PODCAST – Aimé Pallière, l’improbable itinéraire d’un chrétien dans le judaïsme

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Contributeur : Services | Service diocésain de la Formation

Quel destin incroyable, déroutant et unique que celui d’Aimé Pallière, ce catholique moderniste et dreyfusard qui a refondé le judaïsme en France sans jamais se convertir ! Il incarne à lui seul une part importante des relations judéo-chrétiennes en France et en Europe pendant un siècle : 1850-1950. Catherine Poujol nous fait revivre cet itinéraire hors du commun, avec la saveur qui lui est propre.

La conférence, organisée par FORMATIO – SEDIF de Nîmes, a été enregistrée à la Maison diocésaine de Nîmes, le jeudi 4 décembre dernier (commencer l’écoute à 2’15).

Remerciements à Gérard Zambon, de Radio Ecclesia, pour l’enregistrement de cette conférence.

 

Présentation – La vie d’Aimé Pallière permet de peindre la fresque des relations judéo-chrétiennes en France et en Europe pendant un siècle : 1850-1950. Catholique moderniste et dreyfusard, il œuvre dans le judaïsme sans jamais se convertir. Il est convaincu que le « noachisme », selon l’enseignement du rabbin kabbaliste italien Elie Benamozegh, est la religion de l’avenir : les Juifs en seront les prêtres et les laïcs des autres monothéismes, les fidèles. Pour ce faire, il se donne comme mission de faire redécouvrir leur religion aux israélites français afin de reconstituer le peuple hébreu. Il réforme le judaïsme en participant à la création de l’Union libérale israélite et devient même prédicateur à la synagogue de la rue Copernic, à Paris. Le sionisme faisant, selon lui, partie du « judaïsme intégral », il tente de rendre sionistes les jeunes Juifs de France et du monde entier en dirigeant, de 1926 à 1935, l’Union universelle de la jeunesse juive (UUJJ). Le peuple hébreu reconstitué, il faut acheter sa terre et dans ce but, il dirige le Fonds national juif (KKL) de 1926 à 1940. Cette action s’accompagne d’un tissus de relations avec les rabbins et les religieux catholiques et protestants, Pallière servant de pont entre ces confessions en Europe comme aux États-Unis.