux calomnies. Efforçons-nous plutôt d’apprendre à mesurer
nos paroles et à cultiver la gentillesse: au sein de la famille, entre amis, dans les lieux de
travail, sur les réseaux sociaux, dans les débats politiques, dans les moyens de
communication, dans les communautés chrétiennes. Alors, nombre de paroles de haine
laisseront place à des paroles d’espoir et de paix.

Ensemble
Enfin, le Carême met en évidence la dimension communautaire de l’écoute de la Parole et
de la pratique du jeûne. L’Écriture souligne également cet aspect de nombreuses façons.
Par exemple, lorsqu’elle raconte, dans le livre de Néhémie, que le peuple se rassembla pour
écouter la lecture publique du livre de la Loi et, pratiquant le jeûne, se disposa à la confession
de foi et à l’adoration afin de renouveler l’alliance avec Dieu (cf. Ne 9, 1-3).
De même, nos paroisses, les familles, les groupes ecclésiaux et les communautés religieuses
sont appelés à accomplir pendant le Carême un cheminement commun dans lequel l’écoute
de la Parole de Dieu, tout comme celle du cri des pauvres et de la terre, devienne une forme
de vie commune et dans lequel le jeûne soutienne une authentique repentance. Dans cette
perspective, la conversion concerne, outre la conscience de chacun, le style des relations, la
qualité du dialogue, la capacité à se laisser interroger par la réalité et à reconnaître ce qui
oriente véritablement le désir, tant dans nos communautés ecclésiales que dans I’humanité
assoiffée de justice et de réconciliation.
Biens aimés, demandons la grâce d’un Carême qui rende notre oreille plus attentive à Dieu et
aux plus démunis. Demandons la force d’un jeûne qui passe aussi par la langue, afin que
diminuent les paroles qui blessent et que grandisse l’espace pour la voix de l’autre. Et faisons
en sorte que nos communautés deviennent des lieux où le cri de ceux qui souffrent soit
accueilli et où l’écoute engendre des chemins de libération, nous rendant plus prompts et
plus diligents à contribuer à l’édification de la civilisation de l’amour.
Je vous bénis de tout cœur ainsi que votre cheminement de Carême.

Le Pape Léon XIV
Du Vatican, le 5 février 2026, mémoire de sainte Agathe, vierge et martyre.
[1] Exhort. ap. Dilexi te (4 octobre 2025), 9.
[2] Saint Augustin, L’utilité du jeûne, 1, 1.
[3] Benoît XVI, Catéchèse (9 mars 2011).
[4] Saint Paul VI, Catéchèse (8 février 1978).

 

Examen de conscience

Comme un deuxième baptême 

« Le sacrement de la pénitence ou confession est, en effet, comme un « deuxième baptême », qui renvoie toujours au premier pour le consolider et le renouveler. Dans ce sens, le jour de notre baptême est le point de départ d’un très beau chemin, un chemin vers Dieu qui dure toute la vie, un chemin de conversion qui est sans cesse soutenu par le sacrement de la pénitence. Pensez à cela : quand nous allons nous confesser de nos faiblesses, de nos péchés, nous allons demander le pardon de Jésus, mais nous allons aussi renouveler le baptême avec ce pardon. Et cela est beau, c’est comme fêter le jour du baptême dans chaque confession. »

Le pape François lors de l’audience générale du 13 novembre 2013.

 

Avant la confession, nous pouvons :

  • Lire un texte de l’Ecriture, par exemple : Marc 7, 14-21

En ce temps-là, appelant de nouveau la foule, Jésus lui disait : « Ecoutez-moi tous, et comprenez bien. Rien de ce qui est extérieur à l’homme et qui entre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur ». Quand il eut quitté la foule pour rentrer à la maison, ses disciples l’interrogeaient sur cette parabole. Alors il leur dit : « Êtes-vous donc sans intelligence, vous aussi ? Ne comprenez-vous pas que tout ce qui entre dans l’homme, en venant du dehors, ne peut pas le rendre impur, parce que cela n’entre pas dans son cœur, mais dans son ventre pour être éliminé ? ». C’est ainsi que Jésus déclarait purs tous les aliments. Il leur dit encore : « Ce qui sort de l’homme, c’est cela qui le rend impur. Car c’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses : inconduites, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure. Tout cela vient du dedans, et rend l’homme impur. »

L’enseignement de Jésus est clair : l’homme est rendu impur par ce qui sort de sa bouche et de son cœur. C’est pourquoi je t’en prie, Seigneur, mets une garde à la porte de mes lèvres (Ps 140,3), non pour contrôler ce que je mange mais pour mettre un frein à ma langue (Ps 14,3), que je ne dise rien qui nuise à l’innocent (v.5). Que je n’aie pas de propos mensonger, que je ne diffame pas mon frère. Puisque tu as purifié tous les aliments, purifie aussi mon cœur puisque c’est du dedans que sortent les raisonnements mauvais. C’est pour que nous soyons libres que tu nous as libérés (Ga 5,1).

Que je sois le témoin de cette liberté extérieure et de la liberté intérieure d’un cœur purifié, en étant respectueux de tous, même si avec l’apôtre Paul j’affirme: « Le royaume de Dieu ne consiste pas en des questions de nourriture ou de boisson; il est justice, paix et joie dans l’Esprit Saint ». (RM 14,17) 

  • Invoquer l’Esprit Saint :

« Viens, Esprit de Vérité », « Sois dans mon cœur et sur mes lèvres ! », « Donne-moi la lumière pour reconnaître humblement mon péché et le confesser en toute simplicité », « Comble-moi de ta paix et remplis mon cœur de la joie du pardon ».

  • Dire merci à Dieu pour son amour

en s’inspirant du psaume 102 :

01 Bénis le Seigneur, ô mon âme,

bénis son nom très saint, tout mon être !

02 Bénis le Seigneur, ô mon âme,

n’oublie aucun de ses bienfaits !

 

03 Car il pardonne toutes tes offenses

et te guérit de toute maladie ;

04 il réclame ta vie à la tombe

et te couronne d’amour et de tendresse ;

 

06 Le Seigneur fait œuvre de justice,

il défend le droit des opprimés.

07 Il révèle ses desseins à Moïse,

aux enfants d’Israël ses hauts faits.

o8 Le Seigneur est tendresse et pitié,

lent à la colère et plein d’amour ;

10 il n’agit pas envers nous selon nos fautes,

ne nous rend pas selon nos offenses.

  • Reconnaître que nous sommes pécheurs en nous inspirant des textes de la Parole de Dieu et de l’extrait du message de carême du pape Léon XIV :

Ecouter:  Cette année, je voudrais attirer l’attention, en premier lieu, sur l’importance de laisser place à la Parole à travers l’écoute, car la disposition à écouter est le premier signe par lequel se manifeste le désir d’entrer en relation avec l’autre.

Dieu Lui-même, se révélant à Moïse depuis le buisson ardent, montre que l’écoute est un trait distinctif de son être : « J’ai vu la misère de mon peuple qui est en Egypte, et j’ai entendu ses cris » EX 3,7. L’écoute du cri de l’opprimé est le début d’une histoire de libération dans laquelle le Seigneur implique également Moïse, en l’envoyant ouvrir une voie de salut à ses enfants réduits en esclavage.

Je voudrai donc vous inviter à une forme d’abstention très concrète et souvent peu appréciée, celle des paroles qui heurtent et blessent le prochain. Commençons par désarmer le langage en renonçant aux mots tranchants, aux jugements hâtifs, à médire de qui est absent et ne peut se défendre, aux calomnies. Efforçons-nous plutôt d’apprendre à mesurer nos paroles et à cultiver la gentillesse : au sein de la famille, entre amis, dans les lieux de travail, sur les réseaux sociaux, dans les débats politiques, dans les moyens de communication, dans les communautés chrétiennes. Alors, nombre de paroles de haine laisseront place à des paroles d’espoir et de paix.

 Dans la rencontre avec le prêtre :

Je confesse l’amour de Dieu en même temps que mon péché.

  • J’exprime :
    • mon merci à Dieu pour son amour
    • le ou les points de ma vie qui ont besoin d’être purifiés par le Seigneur
  • A l’invitation du prêtre, je prie l’acte de contrition:

« Seigneur Jésus, Tu as ouvert les yeux des aveugles, guéri les malades, absous la pécheresse et après sa faute, tu as confirmé Pierre dans ton Amour ; accueille ma prière : pardonne tous mes péchés, renouvelle-moi dans ton amour, accorde-moi de vivre parfaitement dans l’unité avec mes frères, pour que je puisse annoncer aux hommes ton salut.».

  • Le prêtre me donne le pardon de Dieu

Après, je peux rendre grâce :

Vraiment, il est juste et bon
de te rendre grâce, Dieu très saint,
car tu ne cesses de nous appeler à une vie plus belle:
Toi, Dieu de tendresse et de pitié,
sans te lasser tu offres ton pardon
et tu invites l’homme pécheur
à s’en remettre à ta seule bonté.

Bien loin de te résigner à nos ruptures d’Alliance,
tu as noué entre l’humanité et toi,
par ton Fils, Jésus, notre Seigneur,
un lien nouveau,
si fort que rien ne pourra le défaire.

Et maintenant que ton peuple
connaît un temps de grâce et de réconciliation,
tu lui donnes dans le Christ
de reprendre souffle en se tournant vers toi,
et d’être au service de tout homme
en se livrant davantage à l’Esprit Saint.

Pleins d’admiration et de reconnaissance,
nous voulons joindre nos voix
aux voix innombrables du ciel,
pour clamer la puissance de ton amour
et la joie de ton salut dans le Christ : Notre Père…

Temps fort de Carême: