Quand on voit l’ouverture de Pierre, comment un pape peut-il rejeter les communautés traditionalistes ?
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À la lumière du Concile de Jérusalem où Pierre fait preuve d’une grande ouverture d’esprit, comment à l’heure actuelle un pape peut-il rejeter les demandes de certaines communautés traditionalistes qui souhaitent utiliser d’autres « rites » que ceux préconisés par le dernier concile ?
Votre question sur la liturgie, en lien avec les Actes, est d’une grande pertinence… mais le sujet est passionnel aujourd’hui, surtout en France, mêlant des enjeux de différentes natures, aussi bien religieuses que politiques.
Jean-Paul II et Benoît XVI avaient travaillé en faveur d’une paix liturgique, accueillant largement les différentes sensibilités ; Benoît XVI avait par exemple parlé des « deux formes du rite romain » destinés à « s’enrichir mutuellement ». Il est certain que le pape François a eu une approche quelque peu différente, en rupture avec ses prédécesseurs. Et c’est pourquoi il y a beaucoup de catholiques qui ont été blessés et l’ont abondamment critiqué, voire détesté… au risque de ne plus voir, hélas, tout ce qu’il a fait de bien pour l’Église. Il y a ainsi des blessures à vif… Puisse l’Esprit de paix guider le pape Léon XIV pour que tous ces débats redeviennent un peu sereins et fraternels.
Il me semble quant à moi que la diversité des demeures dans la Maison du Père est toujours féconde, pourvu évidemment que cela ne crée pas une maison à part.
En complément possible, je vous invite à lire la réponse faite à cette question d’un cénacle : N’est-ce pas une erreur de pratiquer le dimanche sans construire la dimension fraternelle dans l’Église ?
Pierre G. (SEDIF)
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