Comment envisager la rédemption d’hommes ignorant l’œuvre de Dieu ?
formations
Comment peut-on envisager la rédemption d’hommes ignorant l’œuvre de DIEU par la liturgie et méconnaissant l’intervention de DIEU par les grâces et les sacrements ? Pouvons-nous nous consoler avec la phrase écrite par S. Jean : « La volonté de Celui qui M’a envoyé, c’est que Je ne perde aucun de ceux qu’Il M’a donnés » ?
Je sens que le salut des « incroyants » (ou assimilés) va être au cœur de bien des questions cette année, et cela se comprend parfaitement… Sur la question du baptême par exemple (rencontre 3), nous avons anticipé la difficulté en proposant quelques questions déjà posées les années précédentes. Je vous renvoie à la nouvelle foire à questions, que nous venons de mettre en ligne : FAQ FIDEO Sacrements.
Mais venons-en à votre question… Attention, à aucun moment l’Église ne dit pas que seuls ceux qui connaissent la liturgie et les sacrements peuvent être sauvés. Dieu veut sauver tous les hommes, y compris ceux qui, sans faute de leur part, ne connaissent pas le Christ ou son Église. Le salut vient toujours du Christ, mais sa grâce peut rejoindre quelqu’un de manière mystérieuse. Saint Paul écrit : Ceux qui n’ont pas la Loi […] montrent que l’œuvre de la Loi est inscrite dans leur cœur (Rm 2,14-15). Par exemple, une personne qui ne connaît pas Jésus mais qui, avec sincérité, choisit le bien, aide son prochain et cherche la vérité n’est pas « hors réseau » pour Dieu !
La liturgie et les sacrements sont pourtant des moyens privilégiés et visibles par lesquels Dieu nous donne sa grâce : ils ne limitent pas l’action de Dieu, ils nous la rendent concrète et accessible. En gros, la liturgie et les sacrements sont les signes sensibles d’une réalité invisible : ils ne sont pas la réalité elle-même, mais les signes sensibles, visibles, concrets, prégnants de cette réalité. Cela vous paraît-il plus clair ?
Peut-être qu’un exemple peut aider… La Bible en regorge. Prenons le bon Samaritain (Lc 10,25-37), image du Christ lui-même : Jésus ne nous dit pas si cet homme connaît parfaitement la théologie et tous les rites d’Israël (c’est plutôt le fait du prêtre et du lévite qui passent à côté du corps sans s’arrêter) ; il regarde sa charité concrète, et invite le docteur de la loi qui l’interroge à faire de même. Voilà l’œuvre du salut en acte dans le cœur de chacune et de chacun. Et nous pouvons effectivement nous appuyer avec confiance sur la promesse divine que vous citez : Je ne perdrai rien de tout ce qu’il m’a donné (Jn 6,39). En d’autres termes, nous ne connaissons pas les chemins de Dieu, mais nous savons qu’il ne perd jamais le nord quand il s’agit de nous mener à Lui.
Pierre G. (SEDIF)
CLIQUEZ ICI POUR REVENIR À LA FAQ FIDEO CREDO










