« CORONA-SPI #1 » Liens spirituels sans frontière

Partager sur les réseaux sociaux
Share on Facebook
Facebook
Pin on Pinterest
Pinterest
Tweet about this on Twitter
Twitter
Share on LinkedIn
Linkedin

paroisse

Contributeur : Paroisses | Ensemble paroissial de Nîmes Centre

Chers paroissiens du Centre Ville de Nîmes,
Puisque nous sommes appelés à ”rester chez-nous”,
voici un message d’accompagnement de notre vie
spirituelle en ”carême” de relations paroissiales.

Je vous invite à vivre un temps de prière ou un petit temps de recueillement tous ensemble, chacun dans ”sa chambre”, à certaines heures chaque jour : 9h, 12h, 15, 18h. Ce pourrait-être une manière fraternelle de prolonger ”à distance” nos liens de fraternité spirituelle, dont vit notre Ensemble paroissial. Notre évêque nous le dit à la suite de St Paul, « nous sommes tous membres les uns des autres » (Rm 12,5). Que cette situation de crise et ce temps d’épreuve nous permettent de grandir dans la fraternité qui nous lie les uns aux autres par le Christ, le Fils « aîné d’une multitude de frères » (Rm 8,29).

Gardons dans notre prière les personnes âgées, isolées, fragiles que nous connaissons et que nous ne pouvons plus visiter.

Prions pour les enfants et les jeunes qui ne peuvent plus participer à leurs groupes de vie chrétienne (catéchisme, aumôneries, groupes scouts…)

Présentons au Seigneur les enfants, jeunes et adultes qui se préparent à vivre un sacrement marquant de leur vie humaine et chrétienne : le baptême, la communion, le mariage, la confirmation. Ils ne peuvent pas, pour l’instant vivre les étapes de préparation prévues. Parfois il leur faut modifier la date retenue à l’avance pour célébrer cette fête en famille et avec leurs proches.

Nous pouvons suivre sur le site du Vatican la messe quotidienne du Saint Père. Nous pouvons aussi vivre avec les Sanctuaires de Notre-Dame de Lourdes le chapelet à 15h et la Neuvaine qui commence aujourd’hui vers la grande fête de l’Annonciation.

Sachez enfin que chaque jour, vous êtes dans la prière des prêtres qui célèbrent la messe personnellement à vos intentions. Toutes les messes qui ont été demandées et inscrites dans les agendas des églises seront célébrées aux jours prévus. Vous pouvez compter sur nous pour intercéder devant le Seigneur pour vos familles, vos personnes, vos intentions.

Nous pourrions profiter de ce temps spécial qui libère du temps dans notre journée pour lire le livre de l’Exode dans la Bible, le deuxième de l’Ancien Testament. Nous y méditerons la vie d’esclavage en Egypte pour le Peuple d’Israël, l’envoi de Moïse, le Libérateur, pour vivre l’exode, la sortie d’Egypte et la traversée du désert vers la Terre Promise. Un accompagnement extraordinaire de nitre situation actuelle.

A vous, chers paroissiens, bonne fin de journée
et à demain,

P. Luc Mellet,
votre curé : 04 66 67 49 52

Voici une belle méditation sur le carême…

HOMELIE DE SAINT PIERRE CHRYSOLOGUE,
conseiller du pape Leon i°, il devient évêque de Ravenne et meurt en 451.

Prière, jeûne, partage.

Il y a trois actes, mes frères, trois actes en lesquels la foi se tient, la piété consiste, la vertu se maintient : la prière, le jeûne, la miséricorde. La prière frappe à la porte, le jeûne obtient, la miséricorde reçoit. Prière, miséricorde, jeûne, les trois ne font qu’un et se donnent mutuellement la vie.

En effet, le jeûne est l’âme de la prière, la miséricorde est la vie du jeûne. Que personne ne les divise : les trois ne peuvent se séparer. Celui qui en pratique seulement un ou deux, celui-là n’a rien. Donc, celui qui prie doit jeûner ; celui qui jeûne doit avoir pitié ; qu’il écoute l’homme qui demande, et qui en demandant souhaite être écouté ; il se fait entendre de Dieu, celui qui ne refuse pas d’entendre lorsqu’on le supplie.

Celui qui pratique le jeûne doit comprendre le jeûne : il doit sympathiser avec l’homme qui a faim, s’il veut que Dieu sympathise avec sa propre faim ; il doit faire miséricorde, celui qui espère obtenir miséricorde ; celui qui veut bénéficier de la bonté doit la pratiquer ; celui qui veut qu’on lui donne doit donner. C’est être un solliciteur insolent, que demander pour soi-même ce qu’on refuse à autrui.

Sois la norme de la miséricorde à ton égard: si tu veux qu’on te fasse miséricorde de telle façon, selon telle mesure, avec telle promptitude, fais toi-même miséricorde aux autres, avec la même promptitude, la même mesure, la même façon.

Donc la prière, la miséricorde, le jeûne doivent former un patronage pour nous recommander à Dieu, doivent former un seul plaidoyer en notre faveur, une seule prière en notre faveur sous cette triple forme. ~

Ce que nous avons perdu par le mépris, nous devons le conquérir par le jeûne ; immolons nos vies par le jeûne parce qu’il n’est rien que nous puissions offrir à Dieu de plus important, comme le prouve le Prophète lorsqu’il dit : LE SACRIFICE QUI PLAÎT À DIEU, C’EST UN ESPRIT BRISÉ ; LE CŒUR QUI EST BROYÉ ET ABAISSÉ, DIEU NE LE MÉPRISE PAS.

Offre à Dieu ta vie, offre l’oblation du jeûne pour qu’il y ait là une offrande pure, un sacrifice saint, une victime vivante qui insiste en ta faveur et qui soit donnée à Dieu. Celui qui ne lui donnera pas cela n’aura pas d’excuse, parce qu’on a toujours soi-même à offrir.

Mais pour que ces dons soient agréés, il faut que vienne ensuite la miséricorde. Le jeûne ne porte pas de fruit s’il n’est pas arrosé par la miséricorde ; le jeûne se dessèche par la sécheresse de la miséricorde ; ce que la pluie est pour la terre, la miséricorde l’est pour le jeûne. Celui qui jeûne peut bien cultiver son cœur, purifier sa chair, arracher les vices, semer les vertus : s’il n’y verse pas les flots de la miséricorde, il ne recueille pas de fruit.

Toi qui jeûnes, ton champ jeûne aussi, s’il est privé de miséricorde ; toi qui jeûnes, ce que tu répands par ta miséricorde rejaillira dans ta grange. Pour ne pas gaspiller par ton avarice, recueille par tes largesses. En donnant au pauvre, donne à toi-même ; car ce que tu n’abandonnes pas à autrui, tu ne l’auras pas.