Le doute méthodique condamne-t-il la foi du charbonnier ?

Partager sur les réseaux sociaux
Share on facebook
Facebook
Share on pinterest
Pinterest
Share on twitter
Twitter
Share on linkedin
Linkedin

formations

Contributeur : Services | Service diocésain de la Formation

Le doute méthodique a interpellé le groupe, doute qui n’est plus péjoratif, nécessité du doute qui permet de se rapprocher de Dieu dans l’humilité… Est-ce que l’importance du doute condamne la foi du charbonnier ?

La foi du charbonnier a deux versants : d’une part, elle peut désigner une confiance pure et sincère, ce qui est éminemment conforme à la parole du Christ de venir à lui comme un enfant (de Dieu) ; d’autre part, elle peut pointer un manque d’esprit critique, voire une crédulité excessive.

L’enjeu est donc, pour chacune et chacun, de discerner en lui-même ce que cette « foi du charbonnier » ce qu’elle a de bon, de beau, de vrai, de bien, et ce qu’elle a encore à purifier, à émonder, à faire croître. Sans quoi, le risque est de se mettre à croire en tout et n’importe quoi, dès lors qu’il y a un signe, une émotion, etc. S’interroger sur le sens des événements et de notre vie n’est-il pas ce qui nous distingue (aussi) de l’animal ? En cela, le doute méthodique est fécond : il permet de se replacer continuellement à la lumière des Écritures et de la Tradition de l’Église, qui toutes deux proviennent de l’unique source qui est le Verbe de Dieu fait homme.

La foi du charbonnier est finalement comme celle des savants : elle est un chemin vers l’Amour de Dieu, et non une pierre statique déposée au bord de la route. Il suffit de lire les évangiles pour s’en convaincre : le Christ invite chacune et chacun à la conversion intérieure, aussi bien les petits (la femme adultère, la Samaritaine, la Syro-phénicienne…) que les puissants (Nicodème, Zachée, le centurion…).

Pierre G. (SEDIF)

 



CLIQUEZ ICI POUR REVENIR À LA FAQ FIDEO CREDO