Les conditions extrêmes vécues par l’humanité lui permettent-elles d’en revenir au lien social ?

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Contributeur : Services | Service diocésain de la Formation

Est-ce que les conditions de vie extrêmes vécues par l’humanité permettraient à l’homme de comprendre où est la vraie force qu’est le lien social ?

Je ne suis pas certain de comprendre votre question, ou plutôt ce qui motive cette question… Je l’interprète de la manière suivante, en l’exagérant un peu : peut-il surgir un bien du chaos ?

Si c’est bien là votre interrogation, je répondrai par l’affirmative : les conditions de vie extrêmes révèlent souvent ce qui est essentiel. Lorsque tout ce qui paraît solide s’effondre — confort, sécurité, richesse — l’être humain redécouvre sa fragilité et son besoin des autres. La Bible montre que l’homme n’est pas fait pour être seul (Gn 2,18). L’épreuve peut ainsi devenir un lieu de vérité, où le lien social apparaît non comme un simple avantage pratique, mais comme une nécessité inscrite dans la création.

Plus encore, dans la souffrance, la solidarité, le partage et la compassion prennent une profondeur nouvelle. Le Christ lui-même a vécu l’extrême — pauvreté, rejet, croix — et il a fondé une communauté, l’Église, appelée à être corps uni dans l’amour. Saint Paul rappelle : Si un membre souffre, tous souffrent avec lui (1 Co 12,26). Ainsi, pour le chrétien, les situations extrêmes ne sont pas recherchées, mais elles peuvent purifier le regard. Elles dévoilent que la vraie force ne réside pas dans la domination ou l’autosuffisance, mais dans l’amour vécu en communion, reflet de la Trinité elle-même, qui est relation et don.

Pierre G. (SEDIF)

 



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