Comment réagir quand un prêtre n’obéit pas à son évêque ?
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Obéissance des prêtres au père évêque ! Comment réagir quand cela n’est pas le cas…
Question épineuse… qui nécessite un rappel sur ce qu’est l’obéissance pour un chrétien. Dans l’Église, l’obéissance n’est jamais une soumission aveugle ou servile, mais une relation spirituelle et ecclésiale liée à la mission reçue dans l’Église. C’est d’ailleurs valable pour chacune et chacun de nous aussi ! Cela suppose un discernement, car il peut y avoir des abus dans les deux sens. D’où l’importance d’être accompagné spirituellement…
Pour en revenir au prêtre diocésain, son ministère participe du ministère de son évêque : il agit en communion avec lui pour servir le peuple de Dieu. Le concile Vatican II, notamment dans Lumen Gentium et le décret “Presbyterorum Ordinis” (cf. Numéros 7 et 15), présente cette obéissance comme une communion ordonnée à la mission de l’Église plutôt qu’un simple rapport administratif ou militaire.
Concrètement, cela implique d’accepter les missions confiées (paroisse, service pastoral, etc.), de respecter la discipline et l’enseignement de l’Église et de collaborer loyalement à l’unité du diocèse. Cette obéissance est comprise comme une participation à l’obéissance du Christ au Père, vécue dans la charité et le service.
Elle a toutefois des limites absolues : l’évêque ne peut pas demander quelque chose de contraire à la foi, à la morale ou à la conscience droite. Il existe d’autres limites, non plus absolues mais contingentes : un prêtre peut refuser une nomination pour diverses raisons (santé, etc.). Tout cela est à discerner et à vivre dans la charité, cela va de soi !
J’en viens à l’autre partie de votre question : comment réagir ? La réponse n’est pas simple, car cela dépend du type de « désobéissance » que vous constatez ; par ailleurs, l’Église institutionnelle n’a pas d’instance dédiée à ce type de problématiques. Je vous avoue être incompétent en la matière et ne pas connaître de voies simples, à part en parler directement au prêtre lui-même, ou écrire à l’évêque en cas de fait grave. Mais en toutes choses, que notre attitude soit dictée par un esprit de vérité et de charité !
Pierre G. (SEDIF)
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