REFLEXION : « Toi, suis moi » Jean 21, 22

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J’apprends qu’une personne bien connue arrête son métier et entre dans une communauté religieuse !

Me voilà surpris , étonné et même… dérouté !

Mais enfin, ça tient la route : vivre dans une communauté au milieu des gens ou dans un monastère, ça n’existe pratiquement plus. D’ailleurs, on ne trouve plus ce genre de vie dans le monde rural. Et dans les villes, il s’effrite.

Que faut-il en penser ?

Bien sûr, les fondateurs et fondatrices ont joué un grand rôle dans l’histoire de l’Eglise (on pense à Bernard, François, Ignace, Thérèse, Marguerite, Catherine,… et notre diocèse en a bien profité).

Mais le monde change à toute vitesse et les chrétiens que nous sommes ont du mal à comprendre.

Faut-il laisser courir ?

Faut-il revenir à l’ancien temps ?

Faut-il inventer une autre manière de vivre ?

Et si nous prenions le temps de repérer les « points d’appui » d’une vie chrétienne ?

Baptisés, nous portons le nom de « Christ ».

Le message de Jésus, le Christ, enraciné dans le terreau du peuple juif, a ouvert un chemin : « Je suis le chemin » Jn 14, 6. Et les chrétiens que nous sommes n’en finissent pas de le parcourir.

Chemins parcourus de différentes façons : au cœur de la vie quotidienne, en choisissant de vivre dans une vie communautaire, en donnant la priorité au service des autres.

Les communautés de religieux et religieuses ont « inventé », à travers l’histoire, des manières de vivre l’Evangile (c’est ainsi que, à l’époque romaine, les chrétiens ont construit pour les gens malades ces maisons appelées « hôpital »).

Célébrer, soigner, enseigner, voilà les « points d’appui » des disciples du Christ à travers l’histoire.

Et vivre cela en communauté, n’est-ce pas les messages de la « vie religieuse » ?

La vie des communautés religieuses a été un stimulant pour le peuple où elles vivaient. Leurs manières de vivre l’Evangile sont restées très diverses : en particulier l’enseignement et la médecine qui sont devenus, petit à petit, une responsabilité sociale et politique.

Il se trouve qu’en une génération la structure et la tonalité de l’Eglise a basculé… Et les chrétiens se retrouvent déconcertés, désarçonnés. Les communautés religieuses s’amenuisent, s’effritent.

Faut-il se lamenter ?

Faut-il mettre la clé sous la porte ?

Bien sûr, depuis quelques années, ont surgi quelques communautés nouvelles. Enthousiasme, dynamisme, présences particulières au cœur de la société, tonalité venue du monde anglo-saxon, chemins nouveaux, vocabulaire parfois surprenant dans le monde catholique, fraternités laïques…

Tout ce vécu de l’Eglise venait rappeler que « Dans la maison du Père, il y a beaucoup de demeures » (Jn 14, 22).

Ce bouillonnement dans la vie de l’Eglise est retombé doucement.

Il n’empêche : depuis longtemps ou depuis peu, des petits groupes, liés à telle ou telle famille religieuse prennent le temps de grandir, discrètement, dans le silence, en tâtonnant, dans l’atmosphère de la vie religieuse.

Bien des personnes se nourrissent de la parole du Christ : « Ce qui glorifie mon Père, c’est que vous produisiez du fruit en abondance (…) et que vous soyez pour moi des disciples »

P. Pierre Gauzy
Délégué épiscopal à la Vie consacrée

Le Père Pierre Gauzy

La vie consacrée et les familles religieuses dans le diocèse de Nîmes