Comment fêter Noël en temps de pandémie
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Alors que la baisse des contaminations marque le pas depuis plusieurs jours, le gouvernement a annoncé, jeudi 10 décembre, des conditions plus strictes que prévu pour la nouvelle étape du déconfinement, le 15 décembre. La réouverture des lieux de culture est reportée, et sera réexaminée le 7 janvier. Pour les fêtes de fin d’année, seul Noël échappera au couvre-feu.
En revanche, les repas de plus de six adultes hors enfants sont toujours à bannir. Ces règles visent à limiter les risques de foyers d’épidémie familiaux, qui entraîneraient une troisième vague et une nouvelle saturation des services de réanimation.
Le bon sens sanitaire et la responsabilité personnelle sont donc recommandés. Pour ceux et celles pour qui Noël est la fête familiale par excellence, et le rendez-vous de toutes les générations, la déception est grande.
1 Français sur 10 sera seul
Au moment où le manque de liens sociaux se fait plus palpable, où le besoin de se sentir entouré et aimé devient urgent pour la santé morale de tous, comment éviter que les personnes seules qui souffrent le plus du confinement ne soient pas de nouveau les victimes collatérales de ces mesures ? De nombreuses associations caritatives imaginent des initiatives pour pallier les traditionnels réveillons solidaires, via la livraison d’un cadeau aux plus isolés, ou d’un signe d’amitié que les bénévoles leur adresseront le jour J.
L’étude Ifop réalisée en novembre pour Odéro, annonce que 1 Français sur 10 sera seul pour les fêtes, soit un nombre deux fois plus élevé qu’en 2019. Qui seront-ils ? Des étudiants étrangers en France qui ne pourront repartir chez eux pour quelques-uns, des personnes âgées mais aussi des familles monoparentales, et très certainement de nombreuses personnes bien portantes traumatisées par la mort de proches, victimes du virus, ou qui redoutent un nouveau rebond de l’épidémie.
Ramenés à l’essentiel
Un Noël inédit se profile, où, à partir de ces contraintes, naîtront sûrement aussi pour chacun des manières de renouer avec l’esprit originel et fraternel de cette fête, en ouvrant sa porte autrement. À chacun la question est posée : qu’est-ce qui m’est essentiel et que j’aimerais vivre cette année ? Malgré les absences et les peurs légitimes, qu’est-ce que je privilégie pour que la joie de Noël soit présente ?
Avec La Vie 09/12/2020










