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eglise

Contributeur : Paroisses | Ensemble paroissial de Vers-Pont-du-Gard

29ème dimanche du Temps Ordinaire.

« Rendez à César ce qui est à César » Mt 22, 21 .

Dans la 1ère lecture, le prophète Isaïe parle du roi Cyrus; dans l’Evangile, Jésus est interrogé sur la légitimité de l’impôt exigé par César. (Encore ne s’agit-il pas du César historique, assassiné en 44 avant notre ère, mais de son successeur Tibère 14-37 de notre ère). Le rapprochement opéré par la liturgie entre ces deux personnages historique est suggestif. Car les deux textes qui nous sont proposés sont sur le même ton: Jésus comme Isaïe remettent le souverain à sa place, pourrait-on dire. On connait les conquêtes éclairs de Cyrus (au 6ème siècle avant J.C.) qui n’a fait qu’une bouchée de la grande Babylone. On connait aussi la grandeur de l’Empire romain. Des deux côtés, raisonnent les discours conquérants, le même fracas des armes.

Toute autre est la parole de Dieu. Le prophète Elie, déjà, avait fait cette découverte inattendue: alors qu’il s’imaginait, comme Moïse, rencontrer Dieu dans de grandes manifestations de puissance (orage, tremblement de terre ou feu dévorant) il avait dû se rendre à l’évidence. Dieu n’était pas là où il l’attendait, mais dans le souffle ténu de la brise légère (cf. 1R19, 11-13). Car depuis Moïse, la pédagogie de Dieu avait fait son chemin parmi les croyants, mais pas encore parmi les grands de ce monde, malheureusement; et Cyrus, comme César, comme tant d’autres depuis, dans l’histoire des hommes, ne rêvent encore que de pouvoir et de domination.

Un jour viendra où ils entendront la phrase de Jésus:  » Le plus grand parmi vous sera votre serviteur » (Mt 23, 11).

Marie-Noëlle THABUT.